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géopolitique

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 11 2009 19:14

Tout semble le démontrer : La Palestine est condamnée à disparaître démembrée.

 

Regardez bien la carte de la Cisdordanie actuelle et de ce que contrôlent réellement les palestiniens.



 

Trois zones presque coupées les unes des autres : Le sud de Jerusalem à Hébron, le nord de Jérusalem à Jénine en passant par Ramallah et Naplouse et un îlot à l’est avec Jericho.

Le mur et les colonies israéliennes ajoutées à la centaine de check-points achèvent de donner une impression de morcellement. Dans ces conditions, un état palestinien ne serait qu’une fédération de cantons non reliés entre eux.

 

Et puis n’oublions pas Gaza qui n’est pas relié à la Cisjordanie.

 

Après avoir refusé le gel des colonisations pourtant demandé avec insistance par ses amis occidentaux, après avoir donné l’autorisation de la construction de 900 logements à Jérusalem-est, il ne fait plus aucun doute qu’Israël ne souhaite pas voir émerger un état palestinien avec Jérusalem pour capitale.

 

Finalement, une carte aide à mieux comprendre le projet politique israélien pour ses propres frontières et l’avenir des palestiniens.

 

Il y aura bien une autorité palestinienne sur des territoires de Cisjordanie, et ce sera sans doute les quatre entités que sont Hébron, Naplouse, Jéricho et Ramallah.

 

Il y aura aussi une entité palestinienne à Gaza.

 

Les négociations que veulent les israéliens consistent à placer tout le monde devant le fait accompli et obtenir que les palestiniens acceptent les territoires en l’état avec quelques concessions politiques et territoriales pour donner un peu de cohérence à ce qui apparaît fortement morcelé mais juste un peu. Au mieux les quatre morceaux de Cisjordanie palestinienne pourraient être reliés par des routes contrôlées par les deux pays.

 

Gaza et la Cisjordanie resteront coupées l’une de l’autre.

 

Ainsi enclavé et morcelé, cela entraînera la mort de toute souveraineté viable de cette Palestine.

 

Et Israël espère sans doute, que des négociations ultérieures sous l’égide de l’ONU et sans remise en cause de ses frontières nouvelles, pourraient faire de la Jordanie voisine la tutrice de la Cisjordanie palestinienne et l’Egypte le tuteur de Gaza. Des tutelles avant un probable système d’annexion de la Cisjordanie par la Jordanie, et de Gaza par l’Egypte. Ou alors un système de fédération.

 

A la base, cette idée existe depuis longtemps chez les sionistes purs et durs y compris à gauche.

La droite israélienne a toujours prôné l’idée d’un « Grand Israël » sans toutefois le définir précisément en terme de frontières mais toujours en y impliquant le contrôle du Jourdain, si important pour l’approvisionnement en eau.

Shimon Pérès s’est toujours prononcé en faveur d’une fédération jordano-palestinienne en paix avec Israël.

 

Sans doute les occidentaux vont-ils s’apercevoir qu’ils auront été très légers en soutenant mordicus Israël y compris contre l’avis des résolutions de l’ONU. Leur crédibilité sera fortement entamée avec pour conséquences une perte d’influence sur la diplomatie du monde et de fortes tensions internes communautaires au sein de leur pays respectifs.

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 18:41

Il y a quelques jours, Hillary Clinton a annoncé que l’administration US ne faisait plus du gel de la colonisation israélienne à Jérusalem et en Cisjordanie, un préalable pour son soutien à Israël lors de la reprise des négociations avec l’autorité palestinienne.

Ce revirement montre la faiblesse américaine non seulement dans les dossiers du Proche-orient mais sur l’ensemble de la scène diplomatique.


Les prédictions de personnes averties comme Emmanuel Todd se sont donc réalisées. Celui-ci décrivait, dés 2002, la course vers l’abîme des Etats-Unis, l’affaiblissement économique s’ajoutant à la démesure des moyens militaires déployés pour contrôler certaines parties du monde et la perte de crédibilité qui en résulterait.

Un pays qui ne peut plus faire face aux exigences de sa politique internationale et de sa prétention à être le gendarme du monde, un pays miné de l’intérieur par les outrances d’un capitalisme financier qu’il a contribué à favoriser et le lobbying, voilà ce que sont devenus les Etats-Unis.

 

Petit à petit, depuis la fin du 20ème siècle, les théâtres d’opérations et les zones de conflit se sont déplacés vers l’est. Irak, Tchetchènie, Géorgie, Afghanistan, Pakistan. L’Asie centrale dans son ensemble se trouve sous le feu des rivalités entre grandes puissances régionales et mondiales. Les occidentaux risquaient d’être les grands absents d’une région où quatre puissances nucléaires rivalisent d’influence sur des pays regorgeant de ressources énergétiques : Russie, Iran, Irak, Pakistan, anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

 

Leur guerre contre le terrorisme fut donc la grande trouvaille des think tanks américains pour s’ingérer militairement en Asie centrale : Irak, Afghanistan et aujourd’hui le Pakistan avec en plus des bases militaires dans des pays « amis » : Turquie, monarchies pétrolières de la péninsule arabique et du golfe persique, Tadjikistan.

