Mille milliards de dollars mais pas de moralisation?

Publié le par Milton Dassier

750 milliards d’Euros, soit 1000 milliards de dollars. C’est ce que viennent de mettre au pot les européens pour éviter de sombrer dans la débâcle monétaire et financière.

 

Les attaques contre l’Euro sont l’épisode n°2 de la crise financière de 2008.

 

Ce qui veut dire que les européens auront mis la main à la poche par deux fois…

 

Les européens m’énervent en ce moment. Ils ne sont pas à la hauteur des changements du monde. Ils veulent jouer avec les mêmes cartes que du temps de leur prospérité.

Ils se disent que leur puissance financière peut les prémunir de tout. Oui, c’est comme ça qu’on raisonne : L’Europe se voit comme la première puissance économique du monde.

 

La preuve ? Elle est capable de mettre deux fois la main à la poche à coup de milliers de milliards de dollars pour s’en sortir.

 

Réguler le capitalisme, moraliser les marchés ? Mais ça, en réalité l’Europe ne le souhaite pas au fond. Le système lui a tellement bien profité ces dernières années.

Rappelez-vous, elle conciliait la production des biens industriels, l’innovation technologique, le commerce international, un marché intérieur dynamique. Elle dépensait pour elle-même et se distinguait des Etats-Unis. Les Etats-Unis profitaient de leur situation attractive pour les flux financiers, menaient des guerres hégémoniques et vivaient à crédit.

 

Aujourd’hui, la crise a mis les Etats-Unis presque par terre et enrayé les projets européens de leadership économique mondial. Depuis 2008, Les chefs d’état européens parlent de réguler les marchés, de moraliser le capitalisme. Pourtant ils n’ont rien fait chez eux à part Gordon Brown qui a nationalisé les banques britanniques.

 

De son côté, progressivement convaincu de leur pouvoir nuisance, Barak Obama veut limiter la puissance des marchés financiers et de ceux qui les animent : les banques. Il compte revenir sur certains privilèges des banques en séparant les activités de banque de dépôt et de banque de placement, en instituant des règles pour les traders, en encadrant voire en supprimant les transactions à découvert. Cela fera l'objet d'une loi au parlement. S’il réussit, les banques ne pourront plus utiliser les dépôts des particuliers pour les placer à leur seul profit et les traders devront modérer leurs appétits sous peine de sanctions. Et quand on sait que les sanctions peuvent aller jusqu'à plusieurs dizaines d'années de prison...

 

L’idée de Barak Obama est simple et l’honore en tant que chef d’état : un organisme financier ne doit pas pouvoir être plus puissant que les Etats-Unis.

 

On n’a entendu ni Sarkozy, ni Merkel, ni Gordon Brown, ni Berlusconi sur ces questions essentielles. Etrange non ?

 

Je crois sincèrement, que l’Europe d’aujourd’hui est conservatrice et que, peut-être certains de ses dirigeants ne veulent pas défavoriser leurs amis financiers, peut-être parce qu’ils leur doivent quelque chose.

 

Leur carrière par exemple ?

 

 

Publié dans racisme et xénophobie

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simplesanstete 12/05/2010 01:03


Notre gouvernement et l'européen est clairement délocalisé, la finance le tient par les bourses et Obama est le Chamberlain de la finance divine qui veut financiarisé les Etats, la politique c'est
fini a part les archaïsmes nationaux/locaux, type FN où néo E&R,ça peut être énervant, selon vos croyances !!!