Les USA, pas la France: La dernière blague d'Ousama Ben Lapin

Publié le par Milton Dassier

Quel farceur, cet Oussama!

 

 

Oussama Ben Laden a beaucoup d'humour ou alors c'est un petit vicieux.

Dans son enregistrement audio authentifié par les services secrets français, il nous annonce que la France serait dans le collimateur des djihadistes et qu'elle pourrait s'attendre à prendre une volée de bois vert au cours des prochaines semaines..

Seulement, à peine trois jours après cette annonce reprise et commentée par un Nicolas Sarkozy en quête de points dans les sondages, c'est aux Etats-Unis qu'on trouve le "bois vert" prêt à exploser dans des bombes portant la signature d'Al-Qaida.

 

Pas de message audio, pas de vidéo. Bref, contrairement à la France, Oussama n'a pas prévenu les américains. Fichtre!

Contrairement à la France, la burqa est en port libre aux Etats-Unis et pourtant, il veut les punir.

 

Mais où va Oussama Ben Laden?

 

A moins qu'il ne porte la France dans son coeur finalement. Alors, il l'avertit, histoire de lui donner une chance!

 

Mais arrêtons la rigolade!

 

Et si la seule façon de continuer à se prétendre "patrons de la planète" consistait à entretenir des foyers de tension avec la guerre contre le terrorisme pour prétexte ?

 

La guerre comme arme politique et économique

 

Les Etats-Unis et l'Europe seront bientôt hors-jeu. La crise en ce moment, c'est pour eux, pas pour les autres pays.

Le monde tourne désormais autour de l'Eurasie qui, petit à petit, asseoit ses puissances montantes : Inde, Chine, Russie, Iran, Turquie, Indonésie, Malaisie, Khazakstan. De profonds changements mais pas sans tensions guerrières. Irak, Afghanistan, Pakistan, Birmanie... 

 

Les tensions sont liées à la fois au poids réactionnaire des religions, aux progrès de l'alphabétisation et à  la prospérité qui démarre. Tous ces facteurs sont liés. L'alphabétisation entraîne toujours une baisse de la fécondité, une redéfinition de la vie économique et des relations hommes-femmes, enfin, la tentation démocratique. En dépit des abus autoritaires du régime des mollahs, même l'Iran est dans cette dynamique vertueuse. Sa diabolisation par l'occident est un calcul cynique.

 

Les pays où se déroulent ces tensions guerrières en Eurasie sont les pays les moins alphabétisés...

Le monde non occidental n'aurait donc pas besoin des pays occidentaux pour parvenir à la prospérité et à la démocratie.

 

Les pays occidentaux ont donc besoin des tensions qui leur fournissent de bonnes raisons d'exporter leur savoir-faire de domination militaire et ainsi d'avoir encore un contrôle au moins politique des ressources qui feront repartir leurs économies exsangues.

 

Un terrorisme moins actif que dans les années 70

 

La réalité est donc terrible si on ouvre un peu les yeux. Hormis les attentats du World Trade Center et leur démesure, le terrorisme international des années 2000-2010 est bien moins actif que celui des années 70-80. Il est sur une pente fortement déclinante depuis 2005. 1970-80, c'étaient les années où le terrorisme anticoccidental palestinien, arabe, libyen, irakien mais aussi celui des groupes armés européens (irlandais, français, basque, allemand, belge, italien) et japonais étaient très actifs et parfois coordonnés par de puissants commanditaires. Attentats, voitures piégées, détournement d'avions, prises d'otages tout au long de ces années funestes. Un terrorisme qui avait ses stars: Baader, Carlos, Abou Nidal, un terrorisme souvent protégé par des états ou des institutions d'états.

 

Pourtant, on continue à parler de guerre contre le terrorisme, de mesures hautement sécuritaires et prétotalitaires pour contrer une armée secrète de combattants d'à peine 5000 personnes dans le monde. Pour cela, on introduit la confusion dans les esprits grâce aux médias, en assimilant des rebellions, des actions clandestines de services secrets, les interventions de mercenaires à du terrorisme organisé dans un certain dessein: la fin du monde occidental et le triomphe d'un islamisme radical.

 

La réalité est toute autre, l'islamisme radical a presque perdu la partie et se limite à des foyers de tension dans des régions perdues: Somalie, Yémen, Sahara, Pakistan, Afghanistan, Irak.

 

La fin du monde occidental est dans cette régression économique, sociale et démocratique à laquelle nous assistons.

 

Dans une agonie lente et inexorable dont les peuples sont les premières victimes.

Publié dans géopolitique

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ledaron 30/10/2010 21:37


La guerre contre "l'islamisme" euphémisme pour désigner l'islam est différente car cette religion et la pensée qui en résulte n'est pas issue de la matrice idéologique occidentale contrairement au
socialisme,communisme et autre fascisme.N'ayant pas de hiérarchie cléricale,le système islamique ne peut être controlé par un tête papale et des obligés cardinaux.Il y'a cependant une volonté
occidentale de vouloir standardiser l'islam pour mieux le controler ( lire le bouquin de Pierre Hillard " la fondation Bertelsmann " et " la marche irrestible du nouvel ordre mondial" ).Le Hic pour
"nos" mondialistes est que l'Islam sunnite est structurellement rétif à toutes hierarchisations dans sa relation au divin d'ou petits problèmes pour les think-tanks qui se creusent la tête à
longueur de réunions..