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racisme et xénophobie

Mardi 3 novembre 2009

Ce n’est pas une blague, quand il avait 12 ans, Sarkozy a figuré en photo sur un paquet de lessive Bonux. Son père, Pal, était illustrateur pour la célèbre marque de lessive.

Quel destin tout de même ! Avoir été un fils de pub sur lessive avant de rencontrer Charles Pasqua et Jacques Chirac, tous deux en instance de jugement pour des affaires de corruption, de trafic d’influence ou de détournement de fonds.

 

Une telle histoire pourrait le rendre sympathique eh bien non !

 

Il y a comme un malaise persistant avec cet homme. La vérité est qu’on ne sait pas vraiment quelle France il incarne. En fait, il est devenu le président de la république des Hauts-de-Seine en serrant la louche à tous ceux qui pourraient l’aider à devenir phare de l'univers du monde français : patrons et personnalités du show-biz.

Comment connaître les français sans les fréquenter ?

 

Il en est même à demander à son ministre de l’immigration d’organiser un débat sur l’identité nationale destiné à définir qu’est-ce qu’être français.


Si l’identité c’est qu’est-ce qui fait que je suis moi et pas un autre...  alors, l
’identité nationale serait : qu’est-ce qui fait qu’un français se sent français et pas étranger ?


A part ce que dit la constitution, je ne vois pas quoi ajouter. La constitution parle d’acquisition de la nationalité française et de la langue française, langue de la république. Mais il paraît que ça n’est pas suffisant pour définir l’identité française.

 

Demandons au flic Michel Minskovki ce qu’il en pense quand il contrôle les gens au faciès pour attraper des étrangers en situation irrégulière et à Mr Paul Payet, jeune réunionnais à peau basanée, qui se fait contrôler six fois par semaine quand il va prendre le métro pour aller bosser. Sûr qu'ils vont trouver de quoi fraterniser !

 

Demandons à Mme Maria Pégosini ce qu’elle en pense quand elle refuse de louer le deux pièces qu’elle reçue en héritage à des non européens et à Ahmed Feraoun, qui peine à trouver un logement correct. Lui qui est pourtant médecin assistant au SAMU de Grenoble et dont le grand-père est resté en France après la guerre de 39-45 avant de se faire naturaliser. Un débat forcément consructif non ?

 

Pour alimenter le débat, je ne peux m’empêcher de vous livrer ce que Pierre Desproges et Coluche disaient des français du temps leur vivant.

 

Les français sont nuls. Pas tous. Pas mon crémier, qui veut voir la finale Le Pen,-  Marchais arbitrée par Polac à la salle Wagram, mais les français coincés chafouins qui s’indignent parce qu’on dit prout-prout-salope dans leur télé. Changez de chaînes connards, c’est fait pour ça, les boutons. Quand vous voyez trois loubards tabasser une vieille à Strasbourg-Saint-Denis, vous regardez ailleurs. Eh bien, faites pareil quand il se passe vraiment quelque chose dans votre téléviseur. Regardez ailleurs.

 

Pierre Desproges

 

Un sportif français qui gagne est un français. Un sportif français qui perd est un sportif ! Pour ne pas dire plus…

 

Evidemment, il y a une extrême-droite – A bon entendeur salaud !- mais enfin… dans l’ensemble, on fait encore la différence entre un émir et un arabe !

 

C’est vrai que la France a été envahie par les huns et par les autres? Donc, on est tous des étrangers, et il n’y a pas d’identité réelle au sens où on a l’air de vouloir l’entendre quand on la défend à travers le racisme…

 

 

Coluche

Par Milton Dassier
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Vendredi 25 septembre 2009

Selon l’AFP, six gendarmes mobiles « auvergnats » basés dans les Yvelines ont décidé de saisir la HALDE pour humiliations et discrimination à caractère raciste de la part de leurs officiers.

 

Parmi les gracieusetés entendues sur plusieurs mois, le terme « bougnoule » employé fréquemment par leur commandant et la désignation comme « quota » pour leur montrer qu’ils sont tolérés. Et comme par hasard, ces gendarmes sont les plus mal notés de la base…

 

« Quota », ça rappelle le trop fameux : « quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes ».

 

Six problèmes causés par six auvergnats pour toute une base, c’est effectivement énorme !

