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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 20:30

Je vous l’avais dit il n’y a pas longtemps en publiant le classement du magazine Forbes sur les hommes les plus influents du monde. Certains avaient dû être surpris que Nicolas Sarkozy, président de la 5ème puissance du monde n’arrive qu’en … 56ème place.

 

Deux évènements viennent de confirmer son manque d’influence :

 

Le sommet de Manaus qui devait réunir les chefs d’états du nord de l’Amérique Latine autour de Lula et de Sarkozy. Il fallait les convaincre de venir au sommet de Copenhague, et ainsi réveiller l’aura du président français qui se voyait déjà en haut de l'affiche...


Manque de pot, seul le président du Guyana a accepté de venir à Manaus.

 

Colombie ? Absent !

 

Venezuela ? Absent !

 

Equateur ? Absent !

 

Surinam ? Absent !

 

Pérou ? Absent !

 

Bolivie ? Absent !

 

Paraguay? Absent !

Donc, ce fut un flop pour Sarkozy. Pas pour Lula, car il entretient d’excellentes relations avec les uns et les autres.

 

Cherchez donc ce qui a pu les démotiver…

 

Autre chose dans la même ligne : Obama ne passera qu’en coup de vent au sommet de Copenhague, le 9 décembre exactement, fera quelques timides annonces pour son pays et laissera les autres chefs d’état se dépatouiller avec le réchauffement climatique.

 

Sarkozy espérait apparaître comme en pointe sur cette question. Mais sans Obama sur la photo, pas de presse américaine donc un sommet qui ne restera pas dans les mémoires sauf à l’UMP !

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 00:17
On est en train de nous préparer la grand messe de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin. Déjà, les médias sont remplis d'interviews, de témoignages, de récits, d'analyse sociologique, politique et géopolitique sur ce monde d'hier. Occasion pour les dirigeants de l'Europe, des USA et de la Russie de se congratuler, d'apparaître comme de grands humanistes par la victoire qu'ils pensent avoir acquise sur le communisme totalitaire.

Personnellement, ces commémorations "forcées", organisées en grande pompe ne m'intéressent pas. Peut-être certains historiens apporteront-ils quelques éléments nouveaux sur les dessous de cet évènement. Sans doute,  sourira-t-on d'émotion avec les allemands au souvenir de ces instants historiques. Magnifique mais...

Oui avoir un sourire d'espoir en regardant les photos de ces jeunes palestiniens aidés par des jeunes israéliens pour ouvrir une brêche dans un mur dont personne ne parle plus.
Le mur de séparation entre les territoires palestiniens de Cisjordanie et les territoires occupés de Cisjordanie. Car, le scandale n'est pas la séparation en soi à la façon  d'une frontière mais ce que révèle le tracé : une annexion d'une bonne partie de la Cisjordanie. De toute évidence, on s'est servi du prétexte du terrorisme palestinien, des attentats suicides pour annexer une partie de la Cisjordanie, comme si le mur donnait un tracé de ce que seront les bantoustans palestiniens de demain vu du côté israélien.



La ligne verte, c'est le contour de la Cisjordanie.
Les lignes rouges, bleues en continue et en pointillé sont le tracé du mur prévu. A l'intérieur, ce que les dirigeants israéliens seraient prêts à accorder aux palestiniens s'ils se montrent dociles et soumis!



Malgré les résolutions de l'ONU, malgré la saisie des tribunaux internationaux, le mur s'est construit petit à petit.

Alors, chapeau bas à ces jeunes de Palestine et d'Israël qui fêtent à leur manière la chute du mur de Berlin.
Honte à ceux qui boiront du champagne et mangeront des petits fours à Berlin d'ici quelques jours tout en affichant un silence complice.

On pourrait objecter qu'il existe d'autres murs dans le monde : entre les deux Corées, entre les USA et le Mexique, entre les enclaves espagnoles et le Maroc. La différence est qu'il s'agit de frontières entre pays. En Israël, il s'agit d'un mur entre deux peuples, l'un colonisant le peu qu'il reste à l'autre sur un même territoire.

D'ici quelques longues années, le mur qui sépare et valide la politique sioniste disparaitra. Des comptes seront demandés aux dirigeants occidentaux qui ont laissé faire sans rien dire, sans remettre en cause leur relation avec Israël.







Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 10 2009 14:06

On apprend aujourd'hui, que 838 étudiants palestiniens ne peuvent pas sortir de Gaza pour se rendre à l'étranger dans des universités où ils sont incrits comme étudiants boursiers, y compris des universités de pays "amis" d'Israël.

 Les critères imposés par le gouvernement israélien sont si difficiles qu'il leur est impossible d'y satisfaire. Parfois, l'université n'est pas reconnue par Israël. Parfois, on leur impose d'avoir un visa du pays d'accueil pour quitter Gaza mais comme le consulat est soit en Israël, soit en Cisjordanie et qu'il faut sortir de Gaza pour y aller... Même l'Egypte à Raffah demande à ces étudiants d'avoir une permission de sortie établie par le gouvernement israélien. Un comble !

Cela ne gêne pas l'ambassadeur de France et les autorités françaises qui pensent apparemment qu'à Gaza, il n'y a pas vraiment de blocus...

C'est le Canard Enchaîné qui le rapporte dans son édition de mercredi dernier.

L'ambassadeur a ainsi contesté la réalité du blocus de Gaza, le 12 octobre. Voici ses propos à  des journalistes français et israéliens tels que les rapporte le Canard Enchaîné:

"Le blocus est à mettre entre guillemets. Car,après tout, des produits entrent à Gaza, soit par les tunnels, soit par Israël. Tant que Gilad Shalit n'est pas libéré, Israël ne peut pas envisager une réouverture de Gaza."