Les talibans, Al-Qaïda, les rebelles pakistanais sont finalement bien commodes pour justifier cette présence occidentale. A condition qu’elle soit couronnée de succès militaire sinon les opinions publiques en occident pourraient la remettre en cause.

On comprend donc aisément l’importance mythique des attentats du 11 septembre. Une capitalisation à long terme avec un retour sur investissement en dividendes géopolitiques et économiques.

 

Après avoir envisagé avec logique de prendre leurs distances avec les Etats-Unis lors de la seconde guerre d’Irak, les occidentaux, en bons vassaux des USA, sont à présent tous ralliés à la guerre contre le terrorisme. Pourtant, du temps de l’amitié Chirac-Schroeder, l’occasion était belle pour la France et l’Allemagne de coordonner leurs politiques étrangères et de se rapprocher de la Russie et de la Chine et gagner ainsi en souveraineté.

 

Il aurait suffi que la France et l’Allemagne partagent le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU pour que le duo ainsi formé pèse comme une grande puissance capable de choisir ses amis et refuser les ennemis qu’on a trop souvent tendance à lui imposer.

Une puissance bipolaire de 150 millions d’habitants au PIB de 6700 milliards de dollars à la tête de l’Union Européenne, possédant l’arme nucléaire et un siège au conseil de sécurité de l’ONU aurait eu un poids bien plus important pour négocier les changements qui secouent le monde.

 

Au lieu de ça, les nouveaux responsables de la France et de l’Allemagne se sont dépêchés de recoller les morceaux avec des Etats-Unis déjà affaiblis qui, malgré leur colère, n’avaient pas pu prendre de mesures de rétorsion envers elles après l'épisode irakien. Une fois la colle prise, c’est avec des courbettes qu’ils rencontrent les dirigeants américains comme vient de le faire Angela Merkel tout dernièrement. Comme des collégiens boutonneux, chacun tente de montrer à son l’opinion publique qu’il a une relation privilégiée avec le "mono" américain.

 

Cette vision sans envergure d’un monde toujours dominé par des Etats-Unis pourtant faibles, n’augure rien de bon. Car l’oncle Sam va continuer sa descente aux enfers pendant que d’autres pays disputeront aux occidentaux leur influence : La Russie mais surtout la Chine, l’Inde, le Brésil. Leur passé de pays du tiers-monde leur donne un avantage considérable pour nouer des relations équilibrées avec les pays qui possèdent les ressources minières, agricoles et énergétiques dont ils ont besoin. C’est ce que fait la Chine avec l’Afrique, c’est ce que fait le Brésil en n’hésitant pas à se rapprocher des pays de l’ALBA et donc d’Hugo Chavez.

C’est ce que font la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie avec l’Iran.

 

Une Turquie qui remet en cause en ce moment même la relation privilégiée qu’elle avait avec Israël. Il faut dire qu’elle a bien senti qu’une attaque de Tel Aviv contre l’Iran nuirait à ses propres intérêts. L’Iran et la Turquie ont une frontière commune… Il y a aussi l’aveuglement des dirigeants européens dont certains, comme Nicolas Sarkozy affichent une authentique hostilité à la Turquie tout en affirmant qu’Israël fait virtuellement partie de l’Union Européenne !

 

Tout cela ressemble fort à une rivalité pour se partager un gros gâteau. L’Afrique aux français, aux européens et à la Chine. L’Amérique du sud en bonne voie de se libérer du joug US.  L’Extrême-orient à la Chine et les occidentaux grâce à l’Australie, la Corée et le Japon. L’Asie centrale comme point de convergence de tous les appétits.

 

Pas étonnant que ça chauffe là-bas plus qu’ailleurs !

 

Dommage que la France en soit réduite à suivre, le regard torve et le dos courbé, la politique étrangère américaine en trépignant de pouvoir se mettre en avant.


Bien maigre consolation pour son larbinisme sioniste et atlantiste!

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 17:41

Une fois de plus, on nous refait le coup du grand méchant loup qui menace l’univers feutré et gentil des trois petits cochons. Cela devient infantile, cette façon de présenter les choses…

 

Il est vrai que, régulièrement, le loup désigné se montre hostile envers l’un d’eux, celui qui a une maison en paille construite grâce à la permission de l’ONU en 1948 mais dont les extensions sont sans limites et bien au delà du permis de construire initial.

 

Le loup persan a même indiqué qu’il faudrait un changement de propriétaire mais les autres petits cochons ont décidé de le surveiller des fois qu’il trouverait à se fabriquer une arme capable de souffler la maison.  Ils disent régulièrement qu’il est très méchant et adhère à des idées cruelles d’un autre temps qui les font frémir.

 

Cependant, les petits cochons se montrent très envahissants, ils aiment s’ingérer dans les affaires de leurs voisins plus pauvres qu’eux mais qui ont beaucoup de ressources. Leur méthode est de leur dire qu’ils vont les protéger des loups mais sous certaines conditions et si, après insistance, ils ne sont pas d’accord, les petits cochons baissent leur masque, et, là, d’un seul coup, les malheureux pays pauvres voient apparaître des visages d’ours aux griffes longues et acérées.

