Une petite pause dans le lynchage des bleus? Le temps d'un match!

Publié le par Milton Dassier

 C’est bien ce qui semble se dessiner après la conférence de presse de Roselyne Bachelot.

Les évènements du week-end ont totalement discrédité le football français aux yeux de la population et de l’étranger.

Alors, Roselyne Bachelot a sifflé la mi-temps…

Ce qui est drôle est le rapport complet et très détaillé fait à la presse juste après sa rencontre avec les joueurs.

On apprend donc qu’elle a joué sur sa position de ministre, à la fois arbitre (puisque non issue de la Fédération Française de Football) et « représentante » du gouvernement et donc, de Sarkozy du doux pays de France.

Elle a fait dans la culpabilisation dans le style « Ressaisissez-vous, vos femmes, vos enfants et vos amis vous regardent ! » puis avec le terrible « Vous avez terni l’image de la France dans le monde ! » prononcé droit dans les yeux.

 

Très fort. Là aussi, aucune intimité, la télé-réalité continue, puisqu’elle a même parlé des larmes de certains joueurs. Des noms, des noms ! Comme ça, toutes les frasques du gouvernement dont la presse étrangère est friande seront éclipsées par les sautes d’humeur de l’équipe de France et aujourd’hui, leurs larmes.

 

Elle a promis une charte de déontologie qui serait soumise aux joueurs et les empêcherait d’être sélectionnés s’ils ne la respectent pas.

On le voit, se profile une reprise en main des joueurs à qui on fera certainement le coup de la république des droits et des devoirs, du mérite, de l’intégration, du respect des valeurs républicaines, de La Marseillaise et tutti quanti..

 

Au même moment, un dirigeant de la Fédération Française de Football annonce qu’il y avait des « jaunes » dans le mouvement de grève de l’entraînement. Ces braves jeunes joueurs ne souhaitaient pas suivre la majorité des frondeurs dont il cite les meneurs après avoir dit « je ne sais pas (qui c’est) » mais lâché tout de même : Ribéry, Gallas, Abidal, Henry peut-être parce qu’il est ami avec Anelka (sic),.

 

Ils seront sûrement les prochains lynchés, soyez-en sûrs !

 

Une purge se prépare à la Fédération mais aussi chez les joueurs. Désormais, il faudra montrer patte blanche pour être sélectionnable. Pour Alain Finkielkraut, Il faudra avoir une bonne diction et surtout pas l’accent banlieue, on pourra être noir ou maghrébin à condition d’être pote avec les blancs, ne pas avoir trop d’amis de la même couleur et musulmans de la même religion. Et on peut être certain, qu’on veillera à ce que l’équipe de France ne soit pas trop « dominé » numériquement par un groupe ethnique ou géographique. Certains, très très cons, ont été jusqu’à parler de communautarisme parce que les antillais se montraient très proches…

Donc, un "Sa ou fai frè mwen?" au sein de l'équipe peut vous condamner pour communautarisme en moins de deux.

 

Ce tableau apocalyptique n’arrivera pas de façon aussi criarde. Mais soyez certains que beaucoup feront en sorte qu’on s’en approche.

 

Suivre aussi l’exploitation politique de l’affaire des bleus. Des consultants en communication et en marketing politique sont déjà à l’œuvre pour associer le désastre annoncé à une relance du débat sur l’identité nationale.

 

Les bleus n’ont plus qu’une seule chose à faire pour contrecarrer ces plans malfaisants et ce lynchage qui se profile pour eux à l’horizon: gagner et se relancer dans la compétition et peut-être, favoriser la prise de pouvoir de Lilian Thuram à la fédération française de football.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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