Affaire DSK: La version de la victime se précise
DSK et le petit chaperon rouge?
Alors, ça se précise pour DSK...
Quelques témoins ont parlé et l'on peut facilement reconstituer l'histoire, en tous cas les faits qu'aurait vécus "Ophélia" quand elle a croisé DSK.
Ophelia est entrée dans la suite 2806 dont la porte était ouverte. A ce moment-là, un employé de l'hôtel est en train de débarrasser le petit déjeuner et dit à la femme de chambre qu'elle peut faire la chambre, avant de sortir.
Un laps de temps plus tard, DSK sort de la salle de bains, nu. S'apercevant de sa présence, Ophélia, s'excuse d'être dans la chambre et s'apprête à repartir.
DSK la retient par derrière en lui palpant les seins. Il lui fait un compliment sur sa poitrine généreuse. Si c'est le cas, il n'y a pas d'intention agressive de la part de DSK. Mais après, il en est autrement.
Puis, il l'emmène "de force" vers le lit et l'oblige à lui faire une fellation.
On peut imaginer ainsi, que DSK a voulu "trousser" une domestique prise en faute qui s'imaginait perdre son boulot à cause de son intrusion dans la suite d'un VIP.
Ceci explique bien des choses.
Difficile de dire "non" s'il y a un enjeu psychologique de cet ordre. Cette femme, terrorisée à l'idée de perdre son travail, était donc en situation de vulnérabilité et sans doute, cela n'a pas échappé à un type intelligent comme DSK.
Peut-être a-t-il pensé qu'il donnait une bonne leçon à "l'impertinente" qui l'avait dérangé.
Après la fellation, profitant du relâchement de DSK, Ophélia a réussi à sortir. Resté prostrée dans le couloir, elle craché et vomi à l'abri des regards, elle a attendu que DSK s'en aille. Un femme cadre de l'hôtel l'a trouvée là et après l'avoir entendue, a alerté la sécurité qui a voulu s'assurer de la véracité des faits. D'abord en écoutant la jeune femme, puis en se rendant dans la suite avec Ophélia qui a craché de dégoût sur les murs et le sol.
Ophélia avait peur de perdre son travail rien qu'en accusant ce client si important de l'hôtel.
Il y a beaucoup de cohérence dans ce récit mais on sent comment la défense va exploiter certaines failles comme par exemple, la visite de la sécurité accompagnée de la victime sur la "scène de crime". Cela peut peser sur la validité de certaines "preuves".
La défense pourra jouer très certainement sur un consentement de la jeune femme. Si elle n'a pas opposé une résistance farouche en hurlant, en se débattant, en griffant son agresseur, si ses vêtement n'ont pas été déchirés ou abîmés, si elle n'avait pas ou très peu de marques physique de violence, il sera possible à la défense d'argumenter sur un consentement que l'on devine imposé par le rapport de force psychologique entre un VIP et une domestique fautive angoissée de perdre son travail.
DSK serait alors un grand méchant loup ayant abusé du petit chaperon rouge égarée dans sa forêt. L'affaire risque de faire un tabac dans les médias tant elle réveille des fantasmes et des peurs. Désirs inavoués, toute puissance, arme de séduction massive, pulsions soudaines, soumission, agression, justice, revanche, vengeance, le tout sous fond de gouvernance mondiale, de combat pour le pouvoir. Car le FMI, c'est le pouvoir "Femme de Ménage Incluse"!
Il sera certainement libéré après requalification des faits et surtout, après négociation où la plaignante aura accepté un dédommagement conséquent.
Ce qui est drôle, c'est que le grand méchant loup doit subir l'hypocrisie des renards et des crocodiles en France.
Déjà, Claude Guéant très opportunément, livre sa conviction et indique qu'en cas de prison, DSK pourra faire sa peine en France. On a compris la grosse ficelle: une manière d'affirmer que la prison ne fait aucun doute pour DSK et que la droite sarkoziste sera toujours aux affaires d'ici la condamnation.
Pour finir, un petite chanson sur l'affaire. Une excellente "chanson réaliste" dans la tradition.