Manifestations en Iran : L'hypocrisie des occidentaux à son comble

Publié le par Milton Dassier

http://ensemblesnuipp.files.wordpress.com/2008/03/flashball_-_french_police_01.jpgCétait terrible. Des manifestations où les forces de l'ordre ont utilisé armes de poing et matraques en plus des traditionnels gaz lacrymogènes.

Des gens qui ne demandaient qu'à s'exprimer pacifiquement ont été mutilés, blessés, certains envoyés aux urgences.

Tout le monde souligna le comportement violent, brutal, cruel des policiers. Beaucoup de manifestants furent arrêtés et emmenés dans les locaux de la police où ils furent à nouveau maltraités et fouillés. Oui, c'est certain, ce régime était sur la défensive. Ses dirigeants préféraient une répression féroce au dialogue qui sied aux vraies démocraties.


Tout cela se passe en Iran mais aussi en France.


Certes en Iran, l'état envoie des policiers à moto pour frapper les manifestants voire tuer. Horrible! Barbare!
Mais, en 1986, Malik Oussékine fut tué par des policiers à moto en plein Paris... C'était il y a longtemps? Dans le gouvernement de 1986, on trouvait une jeune secrétaire d'état, Michelle Alliot-Marie; le ministre de l'intérieur était le gentil Charles Pasqua et un certain Nicolas Sarkozy travaillait dans ce ministère comme délégué interministériel.


Certes en Iran, les policiers dans les manifestations, utilisent des pistolets mais en France, on a les tasers et les flash-balls qui éborgnent et mutilent comme cela s'est passé par exemple à Montreuil il y a quelques mois.


Certes en Iran, on torture dans les commissariats, mais dans la France de Sarkozy, on déshabille, on fouille au corps et on humilie.


Il y a un proverbe qu'on me répétait quand j'étais môme. Bon, je l'ai adapté à l'air du temps : Ne regarde pas le flingue qui vise l'oeil de ton voisin mais le flash-ball qui vise le tien.


Oui, les iraniens qui s'opposent au régime ont raison de traiter Ahmadinejad de dictateur.


Oui, nous en France, avons tendance à donner des leçons de démocratie aux pays qui ne nous plaisent pas. C'est sûr que l'Arabie Séoudite, le Gabon, la Guinée, la Libye, la Tunisie et la Chine n'ont pas grand chose à craindre de nos leçons de morale.

 

Sarkozy a fait la révérence devant le roi d'Arabie Séoudite.


Le gouvernement français a viré un de ses ministres sur demande expresse d'Omar Bongo du Gabon.


Patrick Balkany a défendu la junte guinéenne.


Kadhafi a été reçu en grande pompe à Paris.


Sarkozy et Fillon défendent les "menus" progrès de la démocratie de la Tunisie qui vient de condamner à plusieurs années de prison un journaliste.


Sarkozy n'a pas eu un mot pour le dissident chinois qui vient d'être condamné à 11 ans de prison juste pour avoir souhaité plus de démocratie.


L'UMP a fait du parti communiste chinois un parti "frère".


Donc, même si la situation est dramatique en Iran, même si l'opposition iranienne en lutte a besoin du soutien du peuple français, n'écoutons pas les suppliques des crocodiles, n'adhérons pas à l'exploitation politique qui est faite par nos dirigeants.

Eux ont bien d'autres intérêts que ceux du peuple iranien.

Eux ne voient que l'affaiblissement d'un pays qui leur tient la dragée haute avec courage depuis pas mal de temps.


Iraniens, faites ce que vous avez à faire avec Ahmadinejad mais n'oubliez pas que les dirigeants occidentaux qui prient pour votre salut aujourd'hui, sont les "dignes" successeurs de ceux qui ont poussé l'Irak à vous faire la guerre pendant huit ans. 800.000 de vos compatriotes y avaient perdu la vie...

