Les faiseurs de fortunes ont pris le pouvoir en France

Publié le par Milton Dassier

Travailler c’est trop dur pour les hommes politiques

 

Quelle république pourrie ! Quelle opacité dans les véritables raisons qui poussent les hommes politiques vers les strapontins du pouvoir ! On va voir qu’une bonne part des leaders de droite qui nous gouvernent, ou bien, n’ont jamais connu le besoin de travailler pour vivre ou bien sont issus du milieu des finances et des affaires. Les réalités d’une société basée sur le travail salarié leur échappent donc complètement.

 

Il y a d’abord ceux qui, étrangement, n’ont jamais connu le monde du travail mais se sont bâtis un destin au sein du cabinet de leur mentor.

 

C’est le cas de Brice Hortefeux, fils de banquier, qui devient à l’âge 25 ans, juste après des études de droit, directeur de cabinet du maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy.

 

 

Même chose pour François Fillon, dont le premier boulot à 22 ans fut assistant parlementaire d’un député, Joël Letheul.

 

Il y a encore Christian Estrosi, passé d’une carrière de pilote de moto aux petits papiers de Jacques Médecin, le controversé maire de Nice.

 

Et voler, c'est très haut..

 

Dans un article récent, je vous parlais de Jean-François Copé et de sa rémunération d’au moins 36.000€ mensuels résultant du cumul de mandats électoraux importants et d’une fonction d’avocat d’affaire. 36.000€ par mois, c’est dix fois le salaire d’un cadre moyen ou d’un kiné.

Mais il y a aussi le passé professionnel de certains dirigeants actuels qui tranche avec leur souci de l'intérêt général si fréquemment affiché.

 

Nicolas Sarkozy, avocat d’affaire

Christiane Lagarde, avocat d’affaire

Eric Woerth, expert-comptable

Jean-François Copé, avocat d’affaire

Xavier Bertrand, assureur

 

Malgré les lavages de cerveau de certains JT, malgré les plans com’, malgré les déclarations d'intentions généreuses et rassembleuses, il faut tout de même en convenir : nous sommes dirigés par des dilettantes qui n’ont jamais connu le monde du travail et des gens très fortunés issus du monde de la finance et des affaires.

 

Dans la vidéo de 1981, ci-dessous regardez comment Sarkozy, Hortefeux et Raoult font la claque pour Chirac en se déclarant au service de tous les jeunes...

 

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

Même Jean-Louis Borloo

 

Et puis, il y a le cas de Jean-Louis Borloo. Mediapart consacre un article fort bien documenté sur son parcours professionnel d'avocat d'affaires. Alors que toute une campagne de com’ nous le présente comme « social », proche des gens, la réalité est toute autre.

 

Jean-Louis Borloo est un avocat d’affaire lui aussi, avec un passé « sulfureux ».  Avant de faire de la politique, il s’est spécialisé dans les faillites et proposait à ses clients des reprises d’entreprises en faillite pour un franc symbolique. Le système est simple mais demande du doigté. Le repreneur se retrouve propriétaire du patrimoine de l’entreprise (immeubles, machines) qui servira de garantie à un prêt bancaire pour payer les dettes de l’entreprise qui tourne tant bien que mal après licenciement d’une partie du personnel. Cela se poursuit jusqu’au remboursement de la dette qui donne une valeur à l’entreprise et peut être ainsi revendue… Pour cela, on s’alloue la bienveillance des administratreurs judiciaires dans une sorte « d’intéressement » financier aux conditions douteuses.

 

Ce système mis en place par Jean-Louis Borloo a bénéficié à de grandes fortunes françaises : François Pinault, Vincent Bolloré, Bernard Tapie.  Jean-Louis Borloo, va même obtenir l’effacement de dettes fiscales pour certains de ses clients auprès du ministre du budget de l’époque : Nicolas Sarkozy…

 

Grâce à l’efficacité de ce système, le cabinet de Jean-Louis Borloo frôle les 20 millions de francs de chiffre d’affaire annuel et emploie 50 personnes.

 

On le voit dans une vidéo où il accompagne Bernard Tapie à une conférence auprès des étudiants de l'Institut Supérieur des Affaires.

 

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

La démocratie confisquée

 

La situation n’est certainement guère meilleure chez les centristes, à l'extrême-droite ou au parti socialiste puisque des personnalités de ces trois pôles de la vie politique collaborent au système Sarkozy soit ouvertement, soit dans l'ombre.

 

Comment peut-on espérer une seconde que ces gens aient la capacité à se mettre à la place du peuple puisqu’ils n’en ont jamais connu les souffrances ?

 

Le peuple en bave à cause de leurs combines et de leurs jeux de pouvoirs. Le danger est qu’une oligarchie est en train de se mettre en place pour longtemps, remettant en cause les équilibres démocratiques. Au piston de l’extraction sociale et des protecteurs bien en cour, s’ajoute l’arrivisme des faiseurs de fortune, ceux qui conseillent les puissances financières et se font une place au soleil avant de cumuler mandats électifs et fonctions de prestige, des positions clés qui en font les égaux de ceux qu’ils servaient habilement, devenus pour longtemps leurs obligés.

 

 

 

Publié dans politique

Commenter cet article

A2N 08/11/2010 18:01


Bonjour Milton !

Un seul mot après la lecture de ton billet: ECOEURANTISSIME !
Que disent les médias ? Ont-ils peur d'avouer au peuple qu'un gang de barbares s'est emparé du pouvoir ? Mais ce n'est pas tout, sachant qu'il manque une pièce pour compléter la photo de famille.
As-tu deviné ? DSK, pardi !
Cela explique son omniprésence en France alors qu'il est au FMI. Oui, la France est entre les mains d'une mafia affairiste. Au secours !

http://0z.fr/LSV4m


Jacinta Delapuertadelsol 08/11/2010 10:12


c'est tout à fait ça, un seul espoir nous reste : que la majorité des gens se rendent enfin compte qu'ils sont gouvernés par ces gens-là !
j'ai écrit quelques textes, d'une manière moins "rigoureuse", si ça te dit d'aller jeter un oeil :
"ni pour vous ni pour vos sbires en 2012"
"rassurez-vous braves gens tout va rentrer dans l'ordre"
"espèce humaine"
etc...
amitiés
jacinte