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Missions d'OSS118

Lundi 16 mai 1 16 /05 /Mai 17:45

Une nouvelle mission d'OSS118, l'agent spécial de Nicolas Sarkozy

 

 

Hubert Vomisseur de la Bath toqua trois fois à la grande porte d’entrée du bureau que le garde lui avait indiqué.

Il leva la tête et aperçut une caméra de surveillance braquée sur son visage.

Un voyant rouge et un son strident lui signalèrent qu’il pouvait entrer.

Un homme grand et roux l’accueillit :

-          Une nouvelle mission vous attend, mon cher OSS118. Une grande et belle mission pour la France et la défense de ses valeurs, dit-il. Le président vous observe et espère beaucoup de votre réussite

-          Le service de la France est ma raison de vivre dit l’agent français.

 

La mission était simple : faire tomber DSK en lui tendant un piège. OSS118 vous raconte tout en exclusivité.

 

On savait que le directeur du FMI était un libertin aimant tout autant les voitures de luxe et les femmes frivoles. La semaine passée, mon mystérieux commanditaire, l’homme grand et roux, avait réussi l’opération « Carosse royal », une simple photo de la cible embarquant dans une Porsche.

Encouragé par ce succès, il avait entrepris de monter l’opération qui achèverait DSK : l’opération « Patota de Ipanema ».

Il s’était basé sur le sketch controversé de Stéphane Guillon. Les experts en com avaient jugé que DSK était assimilé à un queutard dans l’opinion publique. On pouvait donc exploiter cette faiblesse dans un sens médiatique grâce à une opération diabolique.

 

Je devais donc me rendre à New-York sous un faux nom et de rejoindre l’Hôtel Sofitel où DSK avait ses habitudes.

Parmi ses habitudes, les services d’une call-girl devenue son amie. C’était une jeune femme qui exerçait ce sinistre métier pour s’offrir des études coûteuses qui pourraient l’amener dans les sphères de l’élite américaine.

DSK l’avait prise sous son aile et l’encourageait autant qu’il le pouvait. Jamais il n’allait à New-York sans la rencontrer secrètement. Et ça, mon mystérieux commanditaire grand et roux l’avait appris de la bouche même des agents de la CIA chargés de surveiller DSK.

 

Le patron de mon mystérieux commanditaire, à ce qu’il paraît, avait eu pour beau-père un diplomate, lui-même fils d'un directeur de la CIA et, vous le comprendrez aisément, ça créé des liens, des liens du sang !

 

Et puis, nos jeunes UMP étudiant aux Etats-Unis, avaient pris l'initiative de filer DSK dès qu'il débarquait à New-York. Ils avaient logé la cible à l'hôtel Sofitel à plusieurs reprises.

 

Je devais donc intercepter la jeune call-girl juste au moment où elle monterait à la chambre de DSK, la chambre 2806. Puis, par un téléphone piraté, en imitant la voix de DSK, je devais appeler le room-service pour signaler un léger dégât dans la chambre ce qui ferait venir une femme de chambre qui avait la même silhouette plantureuse que l'amie de DSK. Le timing devait être parfait. On avait placé des micros dans la chambre pour que la femme de chambre arrive au moment où DSK était sous la douche.

 

Voici ce qui s’est passé.

La femme de chambre toqua à la porte 2806, elle n’entendit rien et utilisa son passe.

 

Une voix retentit : « Chérie, met-toi à l’aise, j’arrive. »

 

Intriguée, elle chercha dans la chambre d’où venait cette voix.

DSK vit la jeune femme de dos :

 

-          Excellente idée ce costume de soubrette, tu sais que tu m’exciteras toujours même si nos relations ont changé. Je te ferais remarquer que nous étions censés étudier les mécanismes des dettes souveraines et de l’infellation, comme dirait Rachida Dati..Hi hi hihi !…

 

Et il se présenta à elle, exhibant une belle érection comme il n’en avait plus depuis longtemps.

 

La femme de chambre se retourna et vit l’organe de DSK, tendu vers elle.

 

Horrifiée, la jeune femme avait déjà fait demi-tour. Soudainement, conscient de la méprise et de la possibilité d’un piège, DSK la poursuivit. Il était persuadé que la femme de chambre avait sur elle un micro voire un camescope, tout était possible. Il fallait à tout prix l’empêcher de sortir.

