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économie

Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 17:39

Très intéressante, l’enquête menée sur l’évolution comparée des prix en Martinique et en métropole par une association de consommateurs de la Martinique et des journalistes de France-Antilles.

Elle éclaire de façon simple sur les différences de prix entre la Martinique et la métropole mais aussi sur l’évolution des prix sur les six derniers mois.


L’enquête a lieu tous les trois mois sur un ensemble de 45 produits alimentaires qu’on peut trouver dans des grandes surfaces comparables en Martinique et en Ile de France.


 

Diff.

Prix en métropole

Prix en Martinique

Février 2009

34%

117,48 €

157,33 €

Avril 2009

39%

106,63 €

152,52 €

Septembre 2009

34%

99,86 €

134,17 €

 

 

En six mois, les prix sur ces produits alimentaires ont baissé de 15% en France comme en Martinique. Résultat lié à la crise et à la stagnation de la consommation.

 

On peut donc en conclure que la grande distribution en Martinique n’a rien changé à ses marges et à ses pratiques…

 

La profitation se poursuit…

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 18:51

Encore un article du « Monde » qui affirme que la crise économique n’est pas terminée et qu’elle pourrait s’aggraver.

 Après une sorte d'euphorie, l'heure est à la morosité.

Cela s’ajoute aux déclarations du président Lulla qui affirme que le G8 n’a plus sa raison d’être.

 J’ai lu un article très bien écrit sur Counterpunch et publié par Alterinfo qui explique que la reprise des marchés ces derniers mois, était liée à l’injection d’argent propre dans le système bancaire des pays occidentaux. On pensait que cela permettrait d’empêcher l’effondrement des banques, des assurances et autres compagnies financières, de relancer les capacités de crédit offertes aux entreprises et aux particuliers et que les choses repartiraient comme avant.

Le problème est que la crise financière n’est pas une simple surchauffe d’un système qui fonctionnait sainement. Il y a bien eu surchauffe mais autour d’actifs toxiques.

 

Cela mérite quelques explications.

 

Sur l'apparition de la crise.
Les banques se revendues entre elles, les dettes des particuliers et des entreprises. Voyons sous quel mécanisme.

Une banque vend un maximum de crédits à des entreprises et des particuliers et revend à d’autres banques ce qu’elle doit toucher comme bénéfices liés aux intérêts des emprunts accordés, sous la forme de titres boursiers. On a eu donc des titres créés sur des dettes. La valeur des titres était liée à des dividendes prometteurs alimentés par les remboursements des gens et entreprises endettées.
Cette illusion a développé la demande d’achat de ces titres au niveau mondial et fait grimper leur valeur boursière. Tant et si bien qu’au moment où face au surendettement des ménages et leur impossibilité de rembourser leur maison, le système s’est écroulé entraînant dans sa chute les entreprises directement concernées banques mais aussi immobilier, construction puis indirectement presque toute l’économie américaine, les ménages américains ne consommant plus et les entreprises n’investissant plus.


Et si les Etats-Unis vont mal, le reste du monde va mal…

 

Les choses vont donc s’aggraver.

Les ménages américains parent au plus pressé de leur dette et se remettent à épargner au lieu de consommer, au lieu d’investir.

 

Drôle de cuisine pour toujours plus de dépendance.

 

On en est là donc. Mais il y a pire à venir.

En Occident, nous payons aujourd’hui notre arrogance d’hier, notre prétention à tout comprendre mieux que les autres.

Donc, des pays commencent à se rebiffer contre l’hégémonie économique des Etats-Unis et de leurs vassaux européens et asiatiques (Japon, Corée, Singapour..etc).

La Russie, la Chine, Le Brésil et l’Inde ont formé un groupe : le BRIC et ils entendent agir de concert pour diminuer le rôle du dollar dans les échanges commerciaux.


Ils ont compris une chose simple, c’est que le dollar, en tant que monnaie utilisée dans les échanges commerciaux internationaux, non seulement a entraîné la grave crise financière et économique actuelle mais contribue au financement de Washington pour asseoir son hégémonie sur le monde.  Ils estiment que les nombreuses bases américaines qui les encerclent, les guerres au Moyen-Orient ont été financées à crédit sur la position du dollar. Ils font donc le constat qu’ils ont participé indirectement comme le reste du monde au financement de la politique militaire américaine.

 

Les pays du BRIC souhaitent donc développer leurs échanges commerciaux bilatéraux (de pays à pays) dans leur monnaie nationale et non en dollar. Déjà, la Chine cherche à se débarrasser petit à petit des bons du trésor américain qu’elle a acquis pendant des années.

