Poker menteur autour de la mort de Ben Laden

Publié le par Milton Dassier

Après plusieurs jours, toujours pas de photo, toujours pas de vidéo sur les dernières minutes de Ben Laden, du moins ce qu’il en reste.

La Maison-Blanche va parait-il en diffuser prochainement. Il serait temps car les spéculations vont bon train !

Il est vrai qu’il y a de quoi. Sa mort avait été annoncée plusieurs fois depuis décembre 2001. Des témoignages d’anciens marines, une annonce officielle de Benazir Bhutto, l’ancienne Premier Ministre du Pakistan assassinée quelques semaines plus tard, donnaient Ben Laden pour mort.

 

 

 

 

Oui mais les vidéos de Ben Laden ? Peut-être un montage, peut-être un sosie.

 

L’opération commando a bien eu lieu, c’est indéniable, des photos des dégâts causés à la résidence de Ben Laden le montrent. Il y a bien eu échange de tirs et de violents combats.

On peut se demander de l’utilité d’une action commando aussi complexe et du risque d’avoir des pertes ou pire, des prisonniers américains, pour tuer un homme déjà mort. Déjà, on apprend qu’il était désarmé au moment de l’assaut…

 

A moins que l’état-major américain, finalement, n’ait jamais eu aucune certitude sur la mort de Ben Laden et qu’à partir de renseignements, il ait voulu s’en assurer. Un coup de dé en somme. Ils avaient des infos sur la présence de chefs d’Al-Qaïda, ils ont voulu les éliminer et, après le succès de l’opération, en auraient profité pour monter une opération de communication.

 

Les américains ont peut-être raisonné ainsi : « On nous dit que Ben Laden est peut-être là avec l’état-major d’Al-Qaïda, allons tous les buter et s’il n’y est pas, on dira qu’on l’a buté. S’il était déjà mort, on met fin ainsi au symbole, s’il est ailleurs en vie, il se retrouve tout seul ; obligé de se terrer et de se découvrir un jour pour prouver qu’il est vivant ! »

 

Ben Laden était bien au-delà d’un homme. Il était devenu une représentation dont la seule évocation suffisait à perturber le logiciel cognitif des opinions publiques dans le monde.

 

L’affaire Ben Laden est donc traitée à la façon d’un virus informatique. Le fichier enfin situé a donc été « deleted ». Que Ben Laden soit réellement mort lors de ce raid ou mort bien avant, ou bien vivant n’a pas beaucoup d’importance. Les révolutions arabes sans revendication islamiste, sans anti-américanisme prouvent qu’Al-Qaïda n’avait plus le prestige qu’on lui prêtait en terre d’Islam. La mort de Ben Laden, c'est le coup de grâce à un courant politique islamiste anti-occidental, qui prônait l'action violente et le terrorisme pour arriver à ses fins.

 

Une fois l'orage du risque de représailles passé, les Etats-Unis ne manqueront pas de se déclarer vainqueur de la "guerre" contre le terrorisme.

 

A 18 mois des présidentielles américaines pour Obama,  le timing a donc été parfait !

Publié dans international

Commenter cet article