 

Pendant ce temps, j’avertissais en appel masqué, le poste de police de la NYPD, le plus proche.

 

-          Vite, j’ai entendu des cris et des bruits de lutte dans la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel. Un drame est en train de se produire. Il s’agit d’un pervers sexuel français très dangereux ! Je répète : un pervers sexuel français très dangereux!

 

La femme de chambre réussit à sortir. DSK était rassuré, en la fouillant de façon approfondie, il avait acquis la conviction qu’elle n’avait pas de micro. Il pouvait partir tranquille ce qu’il fit sans plus attendre.

Mais la femme de chambre, humiliée par cette situation, persuadée d’avoir échappé à un criminel sexuel, courut immédiatement au poste de police. Les policiers réagirent au quart de tour.

Pour ma part, je téléphonais à mon mystérieux commanditaire grand et roux qui m’assura que la France me serait redevable à jamais de cette mission délicate parfaitement réussie.

 

Pendant ce coup de fil, j’entendis une voix éloignée que je ne reconnus pas tout de suite qui dit : « Si ça foire et qu’on nous soupçonne, tu es sûr qu’on pourra charger Villepin ? »

 

 La suite vous la connaissez.

 

Par Milton Dassier - Publié dans : Missions d'OSS118 - Communauté : partage
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Vendredi 4 septembre 5 04 /09 /Sep 19:24

OSS118 est de retour. Pendant plusieurs mois, il avait disparu de la circulation. Le meilleur agent de la Sarkozie était en formation intensive dans une série de stages sur les sciences sarkoziques.

Il faut dire qu'après ses dernières missions pour le président, il s’en est passé des choses. Le divorce avec Cécilia, le mariage avec Carla, la répudiation de Rachida, la crise économique et financière, l’élection d’Obama.

 

Le président avait donc décidé que ses ministres et sa garde rapprochée suivraient une session de stages. Une nouvelle vision politique à construire à l’aune des évènements récents qui avaient secoué le pays. La place de la France dans le monde en dépendait !

 

OSS118 était donc de ce voyage au pays des idées… Voici son récit en exclusivité.

 

J'ai suivi un premier stage avec Bernard Kouchner et Eric Besson intitulé « Les droits de l’homme ne sont pas  un concept de gauche »

Au programme, un cycle de conférences de Bernard-Henry Lévy où le philosophe défendit l’idée d’ingérence dans les affaires de chaque individu au nom de la défense du peuple mondial. J’ai gardé quelques notes entre deux endormissements remplis de cauchemars.

 

Par exemple celle-ci : « Il faut absolument se convaincre, nonobstant la gravité des situations, que l’antisémitisme est le seul dogme capable de rassembler les obscurantistes de tous bords. En gommant nos différences, nous pouvons constituer un front international et éradiquer les

laboratoires infâmes où sont produites les idées réactionnaires et fondamentalistes. C’était le vœu du commandant Massoud, c’était le souhait de Daniel Pearl ».

 

Bernard Kouchner ajouta : « Depuis la chute de Saddam Hussein, les dictateurs tremblent à l’idée de connaître son sort funeste, mais chaque citoyen est un dictateur potentiel. Le monde doit donc s’ingérer au plus profond de l’individu et ce, jusqu’à la nausée qui précède l’expulsion libératrice des pulsions criminelles et despotiques.  »

 

Eric Besson approfondit la notion de droits de l’enfant. Sont-ils distincts de ceux de leurs parents ? Belle question qu’il développa avec humour et talent. Les droits de l’enfant sont certes sinueux car moins droits que ceux de leurs parents, mais, par souci d’humanité, l’enfant a un droit inaliénable : suivre ses parents où qu’ils soient ! En centre de rétention ou lors de la reconduite à la frontière.

 

Un deuxième stage avec pour formateurs Alain Minc et Jean-Marie Meyssier : « Education à l’usage du trampoline pour rebondir sur les marchés financiers ».

 

L’idée maîtresse est que le marché n’est pas un tapis vert pour y miser l'argent des autres ou un tatami destiné à régler ses comptes à ses concurrents mais, un trampoline où le trader se sert de ses chutes pour rebondir et ainsi grimper encore plus haut. Tout n’est qu’affaire de psychologie en fait et de confiance dans le trampoline. C’est exactement ce qu’a compris notre président quand il a donné l’argent de l’état pour amortir la chute des banques et leur permettre d’atteindre des sommets. L’effet rebond, tout le secret est là.

