Wikileaks : les Etats-Unis et la vassalisation de l’occident

Publié le par Milton Dassier

map-the-centro-asian-ring-copie-1.gifQuand vous examinez les documents Wikileaks, vous arrivez à un état des lieux de l’influence des Etats-Unis dans le monde. Au-delà du contenu des mémos, c’est bien cela qui est particulièrement intéressant.

 

A lire l’ensemble des mémos, les Etats-Unis apparaissent bien comme un suzerain qui traite avec ses vassaux, leur fait des recommandations, recueille leurs états d’âme et leurs avis sur ce qui est supposé être soit des ennemis, soit des adversaires, soit des concurrents.

 

Il y a les régions qui sont tiraillées par des forces en opposition, ce sont par exemple, les pays arabes comme ceux de la péninsule arabique ou l’Egypte. C'est à dire des régions faisant partie de l'anneau "Asie Centrale" où les Etats-Unis ont concentré des forces militaires très importantes. Les Etats-Unis garantissent leur sécurité de A à Z.

Leur grande peur à ces pays, est l’Iran. Israël ne représente pas un danger pour eux puisqu’ils sont du côté des Etats-Unis tout comme Tel-Aviv. Washington peut donc aisément leur demander d’agir en faveur d’Israël pour des raisons de sécurité, la leur. C’est ainsi qu’un mémo parle de la haine d’Hosni Moubarak pour le Hamas qu’il soupçonne de contacts avec les Frères Musulmans égyptiens et donc de la facilité avec laquelle, l’état égyptien cherche à restreindre les voies de communication entre l’Egypte et la Bande de Gaza.

 

Un des mémos parle du souhait de l’Egypte de faire nommer Farouk Hosni, un haut dignitaire égyptien,  à la présidence de l’Unesco malgré les positions anti-israéliennes de ce dernier. Les Etats-Unis n’y sont pas favorables mais les européens n’y voient rien à redire. On se rappellera la campagne contre cette candidature dans certains médias européens influents. On peut voir sans doute dans cette tentative, la main américaine pour tenter de provoquer un mouvement de l’opinion publique européenne dans le but d'infléchir les intentions de leurs dirigeants. BHL fut en première ligne avec d’autres mais l’opération échoua. C’est bien là, que le sionisme hors des frontières d’Israël, est un instrument de manipulation tant au niveau des dirigeants d’états que des opinions publiques pour infléchir la politique américaine et européenne au profit des intérêts israéliens.

 

Les diplomates des pays arabes du Proche-Orient ont donc adopté une attitude de laisser-faire vis-à-vis d’Israël, realpolitik oblige.

L’on comprend alors tout de suite l’importance d’une mobilisation des opinions publiques occidentales en faveur des gazawi puisque les états arabes ont décidé une bonne fois pour toutes de ne pas bouger le petit doigt au nom de leur conception de la paix au Proche-Orient.

 

L’hystérie autour de l’Iran est le fruit de l’angoisse des pays du Golfe Persique de se voir menacés par Téhéran, rejoignant la position radicale israélienne mais pas pour les mêmes raisons. Les Etats-Unis doivent donc tenir compte de la solution belliciste prônée par leurs amis du Proche-Orient et des réticences de leurs vassaux européens et japonais qui dépendent du pétrole et craignent qu’une attaque contre l’Iran, ne provoque une grave crise pétrolière.

 

Une bonne part de la politique étrangère des Etats-Unis est basée sur le contrôle des ressources énergétiques à travers leurs entreprises. Garantir une protection aux états producteurs du Proche-Orient pour que les entreprises américaines continuent d’y prospérer et de contrôler ainsi les acheminements pétroliers aux vassaux économiques des Etats-Unis sans ressources pétrolières que sont le Japon et une bonne partie de l’Europe. Les Etats-Unis, ne l’oublions pas, s’approvisionnent essentiellement au Mexique et sur leurs propres champs pétrolifères.

Publié dans géopolitique

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simplesanstete 30/11/2010 00:59


Wikileaks c'est la bible à ciel ouvert, un commentaire divin sur le monde selon l'humeur du dollar.