  

L’Amérique latine veut faire de même. Le mot à la mode en ce moment est « dédollarisation ».

 

La Chine, la Russie et l’Inde, puissances nucléaires toutes les trois, commencent une coopération qui va au-delà des échanges commerciaux : une coopération militaire au sein du groupe de Shangaï(OSC). Ce groupe réunit ces trois grandes puissances ainsi que des anciennes républiques du bloc soviétique et d’autres pays en tant qu’observateurs : Iran, Malaisie, Indonésie.

 

On voit donc bien qu’il y a une grande redistribution des cartes qui s’opère sous nos yeux. Malheureusement, en occident, on continue à envisager le monde comme une ville dont seul le centre historique aurait de l’importance et les alentours, se limiteraient à des banlieues sans intérêt ou des zones d’activité à construire et contrôler.

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 20:30

Une chose est sûre, vu ce qui sort en ce moment, les prochaines années vont être très mouvementées.

Peu de journaux ont analysé l’état des finances de la France. Il faut dire que la com a été bien préparée. On est même allé jusqu’à comparer les difficultés financières françaises avec le bon et le mauvais cholestérol. L’annonce d’un emprunt d’état masque une situation de gabegie financière jamais égalée depuis la seconde guerre mondiale.

 

Avec un déficit de 125 milliards pour 2009, l’état français a besoin en plus, de trouver la somme faramineuse de 250 milliards d’Euros pour honorer ses obligations liées au remboursement de sa dette. Une dette qui représentait 50% du PIB en 2002 mais passée à 80% en 2008.

 

C’est comme si, une famille gagnait 30.000€ par an mais en dépensait 45.000 (déficit) avec une dette de 120.000€.

 

On pourrait augmenter les impôts et renoncer aux avantages accordés aux entreprises. Mais non. On supprimera 16.000 emplois de fonctionnaires et on diminuera certaines prestations sociales. Facile, avec une gauche et des syndicats aussi faibles. On vous le dit, de nos jours, il vaut encore mieux s’encarter à l’UMP et se syndiquer au MEDEF pour être un tant soit peu défendu.

Pourtant, avec un paquet fiscal aux particuliers fortunés de 15 milliards et 32 milliards d’ exonérations de charges patronales, les 42 milliards de niches fiscales et les 3 milliards d’une taxation des stocks options, l’état trouverait déjà facilement de quoi compenser 72% de son déficit budgétaire !

 

Au lieu de ça, on tergiverse et on place un écran de fumée pour faire croire qu’on a des idées.

L’épargne des français intéresse le gouvernement. On emprunte donc on crée une dette supplémentaire.  Après avoir ruiné l’état, on souhaite donc ruiner les français. Evidemment, on compte sur le bas de laine des petits épargnants âgés réputé bien fourni comparativement à celui des pays voisins.

 

Il faut bien que l’argent continue à tourner, que le train de vie des dirigeants ne soit en rien altéré par les aléas conjoncturels et les dérives du capitalisme financier. Il faut bien que les juteux contrats trouvent de quoi alimenter en profits les comptes des marchands d’armes, de centrales nucléaires et d’industrie de pointe et les amis de leurs réseaux d’agents d’influence et de blanchiment.

Avec ce qui est en train de devenir le scandale le plus grave de la 5ème république (l’attentat de Karachi), on comprend ce qui est le plus intéressant dans une carrière politique de haut niveau à la tête de l’état.

Après s’être gavé des privilèges des mandats électifs à la tête des collectivités locales comme amuse-gueule, comme il est bon de profiter des avantages des très hauts fonctionnaires à la tête des ministères, puis d’être au plus près des flux financiers engendrés par la signature de gros contrats et ainsi de prélever sa dîme personnelle. Fromage et dessert ! Digestif et cigare ! Et des amis gastronomes partout ! Bref, le rêve, c’est un destin politique à la Chirac.

 

 

On apprend aujourd’hui que l’état de Californie est en cessation de paiement à cause d’une baisse de 20% de ses recettes. Il est vrai que, légalement, un état américain, n’a pas le droit d’avoir un budget en déficit. Il devra donc trouver des recettes supplémentaires ou réduire ses dépenses. Saluons au moins la transparence comptable californienne. La France, elle, a choisi l’opacité et la fuite en avant financière. Mais, dans tous les cas, ce sont toujours les populations qui payent les erreurs de leurs dirigeants.