J’ai osé une question : « Que se passe-t-il si le trader rate le trampoline ? » Leur réponse sonna comme une évidence : « On le laisse se planter puis on met un trampoline un peu plus large ! Le seul devoir régulateur de l’état est de toujours fournir des trampolines adaptés à l’ambition des marchés et surtout, de bonne qualité. »

 

Un troisième stage avec Frédérique Lefèbvre, Serge Dassault et Laurence Parisot intitulé : « Le travail de nuit peut-il sauver l’économie ? »

Serge Dassault rappela avec son ton direct que si l’économie chinoise bouffe peu à peu toutes les autres, c’est parce que les travailleurs chinois ne pantouflent pas dans leurs entreprises. Comme ils travaillent de nuit, ils n'ont plus besoin de pantoufles. Il suggéra donc d’instituer le travail de nuit pour tous avec pour incitation, une défiscalisation des heures travaillées de nuit...
 Un avantage qui non seulement relancerait la production mais stimulerait les exportations. Ben oui, on pourrait exporter à toute heure, finis les problèmes de décalage horaire.

Laurence Parisot insista sur les nombreuses créations d’entreprises qu’une telle mesure susciterait. Après tout, il faudra les transporter, les nourrir, leur fournir des services, les distraire aussi la nuit, ces travailleurs méritants.
Emballé par cette idée, Frédéric Lefèbvre conseilla à notre président de ne permettre aux gens malades de se soigner et de se reposer que la nuit. Après tout, pendant le ramadan, les musulmans ne mangent-ils pas qu’après le coucher du soleil ?

Les représentants du Nouveau Centre obtinrent à l'arraché que les enfants soient exemptés du travail de nuit à condition de présenter un certificat médical.

Christine Boutin posa le problème de la fréquentation des églises qui se videraient encore plus. Notre président proposa que chaque entreprise mette à disposition une salle aux fins d'y célébrer des messes enregistrées en vidéo pendant les quarts d'heure de pause

 

Max Gallo avait en charge le stage sur « le devoir d’histoire ».

 

En finir avec le devoir de mémoire, en finir avec la tentation de la repentance. C’était une question de survie nationale. La révolution de 1789 et l’avènement de Napoléon avaient donné à la France une nation et un état fort, déculpabilisé car débarrassé de toute dette morale envers une aristocratie et un roi de droit divin. La grande avancée était que le peuple pensait s’être divinisé au point de pouvoir proposer la charge de le diriger en élisant les meilleurs de ses membres. Malgré sa petite taille, Napoléon l’avait parfaitement compris en s’instituant non pas « Empereur de France » mais « Empereur des Français ». Pour diriger avec l’enthousiasme du peuple, il fallait donc se donner de la hauteur tout en faisant populaire.

 

L’audace de celui qui ose à la façon d’un homme du peuple compensait les erreurs, les intentions étaient mises en avant pour masquer l’absence d’action et les élections étaient voulues comme une bataille contre des ennemis nombreux mais assurément moins forts. Il ne resterait plus qu’à créer de belles histoires pour remplir les livres d’histoires…

 

A l’issue de ces journée, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie animèrent une table ronde : « Enfance et citoyenneté »

Une vision novatrice car très visionnaire fut émise par notre président, ce guide incomparable de la pensée.

 

« Tout citoyen est comme un enfant. Les enfants trépignent, cassent leurs jouets, hurlent dés qu’on les touche, font des caprices et remettent en cause la justesse des actes de leurs parents.

Or un enfant, on le protège de lui-même et des autres en le corrigeant s’il franchit les limites. Et si ça n’est pas suffisant, on le montre du doigt à la télé dés qu’il fait un faux-pas. Ce n’est qu’une fois éduqué et conscient de ses turpitudes passées qu’il se rendra compte du sacrifice de ceux qui en ont la charge. Les citoyens finalement, sont pareils.

Et il ajouta: "pour un faux pas, ça sera un "faut pas", voilà ce que nous devons dire aux citoyens avec la plus grande détermination! Et qu'on ne nous dise pas qu'il y a des problèmes de compréhension entre la police et les citoyens!"

