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justice

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 17:44

Vous connaissez la dernière ?

Si un homme d’affaire ou un politicien sympathisant de l’UMP est condamné à de la prison, le parquet trouvera un moyen de le remettre en liberté.

Il y avait eu Jean-Charles Marchiani, la seule personne à avoir été graciée par Nicolas Sarkozy pour comportement exemplaire alors qu’il était condamné à 3 ans de prison.

 

Bien sûr, les efforts du parquet seront proportionnels à l’importance de l’homme en question. Autant dire que Léon Bertrand, ancien ministre, et mis en prison pour corruption passive en Guyane n’a aucune chance. Une petite chance pour Gaston Flosse mais Chirac n’est plus aux affaires…

 

Pierre Falcone, condamné à 6 ans de prison ferme pour trafic d’armes et trafic d’influence dans l’Angolagate, ami de Charles Pasqua, lui-même mentor de Nicolas Sarkzoy, va peut-être être remis en liberté parce qu’il a pensé à se faire nommer ambassadeur de l’Angola auprès de l’UNESCO. En tant que diplomate, il ne pourrait être mis en prison. Un casse-tête juridique que le ministre de la justice soumet à la cour de cassation.



 

Déjà, il est étrange qu’un français soit ambassadeur d’un pays étranger et de surcroît qu’un homme d’affaire véreux soit représentant à l’UNESCO, organisme de l'ONU qui abrite habituellement des personnes d’un certain style pour promouvoir l’éducation et la culture.

 

Et comme par hasard, les faits reprochés à Pierre Falcone sont liés à des malversations avec un pays étranger. Lequel me direz-vous ? L’Angola !

 

Le plus drôle est que Jean-Charles Marchiani a été condamné aussi à 9 mois de prison ferme pour l’Angolagate. C’est donc un récidiviste. Va-t-on lui appliquer les nouvelles dispositions sur la récidive c'est-à-dire en doublant les peines encourues ?


C'est tout un système qui est sur la sellette. Un système initié par Charles Pasqua sous la houlette d'Etienne Léandri, un corse au parcours très singulier...
 

Apparemment non. Il faudra suivre absolument le feuilleton de la remise en liberté de Pierre Falcone en janvier et la seconde grâce présidentielle de Jean-Charles Marchiani.

 

Pour raisons médicales cette fois ?

 

Par Milton Dassier - Publié dans : justice - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 19:09

Il fallait une nouvelle tête qui serve de repoussoir aux "vilains" qui défendent la Palestine en France.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a peut-être son nouveau hochet: François Cluzet.

Pas facile en ce moment de se farcir un type connu pour des raisons politiques encore moins si cela concerne l'opposition au sionisme.

Il est vrai qu’à la télé, les occasions sont rares avec toute la chape de « plomb durci » qui pèse sur les chaînes de télé. Sur le net, c’est trop difficile pour l’instant.


Alors, l’interview de François Cluzet face à J-F Copé sur France 2 dimanche a eu de quoi réjouir les cow-boys sionistes.


Celui-ci a affirmé avec courage que Salah Hamouri, étudiant français d’origine palestinienne, était détenu depuis 4 ans pour délit d’opinion. Ce que conteste aujourd’hui le BNCVA qui, chose étonnante, parle de terroriste et préfère, donc, se référer à l’avis d’un tribunal étranger illégal qu’aux faits avérés.




En effet, Salah Hamouri a été arrêté deux fois à Jerusalem pour délit d’opinion (collage d'affiche) envers l’occupation israélienne. Ce qui lui a déjà coûté neuf mois de détention.

 

Une troisème arrestation a eu lieu dans le cadre d’une enquête sur des sympathisants du FPLP (parti palestinien laïc). Salah Hamouri, est simplement passé en voiture devant le domicile d’un rabbin d’extrême droite...  L’accusation, cette fois, est : préparation d’un attentat terroriste contre le rabbin. En fait, un délit d'intention! Cela a suffi à ce que vingt audiences aient eu lieu sans qu’aucune preuve ni témoignage ne soit fourni. A la 21ème audience, et après trois ans de détention provisoire, l’avocate de Salah Hamouri l’a convaincu de plaider coupable pour avoir une peine de 7 ans de prison, au lieu des quinze que prévoit la loi. Une condamnation prononcée par un tribunal militaire illégal au yeux du droit international qui ne reconnaît pas les tribunaux militaires en territoire occupé.