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clebb 31/12/2009 09:03


Hier j'ai vu un reportage j'ai faillit m' étouffé face a cette hypocrisie. Les Iraniens son descendu dans la rue, on en voyait jusqu'à l'horizon qui manifestait pour gardé le gouvernement qu'ils
ont choisie en leur âmes et concsience. Et le commentaire du journaliste a été quelque millier de militant du REGIME était présent. sa sent vraiment la grosse manipulation de la part des médias.
Maintenant j'ai une question pourquoi soutenir Moussavi un enfant du régime qu'ils critiques ? En faite en occident personne ne soutient Moussavi, il veule juste déstabilise ce pays.
Et Obama me fait bien rire quand il dit qu'il fallait respecté le jour saint des Chiite, alors que les Américains ne se sont pas gêné pour exécuté Saddam le jour de l'aid, et de jeté ou vous savez
le Coran a Guantanamo.


AntiPropagande 30/12/2009 15:09


MEFIEZ VOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE, MILTON TU AS L'AIR D'AVOIR EN PARTIE AVALE LEUR PROPAGANDE

Voici un texte de quelqu'un qui été sur place en iran, rien à avoir avec la fameuse "dictature des Mollah"...attention le serpent sioniste est très très perfide!!!!

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Pour information, et alors que l'Iran vient de nous être présenté comme un pays en proie à une révolution totalitaire qui a écrasée la vague démocratique courageuse ... Christian Bouchet vient d'y
passer ses vacances d'été !
Ci dessous le "résumé" de son voyage, publié également dans le dernier FLASH
Journal d’un séjour en Iran (aout 2009)

1 août 2009, Shiraz.
Je suis maintenant sur la terre de l’antique empire perse depuis quatre jours et rien n’est comme je l’avais imaginé.
Quand j’ai annoncé à mes proches, début juillet, que j’avais l’intention de me rendre en Iran, pour juger sur pièce de la situation, les réactions ont été de deux types. Mes amis politisés n’ont
pas caché qu’ils m’enviaient et qu’ils auraient aimé être à ma place. Les autres, en revanche, n’ont eu de cesse de me mettre en garde contre le danger inutile que je prenais, vu les circonstances,
en me jetant volontairement dans ce qu’ils considéraient comme la gueule du grand méchant loup… Pour eux, je risquais bien de connaître le même sort que Clotilde Reiss, voire pire. Les Conseils aux
voyageurs figurant sur le site du Ministère français des Affaires étrangères allait dans le même sens et insistaient sur le fait que « dans les circonstances actuelles, il est recommandé de
surseoir à tout voyage non essentiel en Iran. Cette recommandation s’applique aussi bien aux voyages d’affaires qu’aux voyages touristiques. Les services de sécurité sont en effet très suspicieux à
l’égard des contacts avec la population, notamment avec les milieux universitaires et étudiants, qu’ils observent avec attention, et à l’égard des prises de photographies. »
Bien que n’ignorant pas ce que la Propaganda Staffel occidentale peut générer comme désinformation, et bien qu’ayant, naturellement, un a priori favorable pour l’Iran résistant de Mahmoud
Ahmadinejad, j’ai donc pris le vol de la KLM Amsterdam-Téhéran avec une certaine perplexité et une légère inquiétude… En tous cas, je n’imaginais nullement à ce que j’allais découvrir : une réalité
en tout point différente de l’image que les médias du Grand Occident nous délivrent.
Soixante-douze heures pour parcourir Téhéran, des quartiers bourgeois des contreforts des monts Alborz à ceux populaires sis au sud, c’est bien peu. Mais c’est cependant suffisant pour se faire une
idée assez juste.
Ce qui frappe, tout d’abord, c’est le modernisme général des voies de circulation, de l’architecture, des boutiques, des restaurants. Le dépaysement quand on se promène dans les rues est faible,
bien moindre que celui que l’on éprouve à Istanbul ou à New Delhi, on pourrait par certains côtés se croire à Madrid… si ce n’était le dress-code islamique qui impose le port du tchador.