La police a donc un rôle éducatif et pédagogique que nous allons souligner en créant un haut-commisariat à l’éducation sécuritaire et morale, Manuel Valls serait parfait à ce poste et ainsi nous prendrions la gauche à contre-pied, cette gauche archaïque qui nous accuse de brimades. »

 

Vous le voyez, la France est de nouveau sur les rails.. La faute à notre bien-aimé président.

Par Milton Dassier - Publié dans : Missions d'OSS118 - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 8 décembre 6 08 /12 /Déc 23:35

Le 26 juillet, OSS118 nous faisait part de sa première mission intitulée: "Les missions secrètes d’OSS 118 : Faux alibi à Tripoli pour OSS 118"

A la veille de la visite du turbulent colonel Kadhafi à Paris, relisez ceci, c'était à cette adresse:

 

http://miltondassier.over-blog.com/article-11529673.html

 

Le génie de notre président
.........
Connaissant le goût du spectacle de Kadhafi, le chef élu du grand peuple français avait eu l’idée géniale de joindre à sa lettre, une dizaine de billets d’entrée à Disneyland Paris, tous accompagnés d’une photo dédicacée de sa main : "Ensemble, tout devient possible !" avait-il écrit pour montrer que l’offre d’amitié de la France n’était pas un vain mot.

Ainsi, il pardonnait à l’enfant terrible du désert ses errances passées lors de la guerre au Tchad, l’asile offert aux terroristes de l’extrême-gauche radicale européenne et l’attentat du DC10 d’UTA en plein Ténéré. Les bédouins sont durs mais pas insensibles avait prédit notre guide suprême de la rupture tranquille.

A Lisbonne, Sarkozy a dit à Kadhafi devant toutes les caméras: "Je suis heureux de vous accueillir à Paris".

Le deal de juillet se poursuit aujourd'hui même...

 

Par Milton Dassier - Publié dans : Missions d'OSS118
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Vendredi 23 novembre 5 23 /11 /Nov 17:38
 
oss118.JPG Plus de nouvelle d’OSS118 ? Détrompez-vous, après une période de mise à l’écart, le revoilà dans une mission de confiance : veiller sur le sommeil du président.
 
Chers Amis,
 
A la suite de notre échec à la coupe du monde de rugby, j’ai été affecté à la garde du président pendant la nuit.
C’est une tâche très difficile car, depuis quelques temps, le président fait des cauchemars qui se terminent presque à chaque fois par un réveil en sursaut et des hurlements de terreur.
En général j’arrive en courant, l’arme à la main au cas où j’aurais à surprendre un dangereux terroriste. Heureusement, la seule terreur à laquelle je dois faire face, c’est celle que je lis sur le visage de notre bien-aimé président.
La dernière fois, il était en sueur, les yeux remplis d’une grande frayeur, prêt à donner des poings et des pieds contre des ennemis invisibles, il criait : « A moi la France ! Mort aux cons ! Vous ne m’aurez pas ! ». Je le réveillai et le serrai tout contre moi et une fois remis de son combat onirique, il se confia à moi.
 
 
 
-         Cher Hubert, je suis un homme seul, abandonné de tous, je dois faire front aux ennemis de la France, y compris les français eux-mêmes. Et tous se sont entendus, tous ont comploté de vils desseins pour me faire trébucher et me frapper à terre, les lâches ! Rachida m’a dit que mes rêves sont à l’image de ma mission pour le pays. Titanesques !
 
Il fallait que je le rassure, que je créé chez lui un choc de confiance
 
-          Vous êtes comme Alexandre le Grand, mon bien-aimé président : entourés de Cassandres et de généraux félons mais aussi de jeunes officiers fidèles issus de la diversité, vous avez enrôlé les forces vives de la nation à la conquête des nouveaux territoires de la réforme, vos victoires ont repoussé plus loin les frontières de la politique. Vous avez libéré de vastes contrées sauvages peuplées de barbares à gauche et rallié à votre bannière certains de leurs meilleurs officiers qui ont reconnu en vous le porteur d’un nouvel espoir pour une civilisation prospère que vous seul, pouvez incarner.
 
-         Merci, Hubert, j’ai toujours su que je pouvais compter sur toi. Mais je fais toujours le même cauchemar et ça mine tous mes efforts.
 
-         Dites le moi, mon président, ça vous soulagera.
 
