Comment briser une grève: La trahison des békés et de L’UMP

Publié le par Milton Dassier

C’est très grave. La situation dégénère en Martinique.

En ce moment même, les békés organisent une reprise en main et tentent de briser la grève.

Depuis, deux jours, des petits patrons s’étaient mis en avant pour dénoncer le blocage des zones d’activités. Et aujourd’hui, on se rend compte qu’il s’agit d’une opération téléguidée par les grandes familles békés.


En effet, les porte-parole de ces petits patrons sont, comme par hasard, des membres des familles de ceux qui possèdent le plus et concourent depuis longtemps à l’étouffement de la population. D’autres menacent les salariés de fermeture partielle de leur entreprise. Or, on sait depuis le début, que la plupart des patrons se sont organisés pour que le mois de grève perdu pour eux soit amorti au niveau de leur trésorerie par les congés payés et les RTT. Les plus grosses entreprises sont assurées pour les pertes d’exploitation dues à une grève..


Certes la situation est difficile pour les très petites entreprises mais, il semblerait que la difficultés des plus petits, des plus pauvres tombent à pic pour les riches, c’est à dire ceux qui négocient au ralenti en cherchant à gagner du temps.


Sur les routes de la Martinique, actuellement, on peut voir de longues files de tracteurs et de camions appartenant aux entreprises et aux plantations békés.

Je peux témoigner d’avoir vu en avant de la tête des cortèges de tracteurs et de camions, des békés en 4x4, téléphone portable à la main, faisant de grands signes avec l’autre pour indiquer comment tout ce monde devait occuper l’autoroute pour la bloquer.

 

Même les ambulances et les véhicules d'urgence sont empêchés de passer ce qui n'arrivait jamais sur les barrages des grévistes !

Tout ceci tombe au moment où des patrons guadeloupéens ont décidé de ne pas suivre l’accord signé par leurs représentants. On imagine facilement que le LKP est furieux car au moment où il se démobilise après sa victoire, il se retrouve face à des réactionnaires de la pire espèce. En France, l’UMP attaque le LKP en les traitant de tontons-macoutes, histoire de jeter de l’huile sur le feu.

Après avoir joué l’apaisement avec hypocrisie, Les patrons guadeloupéens et martiniquais jouent sur l’épuisement des populations après plusieurs semaines de grève. Il y ajoute la peur pour l’économie et désigne des coupables : les collectifs. Ils prennent donc la responsabilité de favoriser des affrontements entre grévistes et non grévistes et sans doute la violence qui va avec.

 

 

 

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