Peur des pieuvres? Nicolas Bedos s'est couché...

Publié le par Milton Dassier

Pauvre Nicolas Bedos. On en avait fait l’icône de la déconnade classieuse à coup de phrases au vitriol capables de dégommer n’importe qui.

Certains parlaient de nouveau Desproges, aussi brillant, en plus beau en plus. De quoi s’assurer de toujours passer à la télé !

 

Chaque semaine, il nous offre sa semaine mythomane et en profite pour se payer la tronche d’une personnalité ou se moquer d’un travers sociétaaal, d’une tendance modélisée, d’une mode tendancieuse.

 

Chez ceux qu’il épinglait à son tableau de chasse, les dents qui grincent, les murmures outragés, les regards fuyants une colère qui risquerait de paraître ridicule,  apparemment, n’arrêtaient pas ce fils de Guy.

 

Alors le voilà, un soir, qui s’en prend aux sionistes purs et durs ! Mazette ! Quel courage ! Pouvait-il subir le même sort que Dieudo? Etre traité d’antisémite, de fou, de nazi, de révisionniste, bref atteindre le trou le plus profond du point Godwin. Pour Dieudonné, le point Godwin s'est d'ailleurs transformé en "pains" Godwin: ceux qu'il s'est mangés!

 

Heureusement pour Nicolas Bedos, les grincements de dents de l’accusation d’antisémitisme  se calmèrent quand Elizabeth Lévy vola au  secours de son ami.

 

Que vaut le courage quand on a des protections ?

 

Triomphant, l’homme poursuivait dans ses critiques pleines de dérision, nous livrant par la même occasion ses goûts pour les bars, les boîtes, les potes, les soirées bien arrosées.

 

 

Bien arrosées comme celles qui mènent chez les flics après un contrôle mouvementé.

Sauf que dans la France « hortefugée » de Sarkozy, le contrôle d’identité de fêtards bourrés à trois heures du mat’, ça équivaut à une arrestation musclée.

Nicolas Bedos le dénonçait à sa façon en traitant les policiers de « flics au QI de pieuvre », de "voyous en uniforme" ou de « racaille tombée du bon côté du mur ». Audacieux et tout simplement vrai pour celui qui l'a vécu. C'était à prendre comme ça et non comme une vérité générale. Seulement, cette distinction n'existe plus dans l'esprits de nouveaux censeurs à képis casquettes bleues pour faire comme dans les séries ricaines!

 

Nicolas Bedos n’a même pas eu besoin d’une plainte d’Hortefeux ou d’une levée de boucliers des députés de l’UMP. Ils n’ont pas bronché en fait. Deux syndicats de pieuvres policiers s’en sont émus et ont demandé des excuses.

 

Nicolas Bedos s’est couché excusé au bout de six jours… Desproges, Coluche, eux, ne se sont jamais couchés...

 

Finalement, Dieudonné avec ses maladresses, avec ses fréquentations parfois douteuses aura eu au moins le courage de ses convictions.

Certains s’interrogent sur l’humour et la provocation. La vérité est amère ; il faut être capable de renoncer aux tapes dans le dos entre amis pour mieux résister aux coups les plus brutaux de ses ennemis.

 

Cyrano le poète duelliste paya de sa vie ce courage au-delà du courage.

 

Nicolas Bedos n’a pas pu se passer des tapes dans le dos.

Publié dans pipoles

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