Théories du complot : nouvelles paranos ou démarche salutaire ?

Publié le par Milton Dassier

Ils sont nombreux à commenter le fameux sondage qui exprime les doutes des français sur l’affaire DSK. 57% des gens pensent qu’il s’agit d’un complot.

57% qui doutent de la version officielle de la police américaine.

Et il y a des gens pour s’en étonner. Les scientifiques affirment que, si un homme a la côte dans l’opinion et qu’il est embarqué dans une sale histoire, alors les gens se rassurent en invoquant l’éventualité d’un complot qui rend la brutalité des faits plus supportables en l’installant dans une démarche de cohérence. Tout ceci serait fort naturel en somme…

 

D’autres intellectuels y voient la marque d’une inculture du peuple et font des rapprochements douteux avec ceux qui pensent que l’homme n’a jamais marché sur la lune ou qu’Elvis Presley serait toujours vivant.

Les exemples les plus débiles sont choisis et l’on évite soigneusement de parler de l’assassinat de JF Kennedy, des opérations sous fausse bannière ou de l’incendie du Reichtag commis par les nazis et imputé aux communistes.

 

A force de mentir aux peuples, de les mener en bateau, de se faire élire sous de fausses intentions et de tout promettre, les politiciens s’étonnent aujourd’hui du développement de ces théories qui démontrent que leur parole n’est plus crédible.

Ainsi, on a aujourd’hui, un président de la république qui loue les vertus de l’internet en présence de ses développeurs et gros investisseurs tout en ayant tout fait pour le diaboliser auprès de son opinion publique pendant des années.

Les théories du complot expriment le doute et permettent aux gens de compenser les certitudes qu’on leur sert dans la propagande politique à longueurs de dépêches AFP et de publiscopies déguisées. Elles ne seraient donc que la réponse par l’imaginaire aux mensonges des dirigeants politiques.  Dernier exemple en date : les radars devenus opportunément si injustes pour les français et pas si efficaces qu’on le disait pour faire baisser le nombre de morts sur les routes.

 

L’affaire DSK aura donc stimulé le cortex du petit peuple qu’on croyait maîtriser. L’homme ne ment pas que mentalement mais aussi dans ses comportements.

 

Il paraît qu’on trouvé de l’ADN sur le haut du chemisier de la femme de chambre « agressée » par DSK. J’aime bien la façon dont on évite de dire du « sperme », histoire de ne pas choquer le public et lui faire garder espoir.

Finalement, "Ophélia" a peut-être raison sur toute la ligne. DSK serait un porc usant de son « droit de cuissage » avec le petit personnel.

Finalement, il y a peut-être bien eu complot. La femme de chambre avait peut-être déjà fricoté avec DSK et était peut-être en service commandé pour le pousser à la faute.

Et son traumatisme viendrait de son manque de maîtrise de la situation qui a dégénéré au-delà de ce qui était prévu.

 

Avec l’affrontement des avocats et d’âpres négociations, la justice américaine va forcément s’éloigner de la vérité. DSK peut parfaitement être acquitté même s’il a commis un crime. La femme de chambre peut parfaitement être considérée comme une victime innocente même si elle a participé et favorisé les actes qu’elle a subis.

 

Dans tous les cas, on ne saura rien…

 

Un gros mensonge facile à comprendre est toujours préférable à une vérité étriquée difficile à saisir…

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans opinions

Commenter cet article