Une innovation moderne et bientôt indispensable : le kit garde-à-vue

Publié le par Milton Dassier

arrestation.jpgModerne, bientôt tendance, le kit garde-à-vue va rapidement devenir incontournable.

L’idée a germé dans le cerveau de jeunes créateurs prêts à se lancer dans le capitalisme "entrepreneurial" cher au président de la république.

 

« Il y a eu 800.000 gardes à vue en 2009, avec le durcissement de la législation sécuritaire, on peut s’attendre à dépasser le million en 2010 et les deux millions en 2012. Il fallait absolument réagir et proposer à ce marché émergent un outil pratique pour que cela se passe dans les meilleures conditions » a déclaré le jeune patron de cette start-up : « Kit en Stock » qui lance sa campagne de promotion au slogan prometteur : « Ma prochaine garde à vue ? Heureusement, j’ai tout prévu ! »

 

« Nous souhaitons obtenir un agrément du ministère de l’intérieur et une validation par les syndicats de police mais cela n’est pas facile car il faut obtenir leur accord pour que le kit ne soit pas retiré au gardé à vue sous quelque prétexte que ce soit. » a-t-il ajouté.

 

Le kit se présente sous la forme d’un sac « banane » très compact. Il peut contenir :

 

  • Un brochure rappelant les droits du gardé à vue basés sur la législation française et européenne. Elle est fabriquée en cellulose de maïs donc comestible… Il est conseillé de l’apprendre par cœur au cas où un policier indélicat prévenant vous obligerait à la manger.

 

  • Un petit drapeau français dépliable pour prouver son attachement à La France

 

  • Un prospectus UMP de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy et un autre « J’aime La Police de mon beau pays ! » pour faire bonne impression

 

  • Une pochette destinée à contenir tout document : copies des actes d’état-civil des parents et grands-parents pour prouver sa nationalité, certificats médicaux, attestations diverses es qualité, adresses et numéros de téléphone du médecin, de l’avocat, de la famille, du député UMP le plus proche

 

  • Une brosse à dents et une dosette de dentifrice sous forme de gel liquide pour ne pas énerver les policiers si vous puez de la gueule

 

  • Deux sacs vomitoires biodégradables. Astuce : mangez peu si vous pensez vous trouver dans une situation susceptible de vous mener en garde à vue. Par exemple: déambulation ou conduite automobile de nuit près d’une cité de banlieue, manifestations, visite du président au bon peuple, entreprise en grève, sortie en boîte de nuit, rave party, voies ferrées d’un TGV

 

  • Une lingette parfumé antiseptique biodégradable fabriquée avec de la cellulose recyclée

 

  • Une dosette de savon liquide antiseptique

 

  • Un bipper configuré pour être relié à un cabinet d’avocat avec un message court et précis « Sortez-moi de là, je ne suis pas une célébrité mais je suis en garde-à-vue au commissariat de … »

 

  • Une petite lampe torche assorti d’un lecteur MP3 avec micro hauts-parleurs intégrés diffusant « La Marseillaise » chantée par les choeurs de l’armée française, des chansons bien de chez nous comme  « Douce France » et un enregistrement de la lettre Guy Moquet récitée par Christian Clavier,  d’un crayon pour écrire vos aveux si vous vous brisez la mâchoire dans l’escalier du commissariat

 

  • Des grilles de mots croisés et de sudoku

 

  • Un tranquillisant léger homéopathique  sous la forme de deux comprimés pour arriver à dormir en cellule

 

  • Un petit oreiller gonflable

 

  • Un pince-nez pour se  prémunir contre les odeurs en cellule

 

  • Des boules Quiès pour les cris des autres coupables présumés innocents

 

  • Une dosette de vaseline antalgique apaisante pour les touchers rectaux

 

Ce kit est en promotion pour son lancement au prix imbattable de 29,99€. Il sera disponible partout.

Publié dans fruits imaginaires

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Crab2 09/02/2010 18:14


...sur le voile islamique
Iqbal AL GHARBI, professeur à l’Université Zeïtouna
 
Article paru dans le quotidien tunisien La Presse
Dans le combat contre les totalitarismes et la lutte pour les libertés et la dignité humaine, nous pensons que la ligne de démarcation ne passe pas obligatoirement entre l’Occident et l’Orient,
entre le Nord et le Sud, mais plutôt entre intégristes de toute obédience et rationnels de tous les pays. Entre autoritarisme et démocratie. Entre ceux qui possèdent la Vérité et ceux qui savent
douter
 
Les discours islamistes dans le monde musulman ont émergé dans des contextes politiques et économiques très différents. Malgré leur ressemblance manifeste, il serait toutefois erroné de considérer
ce phénomène comme un mouvement unique et homogène. Les conflits locaux, leur médiatisation, les transformation sociales, les crises économiques, les références étrangères façonnent des mouvements
islamistes polymorphes et diversifiés. Cependant, malgré ces dissemblances, les fondamentalistes musulmans sont consensuels sur deux questions étroitement liées : la quête de l’identité et le
statut de la femme.
 