 

François Cluzet a dénoncé la passivité des autorités françaises envers un français sympathisant actif de la cause palestinienne à l’heure où l'on nous fait le cinéma de l’identité nationale. Sûrement moins vendeur que le soldat Shalit...

 

Jean-François Copé a affirmé ne pas connaître cette affaire !



Par Milton Dassier - Publié dans : justice - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 10 2009 17:00

On se croirait dans un « trial movie ». Vous savez ces films qui consistent en un procès où l’accusé n’est pas celui qu’on croit, où les dés sont pipés par des gens d’influence pour garder son opacité à des faits mystérieux.

 

L’affaire Clearstream porte tous les ingrédients d’un excellent film.

Un accusé principal glissé parmi les protagonistes directs et indirects d’un coup tordu où la manipulation est des plus subtiles.

 

Aujourd’hui, on y voit plus clair. Schématisons.

 

Un journaliste d’investigation se fait remettre des listings bancaires censés comporter les traces de transactions douteuses.

 

Le listing est remis à un agent de la DGSE, Imad Lahoud, mythomane bientôt remercié, déjà grillé dans une autre affaire, et qui a besoin de faire un coup d’éclat. Il les falsifiera sans le dire au journaliste dans des conditions qui restent méconnues.


Pour ce coup et pour sa crédibilité, il a besoin de la caution d’hommes d’influence. D’abord le vice-président d’une entreprise d’armement et d’aéronautique, Jean-Louis Gergorin qui supporte mal la mort de son mentor qu’il voit comme le résultat d’un complot.


Puis, un général de la DGSE (le général Rondot) très proche des premiers cercles du pouvoir.


Enfin, un juge d’instruction, très impliqué dans la lutte contre la corruption que Gergorin contactera en l'alléchant avec l'affaire des frégates vendues à Taïwan.

 

Le premier se fera avoir et participera peut-être même à la falsification, le second aura très vite des doutes mais n’en fera pas état tout de suite notamment au près de l’escroc. Le troisième découvrira qu'il a été manipulé et risquera sa carrière pour se dédouaner.


Entre temps, Le général fait des rapports sur ses rencontres grâce à ses notes (les fameux carnets).

Le problème est que, quand, il évoque des doutes sur la véracité des listings, personne ne prévient la justice et laisse filer, soit par peur, soit par curiosité, soit par calcul. Cette non dénonciation d’un crime ou d’un délit grave mériterait à elle seule des poursuites… Or, il n'en est rien!

 

Ainsi, le Premier Ministre de l’époque (Raffarin), le ministre de la défense (M. Alliot-Marie), le ministre de la justice (Perben), le ministre de l’intérieur (Sarkozy), le ministre des affaires étrangères (Villepin), savaient depuis 2004 mais ont laissé faire, pensant, que peut-être, ils pourraient en tirer un bénéfice quelconque sur le plan politique. Sarkozy savait mais ne s’est porté partie civile qu’en 2006 par opportunisme… Il lui fallait prendre la présidence de l’UMP à Villepin et au clan Chirac.

Ils ont agi, comme dans un face-à-face de tueurs attendant que l’un mette la main sur son colt pour ouvrir le feu en « légitime défense ».

 

Cette histoire est grave car, comme le dit Edwy Plenel, soit ces listings étaient vrais et démontraient qu’une vaste corruption minait les cercles du pouvoir, des médias, des finances et de l’industrie ; soit ces listings étaient faux et prouvaient qu’une entreprise de déstabilisation par la calomnie était à l’œuvre pour salir et anéantir l’honneur de plus de 200 personnes parmi les plus « estimables » de la république.

 

 

Pourtant, aucun de ceux qui savaient mais se sont tus, ne se voit reprocher quoi que ce soit.

 

Une fois de plus, les intérêts particuliers, qu’ils soient politiques ou autre ont prévalu sur la quête de la vérité et la justice.

 

Cette affaire est représentative des guerres de désinformation qui sont à l’œuvre entre gens de pouvoir.

