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Jeudi 28 juillet 4 28 /07 /Juil 15:51

Regardez bien cette vidéo!

 

C'est le général Wesley Clark, ancien général commandant l'OTAN de 1997 à 2001 qui est interviewé. Il affirme sans ambiguïté, sans langue de bois, que l'objectif défini par Bush et les neoconservateurs en 2001 était que les Etats-Unis prennent sept pays en cinq ans. Et de répéter plusieurs fois la liste des pays visés: Irak, Syrie, Liban, Libye, Soudan, Somalie et l'Iran.

 

 

Voyons où on en est dans l'application de ce plan.

 

L'Irak fut une réussite si on se place du point de vue du plan américain mais à un prix très élevé.

 

Il y eut aussi toute cette campagne politique, médiatique à grande échelle visant à affaiblir l'Iran, à le stigmatiser, à en faire le pays à détruire.. L'opération a échoué à cause du trop grand risque mais ce n'est que partie remise...

 

La Syrie est dans le collimateur. Révolte du peuple, résistance du parti au pouvoir, le Baas qui bénéficie d'une assise populaire bien plus forte que celle de l'UMP!. La Syrie risque d'être la proie des prédateurs avec pays arabes pro-occidentaux en médiateurs.

 

Le Liban. pour l'instant, rien n'a pu déstabiliser le Liban et surtout le Hezbollah.

 

La Somalie toujours aux mains de seigneurs de la guerre opposés à des milices islamistes

 

Le Soudant vient d'être coupé en deux. On peut être sûr que le Sud Soudan indépendant sera l'objet d'une attention et d'une bienveillance appuyée de la part des occidentaux.

 

La Libye est dans le tunnel. Il semblerait que l'initiative ait été française et cautionnée par les anglais puis l'OTAN. L'échec est latent mais un règlement du conflit pourrait conduire à une partition du pays ou à des enclaves administrées par l'ONU.

 

 

 

 

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : Tel est le monde !
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Mardi 5 juillet 2 05 /07 /Juil 18:01

Dans l’affaire DSK, il y a des choses surprenantes. On est passé en quelques jours d’une possible condamnation à 74 ans de prison à un non lieu qui devrait être annoncé prochainement.

 

Etrange non ?

 

Plus étrange encore, pourquoi le directeur du FMI a-t-il été coupé du monde pendant dix jours quand il fut mis en prison, sans aucune possibilité de contact extérieur hormis avec ses avocats ? Le FMI en fut totalement paralysé et DSK, poussé à démissionner. Juste après cette démission, le juge accédait à sa demande de liberté sous caution avec contrôle judiciaire renforcé..

 

La chute du directeur du FMI est tout de même tombée à un moment où le FMI devait prendre des décisions essentielles qui, à en croire, Thierry Meyssan, ne plaisaient pas aux néoconservateurs occidentaux.

On ne le rappellera jamais assez, ceux-ci ont pour credo, le libéralisme économique et financier absolu. C’est le libre-échange qui régule les marchés. Dans cette partie de poker, celui qui gagne, c’est celui qui domine les autres.

Or, les Etats-Unis, pour peu que leur économie soit en mauvais état, veulent garder le privilège que leur dollar demeure la monnaie de référence pour les échanges commerciaux. Il leur suffit de faire marcher la planche à billets pour que leur passif soit digéré grâce au commerce mondial. Les pays émergents voient d’un mauvais œil le maintien de cette hégémonie qui les bride dans leur expansion.

 

Christine Lagarde fut nommée à la place de DSK, sans doute pour mener une politique bien moins audacieuse qui préservera les Etats-Unis de toute contrainte ou perte de domination.

 

Thierry Meyssan avance donc que DSK avait choisi une voie réformiste qui gênait les Etats-Unis même si ils ne l’annonçaient pas publiquement. DSK avait triplé les fonds propres du FMI et avait fait émettre pour 250 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS) avec un poids réduit du dollar dans le panier qui les compose.

 

 

Ainsi, ces DTS  risquaient de devenir non pas un instrument monétaire technique mais une véritable monnaie de référence virtuelle qui aurait progressivement diminué l’influence du dollar. On entrait ainsi peu à peu dans un embryon de gouvernance financière mondiale articulée autour du FMI.

 

Et, quand cette monnaie de référence devait-elle devenir officielle ? Le 26 mai 2011 lors du G8 à Deauville… Bien entendu, tout cela a été suspendu…

 

Dans son analyse, Thierry Meyssan va plus loin et explique qu’un pays d’Afrique avait décidé de mettre en place une monnaie de référence africaine basée sur le cours de l’or et la monnaie virtuelle du FMI (les DTS), pour se passer à terme du dollar dans les échanges interafricains. Un pays riche, aux finances saines, disposant d’une ressource énorme et ayant investi en Afrique dans de vastes projets de développement transnationaux aux côtés de la Chine et de la Russie.

Projets de voies ferrées, de routes, d’autoroutes pour relier entre eux tous les pays du Maghreb d’Est en Ouest et les pays du Sahel du Nord au Sud en passant par le Tchad.