Il me regarda droit dans les yeux, une lueur inquiète dans le regard…
 
-         Ca commence toujours pareil, je marche dans un tunnel, je regarde l’heure à ma Rollex et je me dis : « je vais être en retard ». Je cours avec mes amis CRS, je pense à Cécilia que j’aime tant et quand j’arrive, on me dit qu’elle m’a quitté. Khadafi apparaît un bref instant et me serre la main en répétant sans arrêt : « Merci ! ». BHL me montre la direction de Washington, j’y aborde avec le yacht de Bolloré et me retrouve avec la famille Bush qui se fout de ma gueule me demandant toutes les cinq minutes : »Jacky euh pardon, Cécilia angine blanche, tout ça tout ça ha ha ha ha ! ». C’est alors que je vois le visage de P’tit Louis qui me dit : « Papa n’est pas là, papa n’est pas là ! » Je lui hurle : « Mais je suis là, je suis ton père ». Il me répond : « Nooon ! Prouve-le, Papa n’est pas si petit, fais un test ADN ! ». Des infirmières bulgares m’attrapent, m’embrassent, elles veulent voir Cécilia. Comme elle n’est pas là, elles lèvent leurs seringues et veulent me faire un prélèvement ADN. Une journaliste de CBS m’agresse et me dit : « Mister Président, sans Cecilia, vous ne serez jamais Kennedy ! »
 
J’étais sidéré par ce qu’avait subi cet homme si bon, si fort. Des forces occultes travaillaient au sein de son psychisme pour le rendre fou. Peut-être l'avait-on drogué à son insu?  Ses cauchemars étaient comme des appels au secours.
 
-         C’est terrible, de quoi perdre la raison mais je ne vous abandonnerai pas, président, continuez à tout me dire.
 
-          Merci, mon brave Hubert, toi au moins tu comprends ! Voilà Je poursuis ma course dans le tunnel et je me retrouve nez à nez avec Juju le pêcheur qui me crie : « Monsieur 140%, je vais te mettre un coup de boule ! ». Je reprend mon jogging avec mes amis CRS et j’aperçois Fillon qui me double dans un char d’assaut en disant : « c’est la faillite, on va tous crever ! ». C’est alors qu’un cheminot descend de son TGV et me tend sa fiche de salaire sous le nez, l’air menaçant. Rachida me tire par le bras, elle pleure à chaudes larmes car des magistrats et des avocats en colère lui ont déchiré son dernier ensemble Dior à 1800 €  pour les 320 tribunaux et conseils de prud’hommes qu’elle a fermés. Je reviens sur mes pas. Au loin, Ingrid Bétancourt fait des signes à Chavez qui ne voit rien. Des policiers surgissent, se lancent à ma poursuite la matraque levée, me doublent et plaquent au sol un enfant immigré. Dans un coin, il y a Kouchner qui fait une crise de nerfs, des notables du CRIF le soutiennent par les épaules. Retrouvant sa grandiloquence, il me propose d’attaquer l’Iran immédiatement et de bombarder le Hezbollah. Au bout d’un couloir, des musulmans barbus me font face, je me retourne vers Barroso et je lui dis :« mais il y a trop de musulmans en Europe, ça devient dangereux pour les moutons de France. » Jack Lang me tape sur l’épaule : « Dessine-moi en mouton ! ». Je m’enfuis et bouscule Besson, un poignard plein du sang de Ségolène Royal à la main. Dans un couloir, des hordes de noirs déchaînés chantent en me faisant des signes hostiles : « Nous sommes les africains, les africains qui venons de loin… ».  C’est là en général, que je me réveille.
 
Il poussa un profond soupir et guetta ma réaction.
 
-         Président, c’est trop horrible, je veillerai sur vous.
 
-         Mon brave Hubert, la seule chose qui me permettrait de retrouver le sommeil, ça serait que tu me dises que tout ça n’est jamais arrivé, que ces rêves ne reflètent en rien la réalité. Dis le moi, Hubert, dis-le moi !
 
 
-         Euh ! Mon président, je dois vous le dire, je vous dois la vérité. Tout ça ne s’est pas réellement passé ; c’est dans votre tête, enfin…pas tout et pas comme ça. Vos rêves sont comme un excès de caricatures. Vous voyez, alors, comme vous l’avez si subtilement dit : il vaut mieux un excès de caricature que pas de caricature du tout.
 
 
Palais de l’Elysée, le 23 novembre 2007
Par Milton Dassier - Publié dans : Missions d'OSS118
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