 

Et cela donne des blagues maladroites de la part des officiers. Il faudrait leur apprendre l’humour français à ces auvergnats pour qu’ils arrivent enfin à s’intégrer !

 

Avec la pédagogie « Hortefeux » ?

 

Source des infos : Le Matin

 

Par Milton Dassier
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Mercredi 16 septembre 2009

Dans sa dernière livraison, Elizabeth Lévy, revient sur "l'affaire Hortefeux" et adopte une position singulière. Elle refuse de crier avec les loups et se livrer au lynchage du ministre Hortefeux.

On peut comprendre aisément qu'il ne faille pas céder à cet instinct grégaire d'un genre nouveau qui veut que tout homme voué aux gémonies, d'une foule déchainée par ordinateur interposé, n'a d'autre solution que la soumission ou la fuîte en avant. Dés lors, s'agglutiner à la horde des hurleurs témoignerait d'un renoncement à ce qui nous tient de raison individuelle.

 

Le phénomène est intéressant, mais dans sa dimension médiatique qui le rend incontrôlable, il est connu depuis quelques années. Dieudonné fut le premier de ces lynchés médiatiques. Sauf que, dans son cas, Elizabeth Lévy faisait partie de la foule qui scandait que l'humoriste ne devait plus parler, qu'il devait se résoudre à une sorte de démission en ne parlant plus sur les médias.

 

J'ai parfaitement compris qu'Elizabeth Lévy n'excuse pas Brice Hortefeux. Cependant, elle fait mine de s'étonner qu'on en arrive à cette violence bruyante bien que physiquement indolore qui peut mettre à bas un homme.

 

Elle va même jusqu'à tempérer l'ampleur du racisme en France. Elle invente une nouvelle expression : le racisme racial. Il y aurait à la lire, un racisme racial en nette diminution basé sur l'idée qu'il existe une hiérarchie des races et un autre racisme, celui de la haine. On ne le dira jamais assez : le planteur aimait ses esclaves mais n'imaginait pas une seconde qu'ils puissent être égaux à lui! Pas de haine chez le planteur...

Alors qui répète aux français que le racisme est de la haine?

 

Mme Lévy confond racisme et xénophobie. Le racisme est forcément racial et il n'est pas en diminution bien au contraire. Des statistiques rappelaient, il y a peu, que 30% des français se déclarent racistes et mieux encore, que 48% d'entre eux trouvent qu'il y a trop d'immigrés en France ce qui fait 48% de xénophobes potentiels, que 63% comprennent qu'il y ait parfois des comportements racistes et, surtout, que 15% des français croient qu'il existe des races inférieures à d'autres. 15% de français réellement racistes, c'est grave !

 

Elle s'offusque plus de la volonté de s'en prendre à un homme coupable de paroles racistes et xénophobes que des réactions étranges visant à le blanchir.

 

Je crois que Mme Lévy n'a pas vu qu'une machine à lyncher a été lancée il y a quelques années contre certaines personnes coupables d'avoir provoqué et tourné en dérision certaines idées reçues. A force d'avoir joué les apprentis procureurs pour que l'opinion crie au loup antisémite contre un Dieudonné ou un Siné, on a conditionné les gens à démarrer au quart de tour dés qu'un soupçon d'intention raciste transparaît des paroles de n'importe quelle personnalité.

 

Mais parallèlement, le racisme chez les petites gens progresse, parfaitement exploité par des hommes politiques sans scrupule. Le racisme racial est bien commode pour justifier la xénophobie avec des arguments pseudoscientifiques, ça marche encore très bien dans certains milieux. Mais qu'en est-il quand des politiciens en vue y font allusion sans avoir l'air d'en être. En tant que personne publique, le politicien cultivé ne peut se permettre de passer pour un raciste, ce qui est vu pour beaucoup comme une idée d'un autre âge. C'est la xénophobie qui constitue la clé qui ouvre le coffre à voix d'une majorité silencieuse bien préparée à avoir peur de l'autre.

 

Or, il est très difficile de professer des convictions xénophobes sans passer pour raciste. Il faudra donc un grand talent aux politiciens  pour résoudre le problème : Comment rassembler les racistes sans passer pour raciste et sans verser dans la xénophobie de façon trop explicite?

