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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 10 2009 20:29


Crimes sociaux en série à France-Télécom : 24 morts. Réaction du gouvernement : pas de castration chimique, de chatiment exemplaire ou de peine de sûreté recommandée pour que les auteurs présumés de ce gachis ne recommencent... Bien au contraire.
Pourtant, on vient de voir aujourd'hui encore, la récupération politique d’un fait divers qui implique un criminel sexuel.
Là, avouons-le, le gouvernement a été très réactif...

A croire qu’on sélectionne minutieusement ses réactions spontanées au gouvernement.


Hortefeux, Lefèbvre et tous les ténors de l’UMP se sont précipités sur l’affaire « Marie-Christine » comme des chiens sur un os.

Et instantanément vient la surenchère à coup de déclarations dans les médias. Hortefeux met en cause le juge d’application des peines qui a laissé sortir le criminel. Pourtant, il avait parfaitement respecté la loi en se basant sur des rapports de l'administration pénitentiaire, ce juge.
Mais, ça fait bien pour récupérer un électorat un peu désorienté par les attitudes de leurs dirigeants. Alors, une fois de plus, on va pondre une loi qui, comme les autres, permettra de faire l’omelette du risque zéro. Jusqu’au prochain meurtre similaire…


Lefèbvre, lui, veut castrer chimiquement tous les criminels sexuels, sauf Polanski bien entendu. On commence par ça et puis, dans quelques années, parce que l’opinion le réclamera,  on punira les tueurs en leur paralysant les membres. Mais chimiquement car ici, en France, on n’est pas barbare!

 

Pendant ce temps, les suicides continuent à France-Télécom. 24 en 18 mois !

Tout ça pour tenir l’objectif de 6000 suppressions de postes, et  de 2000 changements de postes.

 

Et, on prend soin de ne pas révéler que la direction de France-Télécom avait prévu que ses plans de mobilité sociale allaient faire des dégâts y compris en terme de santé mentale voire de suicides.

 

Des documents internes de la direction de France-Télécom le démontrent parfaitement.

 

L’un de ces documents reprend un schéma que connaissent bien les psychologues et psychiatres : « Les phases du deuil » de la psychologue américaine Elizabeth Kübler-Ross. Un schéma prévu pour aider les gens qui perdent un être cher mais réinterprété pour mener une politique sociale interne à une entreprise. Ce qui veut dire que les dirigeants de France-Télécom savaient que des salariés allaient passer par certaines phases dont certaines pouvaient les conduire au pire. Voici ces phases telles que définies dans le document :

 

  1. Annonce
  2. Refus de comprendre : incompréhension, rejet total, négation
  3. Résistance : révolte, sabotage
  4. Décompression : tristesse, désespoir, manque de ressort
  5. Résignation : manque d’enthousiasme et de conviction, nostalgie
  6. Intégration : acceptation, pas de nostalgie

 

Il s’agissait de gérer le deuil de la perte de son poste pour le salarié à l’aide d’entretiens de 10 minutes avec le manager qui avait été formé à l'utilisation de techniques d’écoute issues des psychothérapies et de méthodes de développement personnel. Sauf qu’ici, le « manager-thérapeute » n’est pas neutre mais celui par lequel le mal arrive.. On pourrait de la même façon, former le personnel des abattoirs à la psychologie animale...

 

Dans le document de France-Télécom, il est écrit noir sur blanc : « Certains n’arriveront jamais au bout ! »

 

Des médecins du travail, des psychologues avaient alerté la direction sur les risques de suicides. Sans succès. 9 médecins du travail salarié de France-Télécom avaient démissionné de leur poste au début de l’été. L’une d’entre eux, avant la vague de suicides,  avait remis un rapport à la direction de France-Télécom dans lequel elle invoquait "la responsabilité organisationnelle de la souffrance au travail individualisée de l’entreprise".  Ce qui signifie que ces souffrances au travail prenaient leur source dans l'organisation de la mobilité dans l'entreprise, scrupuleusement conçue et décrite dans les fameux documents.

 

On peut donc se poser la question de la valeur de ces 24 morts pour un gouvernement pourtant actionnaire principal de France-Télécom. En effet, à part avoir reçu le PDG de la société pour lui demander de prendre des mesures, le gouvernement ne trouve pas tellement à y redire puisqu'il lui renouvelle sa confiance. Il y a pourtant eu 24 morts qui auraient pu être évitées si on avait écouté certaines personnes…

 

Ce gouvernement en fait des tonnes aujourd’hui pour une femme assassinée par un homme dont les spécialistes disaient qu’il pouvait se réinsérer malgré la carence évidente des moyens assurés, non seulement pour son suivi psychologique et social, mais aussi pour son contrôle judiciaire. Ce que le gouvernement ne reconnaîtra pas, c'est qu’il a tellement négligé le suivi des prisonniers, notamment les plus fragiles et les plus à risque, que ce n’est pas étonnant que les conditions de leur sortie de prison à l’issue de leur peine soient aussi désastreuses et donc source d’un risque de récidive. Bien souvent, on se base sur des avis théoriques prévus par la loi qui prennent en référence les moyens censés être à la disposition de ceux qui doivent les mettre en oeuvre . Mais si les moyens n'existent pas ou ne sont à la hauteur des enjeux...

Avait-on vraiment fait tout ce qui était nécessaire en prison pour que ce prisonnier ne commette pas cet assassinat après sa sortie?