En effet, incapables de définir et de promouvoir une politique et une économie alternative qui soient spécifiquement islamiques, les intégrismes musulmans n’ont identifié qu’un seul domaine porteur
de l’essence de l’identité islamique : la question de la femme. La revendication du port du voile islamique pour les femmes est le point pivot de toute leur politique à l’égard des femmes et même
de toute leur idéologie. Un déchiffrage rapide de leurs discours nous montre que le hijab cristallise tout le système anthropologique, juridique, culturel et politique de l’islamisme.
Un discours du refus
 
Au regard de cette lecture, nous comprenons que ce vêtement n’est que la partie apparente de l’iceberg. La signification du voile islamique, indépendamment des variantes socioculturelles qu’il
adopte, transcende largement celle d’être un simple uniforme, supposé protéger le corps féminin de la convoitise des hommes. Derrière le voile, il y a toute l’interprétation rétrograde de la
chariaâ. Il y a les trois inégalités essentialistes qui caractérisent cette interprétation :
 
L’inégalité entre homme et femme, l’inégalité entre musulman et non-musulman et l’inégalité entre homme libre et esclave. Ainsi, le voile devient un message religieux qui nécessite une
interprétation. Il révèle des conceptions rétrogrades occultées par la dissimulation tactique «taquiyya» prônée dans les propos officiels politiquement corrects : comme la supériorité du musulman
sur l’infidèle, l’interdiction de la liberté de conscience, l’intolérance, la polygamie, la répudiation et la lapidation. Le discours que véhicule le voile islamique est donc un discours de refus,
refus du sujet de son autonomie, de sa liberté, de l’égalité homme-femme, de la mixité, de la laïcité de l’espace public, des droits de l’homme, des valeurs démocratiques.
 
Les intellectuels qui défendent le voile islamique et le considèrent comme un symbole impartial en cultivant le doute relativiste et en sacralisant la recherche de l’altérité et le culte de la
différence doivent tenir compte des faits suivants :
 
-  Sur le plan étymologique, le terme «voile» en français est utilisé comme traduction du mot arabe «hijab». Or du point de vue linguistique, cette traduction est un glissement de sens. Le mot
«voile» devrait traduire «nikab» ou «khimar», car le nikab et le khimar sont, comme le voile, une pièce d’étoffe servant à cacher le visage. Par ailleurs, la traduction du mot arabe «hijab», qui
est apparu dans le Coran, par «voile» n’est pas exacte, car le terme adéquat est «store», «draperie», «paravent» ou «rideau». En effet, le mot hijab dérive du verge hajaba : «dérober aux regards,
cacher». En médecine, c’est une membrane qui sépare les unes des autres certaines parties de l’organisme.
 
C’est ainsi qu’on parle de hijab al djawf (diaphragme) ou de hijab al bukuriyya (hymen). Aux yeux des mystiques, le hijab est tout ce qui voile le but, tout ce qui rend l’homme imperméable à la
réalité divine. Le hijab est également le talisman écrit par un cheikh qui permet à son porteur une séparation mystique, une protection contre les aléas du réel.
 
-  Par ailleurs, le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran dans les sourates 7, 17, 19, 38, 41, 42, 83 et 33. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se
couvrir la tête. Les seuls versets qui contiennent des recommandations vestimentaires et de pudeur sont les versets 30 et 31 de la sourate 24 ou sourate «Al Nour». Egalement, dans le verset 59 de
la sourate 33 ou sourate «Al Ahzab», Allah conseille aux femmes du Prophète de se faire reconnaître en dépliant sur elles leurs jalabib (manteau ou cape). Il ne s’agit pas donc d’un nouvel élément
vestimentaire, mais d’une nouvelle façon de porter l’ancien, de se distinguer au niveau des gestuelles.
 
En outre, ce verset concerne effectivement les femmes, mais pas n’importe quelles femmes. Il vise clairement les mères des croyants qui ne sont autres que les femmes du Prophète, auxquelles on doit
respect, et que l’on ne peut prendre pour épouses, veuves ou divorcées, puisque le Coran leur a octroyé le titre de Mères de tous les croyants. Certains exégètes rappellent que la différence de
traitement en ce qui concerne leur impossibilité de se remarier, citée dans le même verset que le hijab, et le double châtiment ou la double récompense qui ne s’adressaient qu’à elles souligne bien
qu’il ne s’agit pas d’une règle universelle mais d’une spécifique et contextuelle s’appliquant exclusivement aux épouses du Prophète.
 