 

Mais quel est donc ce pays ?  

 

La Libye

 

On ne saura pas si la chute de DSK a été voulue par les américains et leurs alliés français et anglais. Cependant, on ne peut qu’être frappé par la coïncidence des dates. DSK tombe juste avant de pouvoir mettre en place les nouvelles règles du FMI, la Libye est envahie fort opportunément depuis le mois de mars, soi disant pour aider des rebelles dont on est incapable de savoir s’ils sont d’authentiques démocrates. A côté des livraisons d’armes et de l’instruction militaire fournie par l’OTAN, les occidentaux ont aidé les rebelles à la mise en place d’une structure financière, une banque centrale des insurgés tout en bloquant les avoirs de la banque centrale du régime Kadhafi.

On voit donc bien qu’assurer un contrôle sur les finances de la Libye était bien plus urgent pour les occidentaux que des institutions démocratiques, sanitaires ou judiciaires que le peuple libyen « libéré » aurait pu désirer !

 

Si l’histoire confirme ces éléments et cette analyse, il semblerait donc qu’on assiste d’une part à un sauvetage de l’hégémonie financière occidentale et à une recolonisation de l’Afrique au profit des occidentaux, américains en tête. Les enjeux étant si importants, si colossaux que le sacrifice de DSK ne représente pas grand-chose aux yeux de ceux qui l’ont voulu.

 

Vous noterez que la grande presse marchande française n'a pas dit un mot ni sur la politique financière du FMI de DSK, ni sur les enjeux financiers et géopolitiques que représente la conquête de la Libye.

 

 

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 19 avril 2 19 /04 /Avr 16:57

Je me suis documenté sur la Libye de Khadafi. C’est vrai qu'à lire certains commentateurs, le sulfureux colonel serait un dictateur sanguinaire de la pire espèce, incapable d’avoir du cœur pour son peuple.

 

Pourtant, nonobstant les atteintes aux droits de l’homme, il y a des choses très positives dans la gouvernance de Khadafi.

 

Il faut dire qu’avec son pétrole et son gaz naturel, la Libye est un pays très riche, le plus fort PNB par habitant de tout le continent africain (12500 dollars par an et par habitant).

En plus, cette prospérité est amenée à durer puisque la Libye abrite les plus grosses réserves de pétrole de toute l’Afrique.

C’est aussi le pays d’Afrique où le taux d’analphabétisme est le plus bas, l’éducation entièrement gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans pour les garçons comme pour les filles, et les dépenses de santé, entièrement prises en charge par l’état.

 

Donc au départ, on peut parfaitement  reprocher à Khadafi son autocratie et le manque d’institutions démocratiques mais, une chose est sûre, le peuple libyen ne crève pas de faim. Les importantes dépenses d’infrastructures et de développement sont assurées par les revenus du pétrole. La production de pétrole a été nationalisée et les compagnies étrangères bénéficient d’accords de coopération qui restent sous le contrôle du gouvernement.

Le peuple libyen reçoit des facilités financières de la part de l’état pour assurer sa prospérité : prêts à taux zéro de la part de la banque centrale, prime de 50.000 dollars lorsqu’un couple se marie..etc.

Tout cela explique pourquoi les insurgés se rendent au front à bord de rutilantes voitures, voire en 4x4.

 

Khadafi a même réussi le pari très coûteux (30 milliards de dollars) d’assurer l’autosuffisance en eau pour presque tout son pays en installant tout un système qui permet à l’eau des gigantesques nappes phréatiques du sud libyen très désertique d’être acheminée au nord.

 

 

Le titre de la vidéo parle de propagande car elle est réalisée à partir d'images de l'état libyen. Mais ce qu'elle décrit a vraiment été réalisé. 

 

Le dictateur souhaitait même sortir du dollar et de l'euro pour ses échanges commerciaux en adoptant une monnaie commune à l'Afrique et au monde arabe.

 

Les grandes questions qui méritent d’être posées sont alors simples :

 

Les insurgés garantissent-ils que les acquis socioéconomiques défendus par le régime de Khadafi seront maintenus ?

 

L’éducation restera-t-elle gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans ?

La santé restera-t-elle gratuite et de bonne qualité ?

Les facilités bancaires aux gens du peuple perdureront-elles ?

La Banque centrale libyenne aura-t-elle les mêmes prérogatives et la même indépendance par rapport aux marchés mondiaux ? Grâce à ses richesses, la Libye se passe parfaitement du FMI et des apports financiers extérieurs.

La production de pétrole restera-t-elle nationalisée ?

 

Ou bien va-t-on assister, en cas de victoire des insurgés, à une remise en cause de ce système « socialiste » au nom du libre échange et de la démocratie? Dans ce cas, l’on verrait, à coup sûr, une domination économique et politique occidentale sur un pays qui avait largement les moyens de s’en passer.

 

L’insurrection libyenne, malgré sa sincérité et son enthousiasme, a aiguisé bien des appétits et sert de prétexte à un affaiblissement politique et militaire de la Libye, propice à son asservissement progressif.

