Une chorale convoquée chez les flics pour avoir chanté du Brassens

Publié le par Milton Dassier

Cela devait arriver un jour dans notre pays de plus en plus orwellien. Il y avait eu ces plaintes à répétition contre des rappeurs qui salissaient, paraît-il la France et surtout son honorable police. Il y avait eu les tracasseries administratives de toute sorte à l’encontre de Dieudonné, pour l’empêcher de se produire y compris dans de petites salles. Un humoriste controversé mais un artiste sincère.

Pour bien des gens,  seuls, la liberté d’expression d’Eric Zemmour et le courage de Caroline Fourrest sont dignes d’être défendus.

 

Une chorale toute entière (29 choristes), « Les canailles du Midi »,  a été convoquée au commissariat de Toulouse pour avoir chanté sur la voie publique une simple chanson : « Hécatombe ». Il est vrai que les paroles ne sont pas tendres pour nos hommes en bleu…

 

Et vous savez quoi ? C’est une chanson de Georges Brassens. Voilà, ça se passe en 2011 dans la France de Sarkozy…

 

 

 

 

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas

 

Publié dans société

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