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Lundi 16 mars 2009 1 16 03 2009 18:27

Parmi les ravages du racisme, on oublie trop fréquemment, celui qui a trait à l’histoire de l’Afrique. Un racisme savamment entretenu par une bonne partie de la communauté scientifique de l’époque coloniale et post-coloniale. Volontairement ? De façon préméditée ?

Les faits sont là. Jusqu’à la décolonisation, des professeurs d’histoire, d’ethnologie, d’anthropologie en Afrique ou en Europe s’attachaient à légitimer au plan moral et philosophique l’infériorité des africains.

 

Des mythes avaient cours, notamment sur l’Egypte antique. Mythes repris dans la peinture et le cinéma avec des pharaons et des égyptiens représentés soit comme des méditerranéens, soit commes des européens.

 

Des historiens africains avaient depuis longtemps démontré l’origine africaine du peuple égyptiens, du peuple et de ses pharaons. Leurs idées mirent du temps, beaucoup de temps à être reconnues dans la communauté scientifique mais pas vraiment dans la conscience populaire. Ainsi, les nombreuses représentations cinématographiques des égyptiens restent dominées par la « pâlitude ».

 

Aujourd’hui, un mythe tombe. L’idée que Cléopâtre était exclusivement d’ascendance grecque. La fille de Ptolémée, général d’Alexandre, devenu roi d’Egypte après la conquête, a bien une mère africaine, tout comme sa sœur, Arsinoé. Une analyse des os  le démontre parfaitement.

 

Des générations d’européens, d’américains et d’africains ont vu des tableaux de grands maîtres, des films dans lesquels Cléopâtre était d’une blancheur vertigineuse.

 

Ainsi, par assimilation, ces européens crédules ont eu la sensation que les pharaons voire tous les égyptiens étaient tous d’un même « sang  méditerranéen », que la place et l’influence de l’Egypte en Méditerranée étaient liées à l’ascendance « noble » de ses dirigeants. Certains concèdent tout de même une influence noire mais en la qualifiant de hamite pour éviter la référence à une négritude trop « négroïde ». Les hamites seraient, selon eux, des africains moins foncés que les négroïdes avec des traits blancs comme les berbères, les maures, les touaregs et même les peuls et les éthiopiens. En réalité, ce groupe n’existerait qu’à cause de leurs langues assez proches. Comme le rapporte Senghor en 1976, Les anthropologues ont démontré que les hamites sont des peuples issus de métissages entre « négroïdes » et berbères. Senghor, en bon helléniste rappelle d’ailleurs avec malice qu’en grec, maure veut dire « peau sombre » et éthiopien « peau brûlée ».

 

D’autres expliquent que la représentation des hommes par les égyptiens dans leurs œuvres d’art n’impliquait que la couleur rouge et la couleur jaune et non la couleur noire... Senghor et d’autres avaient noté depuis longtemps que le rouge était utilisé tout autant en Grèce antique qu’en Afrique, chez les peuls par exemple, pour représenter les gens à peau sombre marron rouge et le jaune les gens à peau claire jaune bronzée qu’ils soient noirs ou blancs…


 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : sciences - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 09 2008 18:52

Parfum de rentrée, parfum d’école. Hier soir, interview de Darcos sur TF1 par Laurence Ferrari qui l’a un peu malmené. En cette rentrée, le pauvre ministre ne s’y retrouve pas vraiment entre les postes supprimés, la prime pour les nouveaux enseignants, le soutien scolaire, la carte scolaire, les moyens alloués aux communes. Pour lui comme pour nous, ce sont de véritables énigmes, non ?

Alors en voici une bien plus plaisante pour affûter vos neurones.

Au IIIème siècle, un mathématicien du nom de Diophante a laissé une  trace insolite de son passage sur terre : une inscription en forme d’énigme sur sa pierre tombale permet de savoir combien d’années il a vécu.

 Passant ! Ci-gît Diophante. Les chiffres diront la durée de sa vie.

 Sa douce enfance en fait le sixième.

 Un douzième de sa vie a passé, et son menton s’est couvert de duvet.

 Marié, il a vécu le septième de sa vie sans enfants.

 Cinq ans ont passé; la naissance d’un fils l’a rendu heureux.

 Le sort a voulu que la vie de ce fils soit deux fois plus courte que celle de son père.

 Plein de tristesse, le vieillard a rendu l’âme quatre ans après la mort de son fils.

 Dis passant, quel âge avait atteint Diophante lorsque la mort l’a enlevé ?

 A vous de jouer !

Par Milton Dassier - Publié dans : sciences - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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