Récession, rigueur, chômage: On est admirablement gouverné !

Publié le par Milton Dassier

Aujourd’hui, je vous propose de mettre cinq informations en perspective. Lisez avec attention :

 

  1. Malgré ce qu’ils ont annoncé, le gouvernement français et la commission européenne ne prendront aucune mesure coercitive contre les spéculateurs. Michel Barnier a été vu à New-York tout récemment aux côtés des dirigeants des grandes banques américaines…Il a dû leur dire : "Ce que vous faites, c'est pas sympa !"

 

  1. La baisse de la TVA pour les restaurants a coûté 3 milliards à l’état sans aucun effet sur  les prix et l’emploi dans le secteur de la restauration.

 

  1. Le bouclier fiscal représente un manque à gagner de 586 millions d’Euros pour les recettes de l’état.

 

  1. La défiscalisation des intérêts d’emprunt voulue par Sarkozy pour ceux qui achètent leur logement représente un manque à gagner de 1,5 milliards pour l’état.

 

  1. Le gouvernement supprime le dispositif de retour à l’emploi qui permettait à de très petites entreprises d’embaucher leur premier salarié en les exonérant de charges sociales. Malgré une efficacité reconnue d’un million d’embauches dont  deux tiers de jeunes, il parait que c’est trop cher : environ 4 milliards.

 

Conclusion

 

L’essentiel pour le gouvernement français est donc bien de protéger les plus riches et de contenter les marchés financiers.

 

Et si vous ne le saviez pas, on annonce très discrètement que l’économie française était en récession en 2009 à avec une décroissance de – 2,5%. Les choses ne devraient pas vraiment s’arranger en 2010 puisque la croissance française pour le premier trimestre 2010 est de 0,1%  La France fait d’ailleurs moins bien que la moyenne des pays de la zone Euro (0,2%).

Publié dans économie

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enezeneg 13/05/2010 10:26


Tous pourris? Un secret d'Etat à défendre!!!

Jeudi 13 mai : L'enquête sur Karachi est menacée d'interdiction - MEDIAPART

Secret défense à tout va, entraves à la recherche de la vérité, démentis sans aucune crédibilité, pressions et menaces: décidément, l'affaire de Karachi est bien le feuilleton qui dérange sous la
présidence de Nicolas Sarkozy. Alors même que la mission d'information parlementaire rendait son rapport dans un conflit ouvert entre son rapporteur PS et son président UMP (télécharger ici le
rapport), on apprenait qu'une offensive judiciaire était lancée afin d'empêcher la sortie du livre qui prolonge l'enquête exclusive de Mediapart sur ce dossier (retrouver ici tous nos
articles).



On voudrait démontrer que Le Contrat (Stock, 20,50 €), sous-titré Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier, est une enquête explosive que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Prolongement de
leur travail sur Mediapart, le livre que publient nos collaborateurs Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme sur l'affaire de Karachi est en effet menacé d'interdiction.

Avant sa sortie en librairie le mercredi 19 mai, l'un des protagonistes de ce dossier demande à la justice d'ordonner le report de la publication pour une durée minimale de trois mois, la
suppression des passages qui le concernent et l'insertion d'un avertissement en forme de démenti catégorique, sans compter 20.000 euros de dommages et intérêts. L'affaire sera plaidée en référé
lundi 17 mai avec Me Olivier Pardo comme avocat du demandeur, Ziad Takieddine.

Visant l'éditeur et les auteurs, domiciliés à Mediapart, l'assignation a été envoyée le 11 mai. Le lendemain, mercredi 12 mai, les éditions Stock, défendues par Me Anne Veil, ont diffusé un
communiqué où elles se déclarent «très surprises par l'assignation en référé de M. Ziad Takieddine». «M. Ziad Takieddine, ajoutent-elles, a accordé à Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme plusieurs
entretiens au cours desquels il a pu s'exprimer longuement et précisément. Ce sont, du reste, ses propos qui sont fidèlement rapportés dans le livre. Par ailleurs, il attribue aux auteurs une thèse
qui ne figure en aucun cas dans le livre et pour cause, il ne l'a pas lu. D'autre part, en assignant notre maison d'édition et en tentant par-là même de retarder la publication de plusieurs mois,
M. Takieddine semble vouloir à tout prix empêcher la révélation d'informations inédites sur une affaire d'Etat.»