 

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 17:51

Et si derrière les mots « moraliser le capitalisme », il y avait autre chose ?

En politique on adore les paravents, c'est-à-dire avancer publiquement des concepts éthiques pour mieux faire passer un « remède » terriblement éprouvant qui sur le fond ne change rien.

 

Rappelons-nous ce qui s’est passé lors de la crise financière.

 

Les abus du secteur bancaire ont conduit à sa propre faillite. On a libéré le crédit d’une façon telle qu’il a précipité les consommateurs américains dans la faillite. Car on avait faiy très fort. Les dettes des américains avaient fait l’objet d’une titrisation, d’une mise en titres financiers que les banques se sont revendues entre elles.

L’argent circulait à la vitesse des ordres de virement électronique. Un banquier de Hong-Kong ou de Paris achetait très cher un titre à risque dont il tirerait de précieux dividendes lorsque les petits propriétaires américains endettés finiraient de rembourser leurs dettes. Bref, on spéculait sur les dettes des pauvres. Sauf qu’on n’avait pas prévu que ces petits propriétaires endettés se trouveraient dans l’impossibilité de le faire. C’est un exemple de ce qu’on appelle un actif toxique. La confiance entre organismes financiers était atteinte, l’argent ne circulait plus. Les entreprises ne pouvaient plus emprunter, les consommateurs préféraient garder leur argent que d’investir dans un crédit à la consommation ou même de consommer. La crise financière devenait une crise économique majeure.

 

Qu’ont fait les grands états pour moraliser ces mécanismes ?

 

Pas grand-chose. En fait, ils ont mis des garde-fous, des moyens de les contrôler de loin mais les processus resteront les mêmes. La liberté d’arnaquer les plus pauvres et les plus crédules dans leur rapport à l’argent est restée la même. Normalement, en faisant circuler l’argent à vitesse grand V, les banques permettent à des projets d’entreprise de voir le jour, à des innovations de se développer et de trouver preneur. Mais les banques prennent leur dîme au passage. Si le système bancaire s’était écroulé, toute l’économie mondiale se serait écroulée avec.

 

Les états ont donc injecté des sommes colossales dans le système bancaire avec comme seule exigence que les banques reprennent le dessus, se mettent à gagner de nouveau de l’argent et faire tourner l’économie.  Les états ont donc servi de super banques aux professionnels des banques. Celles-ci vont donc tout faire pour en gagner et rembourser leurs dettes, elles vont se bagarrer entre elles pour s’assurer des marchés. Certains espèrent que cela profitera à un capitalisme d’entrepreneur. Pour l’instant, la réponse est non. Le crédit ne repart pas vraiment, les entreprises font des plans sociaux pour sauver leur peau.

 

 De grandes faillites dans l’industrie sont annoncées. Par contre, les banques ont assuré leurs arrières. Elles peuvent à nouveau faire des bénéfices juste en jouant sur les achats et les ventes de titres dans leur propre secteur puisqu’il bénéficie de garanties des états. Certains paieront cher les pots cassés. D'autres casseront leur nouvelle tirelire pour racheter à bas prix les canards boiteux. Comme le dit Jacques Attali, les gouvernements et les banques centrales ont créé une bulle financière avec l’argent des contribuables, avec les économies réalisées sur les comptes sociaux et les budgets nationaux. Pour l’instant, ils favorisent l’épargne et font tout pour maintenir l’inflation au niveau le plus bas. Pour cela, ils se limitent à maintenir une activité économique faible avec peu de production, peu de consommation ce qui garantit une stabilité des prix, freine la chute du pouvoir d’achat et étouffe toute velléité d’augmentation de salaires.

 

La vérité est qu’on n’a rien moralisé du tout. On a montré du doigt les paradis fiscaux mais sans rien de contraignant. On leur fait honte juste un peu pour qu’ils fassent amende honorable à l’aide de quelques engagements solennels bien médiatisés. Le système restera le même, sans doute plus transparent sur certains aspects, encore plus opaque pour d’autres.

 

Si on faisait dans la métaphore catastrophique, je dirais qu’on a seulement éteint l’incendie à coup de milliards de dollars pris dans les poches des citoyens à travers les budgets et les liquidités possédés par les états, on a modifié quelques normes de sécurité et une partie du règlement intérieur de l’immeuble. On se réinstalle dans ce qui reste avant d’en rénover la façade.

 

Ensuite, on mettra un coup de peinture et on espère que les affaires reprendront comme avant jusqu’au prochain crash.

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : économie - Communauté : Les antilibéraux
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