A la lecture des journaux je m’étais imaginé des femmes strictement couvertes, ne laissant voir aucune mèche de cheveux. J’avais lu, dans les articles de Delphine Minoui, la correspondante du
Figaro à Téhéran, qu’une police des mœurs veillait au grain et pourchassait les femmes « mal voilées » et les couples d’amoureux. Mais où donc est cette police ? Les femmes « mal voilées »,
maquillées, laissant voir une très grande partie de leur chevelure a peine dissimulée sous un élégant châle, sont légion, les couples de jeunes sont nombreux eux aussi et à Darband, au bord d’un
ruisseau qui dévale des monts Alborz, tout semble organisé pour la drague et la séduction… Je fais part de mon étonnement à mon chauffeur qui sourit et me précise que cette police n’est plus active
depuis plusieurs années… De cela, la miss Minoui a oublié de nous avertir!
Il est vrai que les journaleux au service du Grand Occident peuvent écrire n’importe quoi, personne n’ira vérifier leurs dires : il n’y a ici presque aucun occidental de passage et les seuls
touristes que je rencontre sont … irakiens !
Ils peuvent aussi écrire ce qu’ils veulent sur les rassemblements de l’opposition, personne n’ira les contredire. Or, en rentrant à mon hôtel, hier en fin d’après-midi, je suis pris dans un
embouteillage. Nous sommes vendredi, les partisans de Moussavi ont appelé à une manifestation dans le centre de la capitale et, par un heureux effet du hasard, je suis dans les premières voitures
immobilisées par celle-ci. Comparé à ce qui est habituel en France, il y a peu de policier et ils sont très légèrement équipés. Il faut dire que les manifestants, majoritairement des jeunes, ne
sont pas très nombreux non plus. Je les estime à cent cinquante, au maximum à deux cents… C’est moins que rien quand on sait que douze millions d’habitants vivent dans l’agglomération. Je comprends
alors pourquoi tous les reportages télévisés sont faits en plans très serrés. Agitant des banderoles vertes, ils bloquent un carrefour qui est à quelques dizaines de mètres, les voitures
klaxonnent, certains chauffeurs commencent à s’énerver. Soudain arrivent des « voltigeurs » monté sur des motos de type trial - un policier conduit, un autre muni d’une longue matraque est assis à
l’arrière - ils ne font pas dans le détail et frappent de bon cœur les manifestants qui s’enfuient. Les motards les poursuivent, y compris sur les trottoirs. C’est fini, la manifestation est
dispersée et la circulation reprend. Le lendemain, sur internet, je lis le compte-rendu qu’en font les agences occidentales : d’une échauffourée insignifiante, qui montre une incontestable
indifférence de la population, elle font un symbole de résistance…


2 août 2009, Yazd.
Il fait 43° à l’ombre…
J’ai tenu à venir ici pour visiter la plus importante communauté zoroastrienne encore existante en Iran. Ses membres maintiennent en vie la religion révélée cinq siècles avant notre ère par
Zarathoustra. Ils vénèrent le feu, symbole de Dieu, et entretiennent dans la pénombre de leurs lieux de culte des flammes éternelles. Celle qui brûle dans le temple de Yazd a été allumée il y a
1539 ans !
A l’extérieur de la ville, je visite leurs « tours du silence ». Leur religion leur interdisant de souiller les éléments, les zoroastriens ne peuvent ni enterrer ni incinérer leurs morts, ils les
abandonnaient donc aux vautours dans des tours sises en haut de collines. En Inde, à Bombay, cela se pratique toujours. Ici, les lieux sont désaffectés depuis que Reza Pahlavi, en 1962, les ait
obligés de se plier à la règle commune en matière d’inhumation.
Les lieux sont mal entretenus, les monuments récemment restaurés ont été vandalisés et tagués. Alors que les autres sites historiques que j’ai visités jusqu’alors étaient gardés et dans un état
parfait, celui-ci est à l’abandon. On sent que la protection des vestiges du passé païen de l’Iran ne motive guère les autorités…
3 août 2009, Ispahan.
J’ai pris une chambre à l’Isfahan Kowsar International Hotel, un cinq étoiles admirablement situé. Il est bondé. Mais dans ses couloirs, ce ne sont pas des iraniens fortunés que je croise mais des
mutilés de guerre et leurs proches, des gens simples voire très simples, des familles de paysans et d’ouvriers. Que font-ils là? Ils bénéficient d’une semaine de vacances, tous frais payés, qui
leur est offerte par la Fondation des martyrs, structure qui a été créée en 1980 pour prendre en charge les anciens combattants, les invalides de guerre et leurs familles. La Fondation a investi
ses fonds dans l’industrie et le commerce et est devenue richissime. Les bénéfices qu’elle génère sont largement redistribués aux victimes de la guerre Iran/Irak. Comme les familles de ceux-ci
bénéficient encore d’autres avantages en matière de service militaire et d’accès à l’université, je découvre que les anciens combattants et les parentèles des soldats tombés au front sont
jalousées…
En me promenant en ville, je suis surpris de trouver sa population encore plus moderne qu’à Téhéran. Les looks les plus improbables se rencontrent dans la jeunesse : techtoniques, punks (ont des
«iroquois »), etc. Je vois même un rocker avec une « banane ». Au restaurant, le soir, je constate que les deux tiers des tables sont occupées par des femmes sortant « entre copines », elles rient,
se prennent en photo avec leurs portables. Est-ce ainsi que se manifeste l’oppression des femmes par les Mollah ?
Rentrant à l’hôtel, après le dîner, je rencontre une nouvelle manifestation : une cinquantaine de jeunes tentent ici aussi de bloquer un carrefour, la police arrive, ils se dispersent. C’est tout.
Ce n’est qu’en regardant la télévision un peu plus tard que je comprends la raison de cette sporadique agitation : le guide Ali Khamenei vient de confirmer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.
Je termine ma journée au café internet. La connexion est de qualité et ne coûte quasiment rien. Je consulte ma messagerie, intervient sur quelques fora, met à jour plusieurs sites auxquels je
participe. Tout fonctionne pour le mieux. En revanche, impossible d’accéder à Facebook. L’employée à qui je m’en plains me répond que c’est normal, le gouvernement filtrant son accès car, me
dit-elle, « les USA et la Grande-Bretagne l’utilisent pour répandre de fausses nouvelles dans le pays. »
6 août 2009, Qom.
Pour fair