Septembre 2008: la "Une" de Mediapart qui lance l'affaire


Lancée par les premières révélations de Mediapart, le 13 septembre 2008, l'affaire d'Etat mêle la corruption liée aux ventes d'armes au financement illicite de la vie politique. De nombreux
éléments, issus de sources diverses et concordantes, indiquent qu'en 1994, 33 millions d'euros de commissions versées à des intermédiaires sur la vente par la France au Pakistan de trois
sous-marins ont alimenté des rétro-commissions destinées à des milieux politiques français. Au cœur de l'affrontement qui déchira alors la droite entre chiraquiens et balladuriens, ces financements
illicites auraient bénéficié aux seconds qui, outre Matignon, occupaient les postes ministériels décisifs en la matière, celui de la défense avec François Léotard, celui du budget avec Nicolas
Sarkozy.

Le financement de la campagne d'Edouard Balladur

Le soupçon que ces sommes aient, en partie, contribué au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, a été nourri par la révélation, sur Mediapart le 26 avril dernier,
que 10.250.000 de francs avaient été versés en espèces et en grosses coupures (pour l'essentiel de 500 francs) sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, au lendemain de sa défaite au
premier tour.

M. Balladur a affirmé à la mission d'information parlementaire qu'il s'agit de l'argent «des militants, des sympathisants, recueilli lors de centaines de meetings», sommes qui, ajoute-t-il, ont
«été changées en billets de 500 francs pour diminuer les volumes d'argent à notre disposition».

Seul problème : le trésorier de la campagne d'Edouard Balladur, René Galy-Dejean, interrogé par Mediapart, dit n'avoir aucun souvenir de ce versement exceptionnel. «Cela ne me dit rien, nous a-t-il
déclaré. Une telle somme, tout de même, je ne l'aurais pas oubliée. Ce qui me trouble plus, c'est qu'il s'agisse de grosses coupures, alors que je n'en voyais quasiment jamais passer.» Pour mémoire
et en comparaison, le montant ici en cause est plus de deux fois supérieur aux 5 millions de francs que le promoteur Jean-Claude Méry, dans son témoignage posthume, affirmait avoir remis pour le
financement de la campagne présidentielle d'un autre premier ministre, Jacques Chirac, en 1987.

Toute cette affaire serait sans doute restée dans l'ombre, comme hélas bien d'autres dossiers témoignant de la part d'ombre de notre République, s'il n'y avait pas eu l'attentat de mai 2002 à
Karachi où furent tués onze employés de la Direction des constructions navales (DCN) qui travaillaient au Pakistan dans le cadre de la livraison des sous-marins commandés. Dans le contexte
géopolitique de l'après-11 Septembre 2001, cet attentat fut d'abord attribué à Al-Qaïda. Mais l'hypothèse d'un lien entre cet attentat et la colère d'intermédiaires pakistanais, furieux de
l'interruption des commissions sur ordre de Jacques Chirac après son élection, ne peut être écartée. Si elle n'est pas démontrée, elle n'en est pas moins discutée explicitement dans le rapport de
la mission parlementaire.

Dans tous les cas, l'attentat n'est pas le centre du propos de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme dans leurs enquêtes pour Mediapart que prolonge, approfondit et développe leur livre pour Stock. Leur
fil rouge, c'est la corruption. Une corruption non pas en marge de l'Etat, mais en son cœur, dans le cadre de pratiques stupéfiantes, baptisées «Frais commerciaux exceptionnels» (FCE), tolérées
jusqu'en 1997, aussi bien sous la gauche que sous la droite. Une corruption que, dans le cas d'espèce du contrat pakistanais de 1994, non seulement ne pouvait ignorer Nicolas Sarkozy en tant que
ministre du budget donnant son autorisation, mais dont plusieurs documents et témoignages rapportés dans Le Contrat montrent qu'il l'a personnellement suivie de très près.
« Sarkozy est mon ami, O. K. ?"

On comprend mieux dès lors le zèle judiciaire de Ziad Takieddine, auquel ne serait pas indifférent l'entourage présidentiel. Car la présence dans ce dossier de ce riche homme d'affaires, né au
Liban et de nationalité française, qui préfère se présenter comme «un conseil» plutôt que comme un intermédiaire – terme «trop péjoratif en France», dit-il –, souligne le rôle qu'a pu y jouer
l'ancien ministre du budget, devenu président de la République en 2007.

