Le rêve n'était qu'un mensonge: à l'ONU, Obama s'est couché devant Israël

Publié le par Milton Dassier

Rappelez-vous, juste après son élection, Obama se rendait au Caire et y prononçait un discours qui, selon beaucoup d'observateurs, annonçait un virage de la politique étatsunienne vis à vis du conflit israélo-palestinien. Le président américain y avait dit ceci:

 

Pendant des dizaines années, il y a eu une impasse : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun avec son histoire douloureuse qui fait fuir tout compromis. Il est facile de pointer du doigt les responsabilités - pour les Palestiniens, pointer les migrations provoquées par la fondation d’Israël, pour les Israéliens de pointer la constante hostilité et les attaques qu’ils ont subies dans leur histoire, depuis l’intérieur de leurs frontières aussi bien que du dehors. Mais si nous ne considérons ce conflit que d’un côté, noue ne verrons pas la vérité : la seule solution pour répondre aux aspirations des deux côtés passe par deux Etats, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun en paix et en sécurité. Il y va de l’intérêt d’Israël, de la Palestine, de l’Amérique et du monde. C’est pourquoi j’ai l’intention de rechercher personnellement cette solution, avec toute la patience que la tâche requiert. Les obligations que les parties ont contractées dans le cadre de la feuille de route sont claires. Pour que la paix advienne, il est temps pour elles - et pour nous tous - de prendre nos responsabilités.

 

 

Puis ceci:

 

Les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation de la colonisation. Ces constructions violent les accords précédents et sapent les efforts consentis pour parvenir à la paix. Il est temps que ces colonies cessent.

Israël doit aussi respecter ses engagements et assurer aux Palestiniens la possibilité de vivre, travailler et développer leur société. Et, tout comme elle dévaste les familles palestiniennes, la crise humanitaire qui continue à Gaza ne sert pas la sécurité d’Israël, pas plus que l’absence continue de perspectives en Cisjordanie. Le progrès de la vie quotidienne des Palestiniens doit faire partie du chemin vers la paix ; et Israël doit prendre des mesures concrètes pour permettre ce progrès.

 

Hier, à l'ONU, une résolution a été proposé au conseil de sécurité pour condamner la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jerusalem.

 

Tous les membres du conseil de sécurité l'ont adopté, même la France. Tous sauf les Etats-Unis qui ont opposé leur veto...

 

Bizarrement, les Etats-Unis se sont justifiés avec une déclaration qui sonne comme des excuses: "Notre opposition à la résolution ne doit pas être prise pour un soutien, à la colonisation israélienne. Au contraire, nous rejetons avec virulence la légitimité d'une poursuite de la colonisation." L'ambassadrice des Etats-Unis, Susan Rice, a ajouté que si cette résolution avait été adoptée, elle aurait encouragé les deux parties à rester en dehors de négociations.

 

 

On marche sur la tête! Les Etats-Unis veulent tout et son contraire: la paix mais au bénéfice d'Israël. Pour eux, Israël doit pouvoir garder la main mise sur le futur état palestinien, un futur état voulu comme morcelé, soumis et dépendant. La souveraineté mais sans les moyens de celle-ci. Cela démontre que les craintes de voir l'état juif disparaître sont fondées pour les Etats-Unis alors, pour eux, Israël doit être le fort possible. Sans doute, voit-il dans un état palestinien, un regroupement de quelques cantons, dont la population fera la navette entre la "Palestine" et les pays arabes voisins, avec l'espoir qu'ils y restent un jour. Cela empêcherait à la Palestine de voir sa population augmenter et de se trouver encore plus à l'étroit.

 

Israël a les mêmes objectifs mais sans passer par la case "état palestinien", tant ils ont envie de grignoter encore plus de territoires, tant ils ont peur que la Palestine ait les droits d'un état qui pourrait contester sur le plan juridique, certains pans de la légitimité d'un Israël dominateur et macrophage.

 

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Somud 20/02/2011 06:13


L’aviez-vous mémorisée ainsi la fondamentale recommandation 181 ?

« Le 29 novembre 1947, ne respectant pas leur Charte, sous l’influence conjuguée aux objectifs contradictoires de Truman, Staline, celle aussi de « la France » et, évidemment sous l’influence des
sionistes de droite et de gauche de la planète (pas seulement futurs Israéliens) partisans d’un état exclusivement habité par des Juifs ou se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle,
trente trois pays membres de l’assemblée générale de l’ONU sur cinquante-sept (alors que d’autres auraient dû légitimement en faire partie) votèrent officiellement « Oui » pour la recommandation
(seulement et pas la prescription contraignante), d’un plan de partage de la Palestine (sans consultation par referendum des autochtones). Une partition en trois territoires (et, en fait
géographiquement, huit unités territoriales), dont celui à statut international des Lieux saints, clause absolument essentielle pour l’obtention de plusieurs votes, et clause que les sionistes
n’avaient pas plus l’intention de respecter que les trois autres, un état juif, une état dit arabe et une union économique. Sachant que la majorité requise pour valider les votes de l’assemblée
générale de l’ONU était des deux tiers (mais paradoxalement) des seuls votants « Oui » ou « Non », et que trois voix indispensables furent extorquées par chantage, alors que celles de quatre pays
étaient, de fait, mues par le grand frère soviétique, et également qu’au moins trois autres voix de l’Amérique centrale (Costa-Rica et Guatemala)ou du Sud (Uruguay) furent achetées comme en
attestent des archives de l’anomalie étatique sioniste. Soit donc, en réalité, moins de 24 « Oui »libres sur 56 possibles.»

Evidemment ça n’est pas très court, ni succinct, par rapport à l’ultra-désinformant : « Novembre 1947 : l’ONU décide le partage de la Palestine en un état juif et un état arabe » ! Mais plus de
brièveté entraîne automatiquement une conceptualisation erronée aux graves dépens des Palestiniens patriotes, parce que les sionistes invoquent constamment hypocritement leur légitimité sur la base
de ce vote faussé que la Charte de l’ONU ne lui permettait pas de présenter comme l’a démontré le juriste palestinien également anglophone et francophone et porte-parole de la délégation arabe
Henry Cattan.

Que répond clairement X ou Y à la question claire suivante, puisqu'il n'y a pas trente six étalons de mesure de la sincérité d'un pro-patriotes palestiniens :
"Oui ou non êtes-vous, ne serait-ce qu'au nom de l'éthique la plus élémentaire, pour la disparition non violente le plus vite possible de l'entité juive appelée (à l’avant-dernière minute, soit le
12 mai 1948 au soir) Israël , sans nationalité unique, sans constitution, sans frontières, sans .., sans .. et encore sans ... et pour un état palestinien non confessionnel souverain et
"démocratique" de la Méditerranée au Jourdain pour le moins, incluant "évidemment", entre autres, des ex-Israéliens de plus ou moins vieille et prouvée ascendance juive avec exactement les mêmes
droits que les Palestiniens d'ascendance arabe ?"