Pour Sarkozy, c’est 2010 l’odyssée de la tasse

Publié le par Milton Dassier

Seulement 28% des gens font encore confiance à Sarkozy.

Avec des résultats peu flatteurs, on aurait même pu s’attendre à pire.

 

Déjà, il peut compter sur les 16.000 contribuables bénéficiant du bouclier fiscal et leurs proches. Mais les autres ?

Sans doute des français qui rêvent de gagner plus pour être assujettis un jour au  fameux bouclier. On a les rêves qu’on peut !

 

Et si le rêve est un échec, si le sentiment d'avoir été pris pour un con est trop lourd, alors il reste encore la possibilité de s'échapper grâce au suicide...  

 

Vous avez vu ou lu dans les médias?  

 

Le gaz augmente de 10% d’un coup !    

Mon voisin à l'humour très noir m’a dit : « 10% d'augmentation du gaz? ça va être hors de prix de se suicider maintenant, mais il reste les gazs d'échappement qui portent bien leur nom! »

 

Sarkozy a déclaré : « Ne touchez pas au bouclier fiscal ! »

C’est un triple aveu. Cette phrase prononcée devant des députés UMP qui remettraient bien en cause la politique de leur président a trois significations :

 

1.      – « Ne touchez pas à mes potes riches »

2.      – « Je suis le bouclier des grandes fortunes face à la populace crasseuse »

3.      – « Ne me touchez pas sinon je me fâche ! »

 

 

Le navire UMP prend l’eau de toute part. Comment reconquérir l’électorat de droite ? Vite un expert en marketing. Sarkozy a construit sa politique sur deux sources : le marketing et le management d’entreprise.

 

Marketing

 

En ciblant les groupes, les communautés, les corporations, les milieux sociaux, les leaders d’opinion. Le grand truc de Sarkozy : s’arranger pour que chacun se sente en dette vis-à-vis du pouvoir. Le président de l’UMP est suffisamment habile pour bien montrer qu’il peut reprendre à tout moment ce qu’il a donné.. A un niveau personnel, Rachida Dati vient d’en faire l’amère expérience. La dette, c’est le contrôle et par conséquent, c’est le pouvoir.

Et s’il n’a plus grand-chose à donner, il peut encore annoncer qu’il le fera bientôt, histoire d’appâter le chaland. Avec soin, il s’arrangera pour que ses cibles entendent ce qu’elles ont envie d’entendre, comme aux agriculteurs quand il a dit : « L’écologie, ça commence à bien faire ! ». Et tant pis, s’il se contredit du jour au lendemain, et tant pis, si ça fait désordre.

 

Management d’entreprise

 

 Là on entre dans des choses techniques : les objectifs assignés aux ministres, la gestion de l’état, l’évaluation en terme d’efficacité, le débauchage des personnalités de gauche, le casting des ministres et autres personnalités de l’état.

On dit même qu’un programme informatique d’aide à la décision sur la gestion de l’état a été conçu par les chercheurs américains et japonais. Installé à l’Elysée, il serait interrogé chaque matin pour définir des orientations politiques. Les objectifs d’expulsion des immigrés clandestins, le nombre de suppressions de postes de fonctionnaires, l’aménagement des programmes scolaires en proviendraient.

 

 

Vous imaginez une sorte de HAL comme dans le film de Stanley Kubrick. Un HAL omnipotent et omniscient capable de diriger le vaisseau tout seul y compris contre les hommes.

C’est bien là le problème, l’humanisme qui n’est qu’une posture pour mieux séduire et non une fin en soi.

L’affaire du bouclier fiscal en dit long sur la mentalité de Sarkozy,  sur son côté américain qui n’est pas basé sur des clichés.

C’est avant tout, l’adhésion à un système qui divise le peuple pour mieux s’en assurer le contrôle.

Le secret réside entre une alliance tacite entre une élite protégée et une classe moyenne très active qui dont les membres rêvent d’être un jour dans l’élite.

 

Le talent de Sarkozy ?

 

Avoir su passer pour un homme de la classe moyenne qui a réussi à s’imposer dans l’élite.

Pour cela, il sait adopter un langage populaire et direct qui plaira à l’aristocratie ouvrière, aux commerçants et artisans.

Il sait aussi appeler à une thématique basée sur l’ordre et la sécurité.

Et, cerises sur le gâteau, il a appris à défier les membres les plus conservateurs de l’élite, les  « has been » de préférence, et à railler tous ceux qui se réfèrent au progrès des idées et de la justice.

 

La réalité est plus classique...

 

Sarkozy est bien un membre de l’élite mais c’est un atypique qui a eu à utiliser ses poings pour se faire accepter. Comme tous ceux qui ont su s’imposer dans un monde qui n’était pas le leur, il en est aujourd’hui un serviteur zélé. Et c’est ainsi que le bouclier fiscal permet à l’ambitieux de payer sa dette à ceux qui ont accepté de se pousser, parfois avec réticence, pour l’accueillir.

 

 

Publié dans sarkozy

Commenter cet article

OrangeOrange 01/04/2010 22:38


DEMISSION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE: RUMEURS OU RÉALITÉ ?


L'enregistrement exclusif du coup de blues au Palais de l'Elysée à l'origine de toute l'affaire: les surprenantes confidences du Président après une nuit blanche, face au désamour qu'il ne supporte
plus. Un peu de compassion svp !

http://www.youtube.com/watch?v=SuMAJvn2yCA