 

Difficile alors de faire confiance à un homme politique dés lors qu’il est autre chose qu’un petit maire ou un conseiller régional ou général.

 

Difficile de faire confiance aux deux ou trois partis qui ont eu le vrai pouvoir entre leurs mains.

 

Difficile de croire en une justice sereine et indépendante.

 

Difficile de suivre les pérégrinations décrites par une certaine presse capable de tronquer ou truquer quand ça l’arrange.

 

 Belle leçon de justice et de démocrassie!

Par Milton Dassier - Publié dans : justice - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 09 2009 22:09
C'est fou tous les soutiens que Roman Polanski reçoit suite à son arrestation.
Personnellement, j'aurais tendance à privilégier la liberté surtout quand les faits remontent à trente ans, que le coupable a avoué et regretté à maintes reprises et s'est montré un exemple de "réinsertion" par le talent.

Je me met à sa place tout simplement. Après tout, que va gagner la société française ou américaine à le voir en prison d'autant que la victime n'a plus du tout envie de remuer toute cette crasse?

Ce qui compte c'est de garder de la cohérence et certains de ceux qui soutiennent Polanski n'en ont pas.
Rendez-vous compte, dans le sillage des ministres d'ouverture, et persuadée que c'était sans doute le voeu du Président,  l'UMP soutient Polanski et s'est dépêché de le dire, histoire de se montrer à la pointe d'un combat qui plaira aux artistes en vue et garder le capital sympathie obtenu dans ce milieu après HADOPI 2.

L'UMP, le parti qui a promulgué moultes lois liberticides, dont celles qui permet les prélèvement ADN dés une simple garde-à-vue. L'UMP, qui a défend la possibilité de mettre des gens en prison pour des broutilles, qui a fait de la lutte contre les violences sexuelles son cheval de bataille, qui voit dans la justice le bras armé de la sécurité pour tous les gens qui n'ont rien à se reprocher... L'UMP qui n'est pas choqué des fouilles corporelles humiliantes lors des simples gardes-à-vue. L'UMP soutient Roman Polanski et se permet de critiquer deux pays amis (La Suisse et les Etats-Unis), qu'elle voit comme des modèles de démocratie.

On croit rêver.

Pourtant, on ne peut s'empêcher de penser à Cesare Battisti en cavale au Brésil.
Lui aussi, était recherché pour un crime.
Lui aussi, avait trouvé asile en France et contestait la façon dont on l'avait jugé. Un président de la république française (François Miterrand) avait même décidé qu'il ne serait pas possible de l'extrader étant donné sa "réinsertion" exemplaire, son intégration par le talent et son inactivité politique. Il était devenu un auteur de roman reconnu.

Mais, un jour, l'UMP a dit : "Stop, c'est intolérable, il faut que justice se fasse et a demandé aux juges de l'extrader!"
Et devant les contestataires, elle ajoutait : 'Avez-vous pensé aux victimes?"

On sait aujourd'hui qu'à l'époque, le contrat pour la ligne TGV Lyon-Turin dépendait pas mal de la volonté d'extrader Battisti vers l'Italie.

Quand Cesare Battisti, a filé pour le Brésil, j'étais rassuré. Je me doutais bien qu'il y avait de la revanche politique dans son extradition prochaine voulue par la France pour l'Italie.

Et là, aujourd'hui, l'UMP se la joue libertaire en invoquant des arguments qu'elle contestait fermement pour Battisti.

S'ils sont tant attaché à la liberté de créer des artistes, qu'attendent Frédéric Miterrand et l'UMP pour défendre Dieudonné puisqu'on l'empêche de se produire y compris sur des parkings?

L'UMP a senti le vent et a voulu racheter un peu de la sympathie qu'elle n'a plus depuis quelques temps auprès des bobos. Après avoir proposé d'imposer les indemnités après accident du travail, après avoir donné le triste spectacle d'un ministre de l'intérieur tombé au ras des pâquerettes des blagues racistes, après avoir augmenté le forfait hospitaliers, après avoir fait tant de cadeaux fiscaux à ses amis restaurateurs, l'UMP a besoin d'apparaitre gentille,  bienveillante, généreuse et magnanime..

Elections régionales obligent...








Par Milton Dassier - Publié dans : justice - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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