La décision arbitraire de certains exégètes de considérer ce verset comme ayant une portée générale, c’est-à-dire intemporelle, universelle, valable pour toutes les situations, est contraire aux
exigences orthodoxes de l’exégèse qui prescrit de tenir compte des causalités, «asbab annuzul». Cette supercherie constitue le principal fonds de commerce des positions rétrogrades de l’islamisme
et des milieux conservateurs en niant l’historicité et la relativité du texte sacré.
 
Les oulémas musulmans affirment que le voile islamique est obligatoire uniquement pour la femme libre. Pour les fuqahas des quatre écoles de la jurisprudence musulmane, l’école malékite, hanafite,
chaféite, hanbalite, la femme esclave qui est écartée des circuits de la circulation des épouses et éloignées de la filiation généalogique ne doit pas se voiler, sa awra (zone corporelle qui doit
être cachée) est assimilée à celle de l’homme afin de favoriser la traite des esclaves et protéger les intérêts commerciaux. Le calife Omar Ibn Khattab punissait sévèrement la femme esclave qui
osait se voiler car elle mettait en danger la distinction de classe entre femme libre et femme esclave.
Déni de la différence
 
-  A toutes les époques, le port du voile a été réfuté au sein même du monde musulman. A commencer par l’arrière-petite fille du Prophète Mohamed, Sukaïna Bint El Hussein, qui refusait
obstinément de porter le voile. Aïcha Bent Talha, la petite-fille du premier calife de l’Islam et compagnon du Prophète, Aboubakr, affirmait quant à elle que «si Dieu lui avait fait don de sa
beauté, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait la cacher sous un voile». Depuis ce temps, les mouvements progressistes et féministes l’ont toujours contesté.
 
-  Dans certains pays musulmans, le voile est imposé également aux femmes non musulmanes, ce qui révèle ses véritables enjeux : phobie de la féminité, déni de la différence de sexe, déni de la
différence elle-même qui remet en cause la parole univoque !
 
Aujourd’hui, on comprend aisément que le voile islamique nous apparaît comme un signe politique et comme un marqueur religieux. Il cristallise une série d’exigences imposées à la femme musulmane :
l’abdication d’être un esprit libre dans un corps réapproprié. Vu que lorsque la norme disciplinaire réussit à pénétrer le quotidien pour quadriller et stériliser le corps, le désir, la sensibilité
esthétique, bref la disposition innée de l’homme au plaisir, cela permet toutes les dérives totalitaires. Et dans le combat contre les totalitarismes et la lutte pour les libertés et la dignité
humaine, nous pensons que la ligne de démarcation ne passe pas obligatoirement entre l’Occident et l’Orient, entre le Nord et le Sud, mais plutôt entre intégristes de toute obédience et rationnels
de tous les pays. Entre autoritarisme et démocratie. Entre ceux qui possèdent la Vérité et ceux qui savent douter. Dans cette perspective, le voile ne sera plus évalué en termes de modernisme ou de
spécificité culturelle, mais plutôt jugé par le seul critère normatif qui vaille : l’humanité de l’homme.
 
I.A.G.


Milton Dassier 10/02/2010 19:39


Votre post est hors sujet et rappelle une position théologique qui n'a pas grand chose à voir avec le problème de la liberté de s'habiller soulevé par une interdiction de la burqa.


Crab2 09/02/2010 16:44


Les voiles; du vent...
.

PUDEUR (de la); et de la sociabilité...
.
Les chantres du relativisme culturel:
Ce sont les activistes de la désinformation.
Leur socle commun:
Consiste à reprendre et présenter comme une évidence, « une qualité libératrice » qui serait « une qualité essentielle » de la femme voilée ou fantôme dont le propos est de
dire: porter le voile ou masquer entièrement mon corps et mon visage « c'est ma pudeur ».
.
Pudeur:
Prétendre que« porter le voile ou masquer entièrement mon corps et mon visage « c'est ma pudeur » révèle  un défaut d'éducation qui se traduit dans les faits par un refus de la
sociabilité.  
.
L'œdipe du citoyen-ne socialisé.
Suppose une éducation  réussie avec ou sans ses parents (autre référent).
Réussir son œdipe, grâce aux parents ou tout autre  référent, c'est avoir reçut un enseignement de la pudeur, en socialisant leur désir « sauvage », favorisant leur passage dans la
vie en société.
.
L'aliénation:
L'accoutrement vestimentaire défini ou justifié  à partir de  la notion de pudeur; est un non sens; c'est exactement l'inverse,c'est  le refus du passage dans la vie en société.
Mais l'emploie de ce non sens  est symptomatique de la pire des formes du patriarcat, idéologie entièrement bâtie à partir de non sens tous manifestes d'un refus de la vie.
.

Crab.


Milton Dassier 09/02/2010 17:07


Une seule solution pour toute cette société qui n'a pas su passer le cap de l'adolescence (âge où on s'habille par identification identitaire) : l'uniforme col mao pour tous! Ainsi le matriarcat de
la société nouvelle vaincra ces archaïsmes patriarcaux et formera l'homme nouveau...