 

C’est ainsi que sont venus les concepts de communautarisme et de racisme antiblanc. On a utilisé les revendications souvent légitimes, des groupes minoritaires contre eux-mêmes, en les accusant de vouloir imposer leurs traditions, leur histoire et leur mode de vie à la majorité. Ainsi, c’est bien commode, un politicien n’a plus qu’à se déclarer contre les communautaristes et ainsi rassembler les xénophobes derrière lui, y compris ceux qui s’ignorent.

 

Et quand l’occasion se présente, si une agression a lieu et oppose un appache à un visage-pâle, on pourra invoquer le nouveau racisme à la mode chez les xénophobes : le racisme antiblanc.

C'est-à-dire qu’une fois encore, on retourne certaines conceptions identitaires qui existent dans des groupes minoritaires, qui se vivent comme discriminés ou opprimés, contre eux. Ils trouvent que du racisme s’exerce contre eux, alors gare à eux si l’un des leurs dérape.. En invoquant un acte raciste antiblanc pour un seul de ses membres c’est toute la communauté qui se sentira visée… Ainsi, l’idée de racisme antiblanc signe l’existence d’une communauté blanche uniforme, laisse entendre que les communautés sont toutes égales entre elles et, que par conséquent, les  discriminations n’existent pas. Donc si des frictions existent, elles sont le fait de la communauté de ceux qui les commettent et pas seulement une affaire d’individu à individu.

 

Là encore, celui qui veut rassembler les voix xénophobes sans avoir l’air d’en être, fera mouche assez facilement, en appelant à lutter contre le racisme antiblanc et toutes les formes de racisme, bien entendu.

 

C’est ainsi qu’on en arrive à faire de l’antiracisme, un racisme déguisé.

 

 

Hortefeux a donc encore beaucoup à apprendre. Mais, il ne lui suffira pas de devenir sympa!

 

 

 

Par Milton Dassier
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Samedi 12 septembre 2009

Allez juste un truc absurde, pur produit de mon imagination, juste pour rire…

 

Dans une allée de l’université d’été de son parti, Jean-Marie Le Pen croise des gens originaires de sa région, la Bretagne. Il se fait prendre en photo et plaisante longuement avec eux. Il s’apprête à repartir…

Soudain, un jeune homme fend la foule et demande à être photographié lui aussi en compagnie du leader du FN.

Il a une étoile de David. Cela fait marrer des gens autour. Bon prince, Jean-Marie Le Pen accepte. Et un étrange dialogue s’entame.

 

-         Jean-Marie rigole et dit : Ah! Il est plus grand que moi en fait.

  
 - Derrière eux, un homme dit  : Lui, il parle hébreu

- Une femme ajoute:  Mais il mange du cochon !

 

-         Jean-Marie Le Pen : Il ne correspond pas au prototype alors. C’est pas du tout ça !

 

-         Une dame annonce : C’est notre petit juif !

 

-         Et Jean-Marie Le Pen de dire : Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup que ça créé des problèmes !

 

Cela prend une autre dimension, hein ?

Les dialogues sont proches de la vidéo d'origine, celle de Public Sénat, où enfin, on entend tout assez bien. Ce qui n'était pas le cas sur la vidéo du journal le Monde. On a juste voulu changer les protagonistes histoire de voir ce que cela donne.



Revenons à nos cochons.
 

L’UMP tente de faire bloc. La gaffe est monumentale mais, finalement, c’est légitime que l’UMP protège son ministre. Le recteur de la grande mosquée de Paris, minimise les faits. Normal aussi, il est un des interlocuteurs privilégiés du ministre de l’intérieur et des cultes. La politique, c'est comme ça.. Beaucoup d'hypocrisie, beaucoup de calcul.

Mais il y a franchement plus étonnant…

 

Aujourd’hui, Jack Lang et Jean-Christophe Cambadélis, du PS (parti d’opposition très attaché aux droits de l’homme et à la lutte anti-raciste) sont venus au secours de Brice Hortefeux.

 

Auraient-ils fait de même si Jean-Marie Le Pen avait tenu les mêmes propos ?

 

Et que dirait l’Elysée si l’affaire « Brice Hortefeux » concernait un juif  et non un arabe?

 

L’UEJF a condamné sévèrement les propos de Brice Hortefeux. Ils ont sans doute compris que si on commence par tolérer des dérapages sur les arabes au plus haut niveau de la politique, ensuite on tolérera la même chose avec n'importe quelle communauté.

Mais l'Elysée, Matignon, Jack Lang et Cambadélis ont bien d'autres priorités...

Par Milton Dassier
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