Milton Dassier 30/12/2009 19:05


L'Iran est bien une démocratie, le problème est qu'elle a des institutions démocratiques alors qu'elle est une théocratie. Le président est sous l'autorité d'un guide suprême religieux. Le pays est
moderne et instruit. Tout ça, je le sais. Le problème finalement et c'étaitl'objet de mon article, c'est de montrer qu'en dehors de la dimension théocratique, l'Iran comme certains pays occidentaux
fait dans le sécuritaire et bafoue les droits de son opposition comme cela se faisait en Europe il n'y a pas si longtremps. Les milices extrémistes faisant le sale boulot, existaient en France et
ailleurs en Europe dans les années 60-70-80. Donc, l'Iran n'est pas un démon mais pas un ange non plus. Les morts dans les manif sont bien réels.


A2N 30/12/2009 11:46


Milton,

RAS !

Le pire dans ce ballet de faux culs est que Barack Obama rejoigne la compagnie des manipulateurs et justiciers à géométrie variable.Pendant ce temps là, on ferme les yeux sur le calvaire des
milliers d'enfants orphelins en palestine; ainsi que sur les CRIMES contre l'humanité commis par le "seul pays démocratique" au Proche-Orient. A gerber !

A+


jack 30/12/2009 08:28


Il n'en reste pas moins qu'un dictateur reste un dictateur blanc noir ou jaune.
A force de rechercher systématiquement la responsabilité de l'occident dans les multiples avatars du tiers monde, vous avez tendance vous et vos collègues en altermondialisme à vous exonérer de vos
propres responsabilités.
Par exemple, le sionisme n'est en rien responsable de ce qui se passe en Iran.
Un dictateur a grossièrement triché aux élections s'octoyant 67% des suffrages, ce qui entraine une légitime révolte de l'opposition.
Si vous y voyez une action de " l'entité sioniste" comme vous dites, rejoignez vite le régime des mollahs, une place vous y attend au ministère de la propagande.


Milton Dassier 30/12/2009 18:58


Tout ça c'est une histoire de domination, c'est vieux comme le monde. Le sionisme est une forme de domination qui a rejoint petit à petit les dominations occidentales qui existent tout de même
depuis plusieurs siècles. Donc je vous rejoins, Israël n'a rien à voir avec ce qui se passe en Iran. Un Iran qui a bien du mal à garder deux choses plutôt incompatibles : une attitude
anticolonialiste, antiimpérialiste à la Chavez mais dans un régime théocratique. Les manifestants iraniens d'ailleurs ne sont pas au clair avec tout ça.


clebb 30/12/2009 04:36


http://www.youtube.com/watch?v=5WJbc1c_0Sc