Alerte générale: il y a 12 millions de français issus de l'immigration

Publié le par Milton Dassier

12 millions de français d'origine immigrée! Le chiffre est tombé sur tous les télescripteurs des rédactions après la publication d'une étude de l'INSEE. 12 millions, ça représente environ 18% de la population totale.

Le "pays réel" est donc bien différent de ce que l'on semble nous répéter à longueur de débats politiques et sociologiques sur les plateaux des chaînes de télé. Vous imaginez la tête de Marine Le Pen ou des caciques de la droite de l'UMP à la lecture de cette étude?

Ils sont obligés, sous peine de suicide politique à moyen terme de revoir leur discours, leur programme.

Comment parler d'immigrés qu'il faut "remettre à la mer" ou déchoir leurs enfants de leur nationalité française s'ils ne respectent pas les valeurs de la France, alors qu'ils représentent déjà aujourd'hui au moins 15% de l'électorat?

J'ai toujours été frappé par ces discours d'exclusion et de stigmatisation qui montrent du doigt une catégorie de gens juste à cause des comportements de certaines personnes. Trop facile!

Regardez la télé pendant quelques heures. Vous aurez droit au discours sur les menaces engendrées par une immigration trop massive dans laquelle on range pêle-mêle: mafias de l'est, "barbares" africains des cités, islamistes radicaux des banlieues, roms voleurs, gangs de maghrébins sans foi ni loi au point de nous faire regretter nos truands marseillais et nos activistes corses et basques de la grande époque!

On tremble alors un bon moment...  Mais dans les minutes qui suivent, on aperçoit sur nos écrans ceux qui font l'actualité et parmi eux: un économiste au nom arabe, un noir d'origine africaine qui reprend une chanson de Jacques Brel, des militaires maghébins en opération, un chercheur en biologie d'origine croate, un officier médecin black, chef d'une mission humanitaire en Jordanie.

Regardez le générique d'un film français. Observez les noms des techniciens, des producteurs, scénaristes et des acteurs. Pas mal de noms à consonnance étrangère avec bien souvent des prénoms français.

Aux plus réacs, on va dire que les envahisseurs sont là et ont fait des enfants qui s'intègrent plutôt bien. Qu'ils soient un plus lucides, nos gentils justiciers du dimanche! Si les enfants d'immigrés étaient 12 millions à faire comme des racailles, le pays serait à feu et à sang depuis bien longtemps! Il faut donc se rendre à l'évidence et répéter aux "petits blancs"  (les blancs aiment se qualifier de petits ou de grands entre eux!): "Moi dire toi que les envahisseurs ont gagné, David Vincent n'y peut plus rien même avec quelques Breivik recrutés à la hâte avec de l'armement lourd."

Il y a vingt ans, "Les inconnus" en leur temps avaient pointé avec humour le discours réac qu'on continue de nous servir aujourd'hui.

 

Et c'est bien ici que le concept de "racisme antiblanc" prend tout son sens. Ceux qui se revendiquent "gaulois" ou "français de souche" ne se sentent plus à leur aise dans la France qu'on leur a promise comme éternelle et immuable. A qui la faute? Aux immigrés? Trop facile! La faute en réalité, à ceux qui leur ont fait croire un tel mensonge tout en ouvrant la porte à l'immigration au nom de principes économiques, politiques et diplomatiques. 

Main d'oeuvre à prix cassé, corvéable à merci, ignorant leurs droits mais dynamique et susceptible de consommer, cotiser, payer des impôts et faire des enfants pour faire remonter le taux de natalité. Cela pèse dans la balance du pour et du contre non? 

Autant à gauche qu'à droite, ce double langage a perduré et sera encore en vigueur pour quelques temps. Aux patrons qui veulent une main d'oeuvre bon marché, on a dit: "Ok pour l'immigration!". Aux "petits blancs" qui veulent préserver les images d'Epinal d'une France blanche ancrée dans ses traditions, on a dit: "Non à l'immigration, on va la limiter et l'encadrer très fortement!"

Et aux autres, on fait dans le rappel des valeurs humanistes d'une France accueillante et ouverte sur le monde..

Calculs électoraux, compromis régis par le marketing électoral et les contraintes économiques, on appelle ça faire de la politique.

Publié dans société

Commenter cet article