Quand BHL prédisait une guerre courte et victorieuse en Afghanistan

Publié le par Milton Dassier

Il est des cadavres épistolaires bons à sortir de leur cercueil. Le contexte d’aujourd’hui nous y oblige. La guerre en Libye bat son plein. Le colonel Khadafi voit ses alliés lui tourner le dos mais pas une partie de son peuple. Des Cassandres prédisent tout à la fois, la chute du régime mais aussi une partition du pays et une éventuelle lutte de reconquête par un dictateur qui aura soif de revanche. On n'est pas très avancé en fait.

L’incertitude règne, le débat fume de ses avis divergents.

 

La guerre de Libye a été voulue et encouragée par BHL qui a joué de ses relations aux sommets de l’état pour qu’elle arrive. Sauver et aider les insurgés libyens brevetés combattants de la liberté et de la démocratie par le philosophe.

 

Un rappel s’impose : c’est la vision de BHL de la guerre en Afghanistan.

Dans son bloc-note du Point en 2001, Bernard -Henry Lévy s’écriait dans:

 

« Lettre à ceux qui se sont trompés ».

« Vous disiez : “le bourbier américain... les Américains sont enlisés... jamais l’armée américaine ne saura venir à bout de ce nouveau Vietnam que sont les plaines et les montagnes d’Afghanistan...” Quelques semaines, parfois quelques jours après ces considérations définitives, c’est la chute de Kaboul, la débâcle sans gloire des talibans et la victoire éclair d’une stratégie que nous n’étions pas bien nombreux à juger d’une habileté, d’une efficacité militaro-politique insoupçonnées. » (Le Point, 16 novembre 2001.)

 

Dix ans après, en 2011, les occidentaux ont en Afghanistan, plus de 140.000 soldats suréquipés. Pas une semaine ne passe sans qu’un soldat occidental ne soit tombé dans une embuscade. Malgré les drones, l’aviation, et les satellites, les talibans ont peu à peu repris le contrôle d’une bonne partie du pays. Et, cerise sur le gâteau, la fameuse démocratie afgane, rêvée par BHL, n’est que corruption autour des bénéfices du trafic de drogue et de l’aide financière internationale.

 

Le plus dur quand on étudie la vie médiatique de BHL, ses prises de positions, ses coups de sang, c’est qu’on ne sait plus si c’est la mauvaise foi ou la naïveté qui conduit sa pensée. Peut-être les deux à la fois. Ce qui en fait un type éminemment dangereux.

 

Je reste persuadé que la visite de Dieudonné en Libye, est à comprendre de la façon suivante :

 

Nous prenons de bien plus grands risques en écoutant BHL parler politique étrangère qu’en riant des sketchs d’un grand humoriste qualifié d’infréquentable.

 

Un cadeau pour finir: BHL est un des seuls philosophes qui ait réussi à faire plier de rire Pierre Desproges et nous avec...

 

On vous remet la vidéo, on ne s'en lasse jamais!

 

 

Publié dans pipoles

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