 

C’est bien là que le bat blesse.  Il est difficile de soutenir une rébellion aux objectifs les plus nobles, chasser un dictateur et instaurer la démocratie, tout en voyant clair dans le soutien des occidentaux pour qui l’essentiel est d’avancer leurs pions et conquérir un pays et ses ressources en le vassalisant.

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 5 avril 2 05 /04 /Avr 17:55

Laurent Gbagbo serait prêt à laisser le pouvoir et négocierait son départ.

Voilà une bonne nouvelle !

Laurent Gbagbo vient peut-être de comprendre qu’il risque sa peau à rester plus longtemps au pouvoir et surtout sa trace dans l’histoire de l’Afrique ne pourrait être qu’une simple tâche.

 

Malgré les passions vécues dans le camp des deux adversaires politiques, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, il faut remettre en perspective que ce dernier est au pouvoir depuis plus de dix ans, qu’il a, à son actif une guerre civile, qui a fait de nombreux morts et a failli provoquer la scission de son pays.

Dix ans au pouvoir, c’est trop ou alors doit-on se réjouir que le peuple d’un pays tel que la Côte d’Ivoire se satisfasse de dirigeants qui prennent le pouvoir et ne le quitte plus.

Voilà pourquoi, pour ma part, je suis favorable au départ de Gbagbo. Son bilan est négatif et son maintien au pouvoir plus que douteux. Gbagbo a trahi sa parole. Il s’était engagé à placer le processus électoral sous l’égide de l’ONU, il n’a pas accepté sa défaite en rejetant la part des votants d’une partie du pays plus favorable à Ouatarra puis, il a foulé au pied les principes démocratiques qui veulent que le dernier mot revienne au peuple tout entier. Cette situation ubuesque a affaibli son pays qui va se retrouver encore plus dépendant des grandes puissances qu’il ne l’était auparavant.

 

Pensons aussi à ceux qui, soit par intérêt, soit par naïveté le soutiennent encore, au péril de leur vie. Autant Gbagbo vivra-t-il une retraite sans nuage dans un pays d’accueil, autant ses partisans, en restant,  subiront-ils des représailles de la part des vainqueurs avec toute la férocité qu’ils ont accumulée depuis des mois.

 

Ouatarra fera-t-il mieux que Gbagbo? Remplacera-t-il la corruption du clan Gbagbo par celle de son clan ? Pensera-t-il en priorité à l’essor de son pays et de ses habitants ? Rien n’est sûr, c’est un néolibéral plutôt autoritaire dont on dit qu’il fut impliqué dans des exactions à l’époque de son ascension politique dans l’entourage d’Houphouët Boigny. Il se dit même qu’il aurait mis Laurent Gbagbo et sa femme en prison quand il était aux affaires. Ce qui explique certainement la rancœur et l’acharnement de Gbagbo à ne pas céder le pouvoir à son vieil ennemi.

 

On pourrait se dire ainsi que choisir entre Ouatarra et Gbagbo, c’est comme choisir entre la peste et le choléra. Néanmoins, justice doit revenir à celui qui a gagné les élections.

 

Le peuple ivoirien est lassé de ces luttes intestines, ces rivalités qui le prennent à témoin, puis l’entraînent sur la pente dangereuse du chaos et de la guerre civile.

 

Il faudra scruter à la loupe les premiers pas d’Alassane Ouatarra et l’attitude des occidentaux.

 

Avec la crise libyenne et ivoirienne, il est certain que la diplomatie française a pris un virage à 180 degrés ces derniers temps. Elle a remplacé l’immobilisme conservateur par un pragmatisme opportuniste, à l’américaine.

 

Elle a remplacé le néocolonialisme et les contrats juteux par l’impérialisme et certainement des contrats encore plus juteux. La France devient, peu à peu, un sous-traitant de l’impérialisme occidental.

 

C’est comme dans une famille mafieuse. Il y a le parrain et il y a ses fils qui s’occupent chacun de certains secteurs avec une certaine liberté du moment que le parrain y trouve intérêt pour toute la famille. La filiale « Afrique » semble être confiée à la France, redevenue digne de confiance malgré des dissensions et des égarements.

 

Le talent de Nicolas Sarkozy, ces dernières semaines, c’est d’avoir réussi ce difficile virage de sa diplomatie et de faire croire aux français, par ses initiatives, qu’il est encore dans la lignée d’un de Gaulle ou d’un Mitterrand en politique étrangère.

 

Nous savons tous qu’il n’en est rien.

 

La preuve avec ce retrait de l’US Air Force des attaques en Libye… Apparemment, les Etats-Unis laissent l’OTAN et les européens régler le problème militairement et en tirer la gloire qui les comblera d’aise.

 

Par la suite, avec l’aide de la Grande-Bretagne, ils proposeront aux nouveaux dirigeants libyens de quoi leur assurer paix et protection pour longtemps contre une base militaire par exemple ?

 

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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