Le nombre croissant de suicides en prison nous indique probablement que ce n'était pas le cas!

Apparemment, il ne reste que le suicide pour montrer ce qui ne va pas aux bons vivants des ministères et des directions d'entreprises...

 

Par Milton Dassier - Publié dans : social - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 07 2009 22:00

C’est toujours intéressant de constater au niveau d’un petit territoire, les aléas du niveau de vie de la population. Cela permet parfois de mieux comprendre les tendances générales au niveau national, sans la désinformation liée à la com gouvernementale.

 

En Martinique, le niveau de vie baisse depuis 2001. Une étude de l’INSEE le démontre. 20.000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui représente 1 personne sur 5. Et encore, on ne compte ni les SDF, ni les personnes vivant en centre d’hébergement. En France, 13% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

L’INSEE remarque que la situation s’est sérieusement dégradée pour les petits fonctionnaires et les emplois précaires dans la fonction publique auxquels elle a recours de plus en plus souvent.

 

Cette aggravation de la pauvreté touche des petits propriétaires terriens obligés de plus en plus souvent, de vendre leur bien, puisqu’ils ne peuvent pas payer la taxe foncière.

 

La situation est la même en Guadeloupe.

 

Cela éclaire d’un jour nouveau la grave crise quasi insurrectionnelle qui a touché les Antilles de janvier à mars 2009. L’unité populaire s’est réalisée autour de la cherté de la vie et la revalorisation des bas revenus.

 

Il est évident qu’à quelques nuances près, ces tendances sont les mêmes en France…


Pour en savoir plus sur l'étude de l'INSEE, c'est ICI 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : social - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 07 2009 23:01

25% des médecins parisiens refusent la CMU.

Les patients CMU, persona non grata pour 25,5% des praticiens parisiens. Une étude de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé; (Irdes), commandée par le Fonds CMU. Dans ses conclusions, l'étude de l'Irdes confirme que les 4,2 millions de bénéficiaires de la CMU en France sont victimes de refus de soins.


Ils ont utilisé le testing. Pour cela, les auteurs de l'étude ont appelé plusieurs centaines de praticiens de Paris en se faisant passer pour des bénéficiaires de la CMU.

Sur 861 réponses obtenues, 25,5% constituent des refus nets, les rejets plus ambigus,comme des délais très longs de rendez-vous, n'ont même pas été pris en compte.


Les généralistes de secteur 1 qui appliquent les tarifs sécu sans dépassement sont nettement moins nombreux (9,2%) que ceux qui exercent en secteur 2 (ils ont le droit de majorer les tarifs sécu) (33%), pour un total généralistes de 19,4%.


Les médecins les moins enclins à accepter ces patients sont les gyncologues (38% de refus de soin). Les plus enclins à les recevoir sont les radiologues, avec 5% de refus de soins.


Le principal argument avancé par ces praticiens est financier: Il leur est impossible et interdit de pratiquer des dépassements d'honoraires avec les patients CMU.Et, dans une ville aussi couteuse que Paris notamment sur le plan des loyers des cabinets médicaux, cet argument est répandu. Il y a aussi les problèmes liés à l'absence et au refus d'avoir des équipement de lecture des cartes Vitale.


Hors des 25% de refus nets, il y a aussi l'hypocrisie de la part de certains professionnels qui disent accepter les patients CMU par charité ou de façon exceptionnelle pour éviter un "appel d'air". Certains encore imposent des conditions spécifiques, notamment des créneaux horaires réservés.


La situation est donc très alarmante. Le testing pour refus de soins discriminatoire, était inscrit dans la loi "Hôpital, patients, santé, territoires (Hpst). Il a été supprimée par les députés UMP. Les praticiens qui refusent les patients CMU ne risquent que des sanctions disciplinaires, que les experts estiment peu dissuasives.

Sensibilisée au problème, l'assurance maladie a envoyé un courrier aux 5% de médecins qui ne reçoivent jamais de patients CMU, en leur demandant de s'expliquer.

NB : La CMU (Couverture Maladie Universelle) est une assurance maladie pour les gens à bas revenus qui couvrent l'ensemble des frais médicaux avec dispense de versement d'honoraires au médecin. Celui-ci se faisant payer par les organismes d'assurance-maladie après mais dans des limites du tarif de base des caisses de sécurité sociale.

Par Milton Dassier - Publié dans : social - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 03 2009 18:25

Dernière Minute

La tentative de sabotage de la grève organisée par les békés est en train de tourner court.

A leur arrivée à Fort de France, les tracteurs, camions et voitures des patrons békés accompagnés de leurs salariés non grévistes ont été stoppés par des barrages érigés par le collectif. Ils ont fait alors demi-tour puis essayé de contourner la ville par la rocade, espérant ainsi l'atteindre par un autre accès.

Le préfet a alors exigé des békés qu'ils renoncent à leur coup de force. Ceux-ci ont alors voulu faire demi-tour mais les grévistes du collectif du 5 février les en empêchent et tentent de les obliger à aller à la préfecture pour qu'ils signent entreprise par entreprise, les accords négociés par leurs représentants du MEDEF.

 

Des incidents ont lieu en ce moment même : bagarres, caillassage de voitures, pneus crevés...

 

Les békés ont échoué!  

Par Milton Dassier - Publié dans : social - Communauté : Les antilibéraux
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