Le bon sarkoritain

Publié le par Milton Dassier

Sarko-g.jpgNicolas Sarkozy veut tellement devenir populaire qu'il saisit la moindre occasion de prêter son épaule compatissante pour que l'homme et la femme en détresse puissent s'y appuyer. 

C'est que ses vacances de milliardaires, par deux fois, ont donné l'impression que l'homme avait un peu dupé le monde et préférait la compagnie des riches bien à l'abri dans leurs propriétés de caractère que celle de la populasse..

Donc, le voilà, ces derniers temps, aux côtés de tous ceux qui ont vu leur nom passer à la une dans la rubrique des faits-divers tragiques des journaux.
Dernièrement, il était aux obsèques d'un marin-pêcheur breton disparu tragiquement en mer et, un peu avant, aux côtés de la famille du petit Enis, ce jeune garçon qui avait été enlevé par un pédophile notoire.


A cette occasion, j'imagine que le président avait fait préparer par ses conseillers quelques paroles réconfortantes et des résolutions qu'"il fera tout pour que".., "qu'il ne les laissera pas tomber..", que "c'est une question de principe et qu'il a le devoir de....", qu'"il se sent très touché parce qu'il a connu quelqu'un qui...". 

De temps à autre, il doit même anticiper sur ce que, peut-être, les êtres dans la douleur ont envie d'entendre pour se sentir parfaitement rassurés.
 
Dans une interview de Karl Zéro, le père d'Enis rapporte que le président lui a affirmé qu'il est pour la peine de mort et "même s'il est président, il a les mains liées, et n'est pas tout seul à décider".


Pourtant, Nicolas Sarkozy, lors de la campagne avait déclaré lors de l'exécution de Sadam Hussein: "Je suis opposé à la peine de mort. C'est pour moi une question de principe. Je crois que le monde doit continuer à cheminer vers son abolition totale.


Partons du principe que le père d'Enis n'a aucune raison de mentir ou d'inventer sur ce sujet. D'ailleurs, à part s'il est lui-même un fervent militant pour la peine de mort, quel profit en retirerait-il?

Nicolas Sarkozy déclare donc une chose puis son contraire. Si ses interlocuteurs sont prêts à le trouver plus sympathique alors il pourra leur dire ce qui les contentera. 

Finalement, ici, peu importe que Nicolas Sarkozy soit pour ou contre la peine de mort. Il veut donner l'image de la bienveillance tel un chatelain qui va au plus près de ses "vilains" surtout si un malheur les frappe, leur donne une tape amicale sur le dos et repart sur son beau cheval blanc.

Et une fois revenu au château, après avoir entendu ses vassaux et ses intendants, il augmente la taille, la gabelle et la f'réquence des corvées. Le soir venu, il rêve de futures princesses à délivrer au bout du monde...
 
Publicité

Publié dans sarkozy

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Bonjour!<br /> <br /> Milton, plus dur sera la chute du Roi UBU.
Répondre