«Sarkozy est mon ami, O. K. ?» Le chapitre du Contrat où sont fidèlement relatés les propos et, donc, les démentis de Ziad Takieddine est ainsi intitulé. Rencontré à deux reprises par nos
journalistes, qui n'ont évidemment pas caché l'objet de leurs curiosités, ce dernier a longuement insisté sur sa proximité avec le président de la République, dont il dit avoir fait la connaissance
en 1993, lors d'une soirée chez François Léotard. A l'époque, outre le contrat pakistanais, un autre contrat d'armement concernait l'Arabie saoudite, pays dans lequel Ziad Takieddine affirme depuis
avoir «organisé les visites» de Nicolas Sarkozy: «Je l'ai accompagné trois fois là-bas, une comme ministre de l'Intérieur, deux comme président de la République.»

L'une des révélations inédites du Contrat est le rôle clé de Ziad Takieddine dans l'un des épisodes marquants du début de la présidence, à l'été 2007: l'affaire des infirmières bulgares détenues en
Libye. Ce fut à la fois un symbole de la présidentialisation accrue de la République, Nicolas Sarkozy affichant une diplomatie toute personnelle, et une mise en scène de sa privatisation accélérée,
le président ayant mis en avant son épouse d'alors, pour tenter de conjurer une crise conjugale qui allait bientôt se terminer par un divorce.

«C'est moi qui les ai fait libérer en 2007, n'hésite pas à confier Ziad Takieddine à Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme. J'étais en contact avec Guéant [Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée].
J'ai été voir Khadafi. Pour diverses raisons, Khadafi ne voulait pas entendre parler de Kouchner et encore moins le voir. Alors, j'ai eu l'idée d'envoyer Cécilia en Libye. Et ça a marché!» Ce ne
sont pas paroles en l'air puisque le «rôle important» de Ziad Takieddine a été confirmé à nos deux enquêteurs par Claude Guéant lui-même. Voici donc quelqu'un qui est au cœur des réseaux
actuellement au pouvoir et, plus précisément, du réseau des fidèles les plus proches de Nicolas Sarkozy puisque Brice Hortefeux, lieutenant de toujours et actuel ministre de l'intérieur, a lui
aussi confirmé aux auteurs sa connaissance et sa fréquentation du personnage.
De la page 252 à la page 259, Le Contrat donne largement la parole à Ziad Takieddine, reproduisant précisément ses démentis. La mission parlementaire d'information fait de même, page 102 de son
rapport, en ajoutant un commentaire sans appel: «M. Takieddine, joint par téléphone, a indiqué qu'il n'avait rien à voir dans l'affaire des Agosta [les sous-marins vendus au Pakistan] et n'a pas
souhaité être entendu par la mission d'information. Cette déclaration constitue un mensonge grossier à l'égard de la mission d'information, si l'on en croit les témoignages q


maurice 13/05/2010 06:58


Les anes dans ce pays l'ont élu pour 5 ans , il reste encore 2 ans à se le taper.Après si c'est Straus-kahn cela sera la meme avec une autre étiquette de menteur national.Vive la France des pourris
et des voleurs.


Papavoine 12/05/2010 21:13


Bonjour à vous tous

D'aprés le monde diplomatique N°673 d'Avril 2010,sous la plume de Serge Halimi (et à propos de l'enfumade si chere aux Maréchal bugeaud de ce début du 21
siècle(http://chaouky.blog.lemonde.fr/2008/06/14/les-%C2%AB-enfumades-%C2%BB-du-marechal-bugeaud-un-crime-contre-lhumanite-algerie-1845/)de la burqua) ,l'état français aurait perdu 20 milliards
d'euros à la suite d'une décision technique de l'exécutif.
Je cite:"Il y a dix-huit mois en effet,au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital,laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un
joli bénéfice,le gouvernement français a préfére leur consentir un prêt à des conditions inespérées...pour elles.
20 milliards d'euros de gagnés pour leurs actionnaires, c'est presque autant que le déficit de la sécurité sociale l'an dernier(22 milliards d'euros).Et quarante fois le montant de l'économie
annuelle réalisée par l'état lorsqu'il ne remplace qu'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux."
Voila donc un encore plus gros exemple du foutage de gueule catégorie super lourd de ce gouvernement de nains intellectuels et de prévaricateurs.
NB:Si je peux me permettre un petit conseil ecoutez l'émission sur la radio "ici et maintenant" animée par Pierre Jovanovic parlant de l'économie comme nul part ailleurs.

Mes freres et mes soeurs attention la crise ne fait que commencer alors planqués vos miches.