Enfin, on ne sait plus si les petits cochons sont des ours ou si c’est l’inverse. C’est drôlement habile n’est-ce pas ?

 

Le loup tente de plaider sa cause, mais il est boudé dés qu’il ouvre la bouche. Il sent mauvais parait-il quand il évoque les crimes passés commis sur les terres des petits cochons qui se sont massacrés entre eux.

 

Dans ses montagnes de Perse, le loup sait parfaitement que les gesticulations occidentales ne sont que des provocations en réponse à ses propres provocations. C’est si commode quand votre adversaire, à bout de nerfs, se montre agressif. Il vous fournit le prétexte pour l’attaquer en laissant croire que, devenu enragé, c’est lui qui a commencé.

 

Le loup sait qu’il tient ses adversaires juste en laissant croire qu’il a ou aura bientôt une arme invincible. Cette arme, les autres l’ont déjà depuis longtemps mais font croire qu’il leur est insupportable de devoir l’utiliser tant ils sont gentils dans leur tête. L’un d’eux, celui qui a la maison en paille, a peur et ne manque jamais une occasion de le faire savoir. Pourtant, il a la même arme lui aussi. Mais il fait semblant de ne pas l’avoir tout en laissant croire qu’il l’a.

 

Vous savez, en fait, ces gens jouent à des jeux où le bluff, la manipulation sont tout un art. L’Iran a inventé le jeu d’échec du temps où elle s’appelait la Perse et faisaient la guerre aux arabes. Les Etats-Unis ont créé le poker du temps où ils massacraient les indiens.

 

Ils vous prennent à témoin pour justifier leurs manœuvres et vous utiliser sans trop vous en dire.

 

Car leur partie de bluff ne peut marcher que si vous marchez dans leurs combines. Ils avaient essayé pour la Corée du Nord et ils avaient perdu car vous ne vous sentiez pas tellement intéressés.

 

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 18:52

Fin septembre, préparez vos mouchoirs ou préparez vos nez rouges, prenez quelques bières et quelques biscuits apéro car il va y avoir du sport.

L’assemblée générale de l’ONU doit accueillir Khadafi, le président de Libye et Ahmadinejad le président réélu de l’Iran.

On peut donc imaginer qu’ils feront des discours.

Déjà les occidentaux et leur presse s’inquiètent de la possibilité de « provocations » à l’endroit d’Israël et rappellent leur coup d’éclat à Genève lors de la conférence de l’ONU sur le racisme « Durban 2 » quand le président iranien avait osé parler d’Israël comme d’un état raciste.

Seulement, ils oublient de préciser que si 23 représentants de l’Union Européenne s’étaient levés pour quitter la salle, la majorité des autres représentants avaient plutôt applaudi.

 

C’est en cela que ça devient intéressant. Qui aura le plus bel applaudimètre ? Ahmadinejad ou Sarkozy ? Khadafi ou Obama ?

 

Je ne serais pas étonné que les reportages télé évitent soigneusement de montrer les réactions de la salle lors des discours.

 

Car, pour la majorité de la communauté internationale, l’attitude des occidentaux est d’une hypocrisie totale. Combien de résolutions de l’ONU votées et jamais appliquées par Israël ?

Combien de veto des occidentaux pour empêcher l’approbation d’une résolution exhortant Israël à appliquer le droit international ?

 

Un Iran nucléarisé ou en passe de l’être ? La meilleure façon de rééquilibrer le Moyen-Orient en fait. Cela s’appelle la dissuasion nucléaire. On nous dira que l’Iran pourrait se servir de cette arme. Oui, mais Israël aussi, les USA aussi, ils l’ont déjà fait d’ailleurs, les russes aussi, les pakistanais aussi, les indiens aussi, les britanniques aussi, les français aussi…

Personnellement, j’ai plus confiance dans le sang-froid iranien que dans celui du Pakistan ou d’Israël quant à l’usage de l’arme nucléaire.

 

Et puis, une dissuasion crédible est une dissuasion qui rend l’usage de l’arme nucléaire possible et sans état d’âme.

 

La menace de rayer Israël de la carte n’est que de la propagande. Non seulement, le président iranien ne l’a pas dit mais surtout, ce n’est pas crédible…

Voit-on sérieusement l’Iran détruire Israël avec ses arabes, ses palestiniens et contaminer par la même occasion la Jordanie, le Liban, l’Egypte et la Syrie avant de se prendre une raclée par tous ses ennemis?

 

Quand Israël exhorte à attaquer l’Iran, nous sommes face à une vraie menace. L’Iran n’ayant pas l’arme nucléaire, ne montrant pas d’hostilité militaire à l’égard de quiconque, serait donc attaqué préventivement. Une attaque pour répondre à ce qui apparaît comme de la propagande de dissuasion propre à l’Iran. Des bombes pour répondre à des mots… Une porte ouverte à tous les conflits, à toutes les guerres, à tous les drames.

 

Ce serait la fin de la doctrine de dissuasion qui permet d’éviter les confrontations franches.

 

 

Par Milton Dassier - Publié dans : géopolitique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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