Selon ce journal toujours bien informé, le nouvel ambassadeur de France en Israël a déclaré:  "J'ai du mal à croire que des soldats israéliens aient tué délibérément des civils palestiniens" ,


Il a même ajouté : "Nous savons tous comment l'armée israélienne opère à Gaza. Nous savons bien que ce n'est pas le cas"; contestant ainsi le rapport Golstone sur le conflit à Gaza.


L'ambassadeur semble donc dire que le rapport de l'ONU comporte des contre-vérités. Le Canard Enchainé ne peut s'empêcher de commenter ainsi: "L'ambassadeur se moque du monde. Des témoignages de soldats et d'officiers sur des exécutions de civils palestiniens, ainsi que sur l'utilisation d'obus au phosphore blanc contre des immeubles ont été publiées, après la guerre par la presse de Jerusalem,  puis confirmés par des ONG israéliennes."

Même la diplomatie de Barack Obama fut l'objet de commentaires acerbes et très hypocritesde la part de l'ambassadeur:

"Demander à Israël le gel intégral de la colonisation(....) est-ce vraiment réaliste?.(.... )Si la colonisation était le principal problème, on n'aurait pas attendu 2009 pour le traiter."

D'après le Canard Enchaîné, ces prises de position peu diplomatiques, cette liberté de ton inhabituelle pour un ambassadeur ressemblent au langage de l'Elysée et représenteraient donc fidèlement ce que pense Nicolas Sarkozy.

A moins que cet ambassadeur soit un sioniste zélé. En témoigne sa tentative d'empêcher l'organisation début 2009, d'une exposition palestienne à l'Institut du Monde Arabe à Paris, "Palestine : La création dans tous états", au motif que cela pourrait contrarier les relations de la France avec Israël.

Au moins, on a une confirmation du rôle de parrain de la droite israélienne pour Nicolas Sarkozy qui s'est donc assis sur les revendications palestiniennes comme le faisait Georges Bush en son temps. L'hystérisation de l'affaire du nucléaire iranien est du pain béni pour Israël et son parrain Sarkozy. Oui, c'est bien commode afin d'éviter de soutenir avec franchise Barack Obama, dans ses intentions de contraindre Tel Aviv à de vrais concessions aux palestiniens.

Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 10 2009 20:25
C'est une question qu'on peut légitimement se poser à propos du député-maire de Levallois. Apparemment, il n'était pas question de jumelage entre une ville de Guinée et sa bonne vieille ville de Levallois-Perret.

Onze jours avant le massacre du stade de Conackry où une manifestation avait été réprimée dans le sang, Patrick Balkany, ami de Nicolas Sarkozy, se trouvait sur les lieux. Soit le 18 septembre.

Les raisons de sa visite : motus et bouche cousue.

Mais, le shériff de Levallois s'est laissé aller à des déclarations d'une extrême gravité surtout quand on sait ce qui s'est passé juste 11 kours après!

Florilège des déclarations:

"La délégation ministérielle conduite par le général Sékouba Konaté, envoyé spécial du capitaine président Moussa Dadis Camara peut se frotter les mains. Des contacts ont été pris avec les plus hauts milieux politiques français. "Le ministère des affaires étrangères de France passe à côté de la plaque."

Puis, plus loin :

Les problèmes de l’Afrique ne se posent pas en terme d’élection. Il y a des problèmes plus sérieux que ça.

Et pour finir :

La candidature de Moussa Dadis Camara ne pose pas de problème, c'est un citoyen comme les autres.

On peut se demander pourquoi Patrick Balkany s'est permis une telle déclaration contredisant la position officielle de la France sur des élections en Guinée où elle excluait qu'elles puissent se faire sur la candidature de Moussa Dadis Camara, putschiste, répétant jusqu'ici qu'il restait pour assurer la transition démocratique et se retirerait après les élections.

Est-ce que le jeune chef de la junte a reçu des assurances voire des encouragements de la part de Balkany au point de décider de se représenter et de massacrer ses opposants?

Mais il y a plus...

Cette agitation guinéenne est étrange tout de même quand on sait que le ministre de la défense de Guinée a été reçu à Paris le 18 septembre, soit 11 jours avant les massacres et son adjoint au sénat français... Et par une curieuse coïncidence, le 16 septembre, Moussa Dadis Cama annonçait sa candidature à l'élection. Pourquoi une telle acitivité diplomatique et cette présence au même moment à Conacky de Patrick Balkany, l'ami du président Sarkozy?

Peut-être, Balkany a-t-il évoqué l'exemple d'un de ses amis, un président français voulant pendre un de ses adversaires à un croc de boucher et que cela a été mal compris par le putschiste.

Tout ceci explique bien pourquoi, le chef de la junte ne veut parler qu'avec Sarkozy et surtout pas avec le ministère des affaires étrangères. On apprend aussi que des soupçons de trafic d'armes visant à équiper certaines milices qui projettent une purification ethnique, pèsent sur de gros commerçants proches du régime.

Il semblerait donc que la France ait eu à arbitrer entre plusieurs positions, les unes soutenant la junte comme celle de Balkany, les autres souhaitant l'écarter (au ministère des affaires étrangères). Les massacres de Conackry apparaissent donc comme un diktat à l'opposition guinéenne de se tenir à carreau mais aussi à la France, sur la détermination des putschistes à se maintenir au pouvoir coûte que coûte surtout si de bonnes affaires sont en vue.

Voir sur le site gouvernemental Guinée 24










Par Milton Dassier - Publié dans : international - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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