Les amis libyens de Sarkozy et BHL ont torturé les infirmières bulgares

Publié le par Milton Dassier

En France, l'hypocrisie est vraiment à son comble.

 Une majorité de français soutient les frappes aériennes en Libye et le rôle de la France dans les opérations militaires sans oublier  l'approche politique du problème. Un méchant dictateur à faire tomber, c'est toujours bon à prendre.

 

Nicolas Sarkozy a saisi l'opportunité de se refaire une santé politique en écoutant un philosophe de l'art de la guerre, devenu depuis quelques semaines, le conseiller diplomatique informel du gouvernement français. Je veux parler de l'inévitable Bernard-Henry Lévy.

 

Ainsi, la gauche et la droite sont réunis dans ce qu'on peut appeler un soutien militaire et politique à un coup d'état.

Je ne porte pas le colonel Khadafi dans mon coeur, j'ai fait un article où sont répertoriés les motifs du soutien d'une partie de son peuple pas aussi mécontent du leader libyen qu'on veut bien le dire.

La prospérité, ça permet de digérer bien des couleuvres...

 

Mais, il y a un crapaud libyen encore plus difficile à digérer pour le peuple français, spécialement pour lui.

 

On ne sait pas pourquoi, mais BHL a encore commis un impair, c'est devenu une habitude chez lui! Il a rencontré les chefs de l'insurrection libyenne à plusieurs reprises et les a vus comme des héros, d'authentiques combattants pour la liberté et la démocratie!  On va voir que s'il y a des héros au sein de cette insurrection, ce ne sont pas eux qui la dirigent.

 

Sur cette vidéo on voit Mustafa Abdel Jalil en compagnie de BHL. (à partir de 40") qui dit à un journaliste américain: je parle avec mon coeur, je parle avec ma conscience...Tout va bien!

 

 

Et puis, coup de tonnerre!

En Bulgarie, le visage de Mustafa Abdel Jalil est familier à certaines personnes qui considèrent Nicolas Sarkozy comme un immense bienfaiteur. On les comprend puisqu'elles lui doivent, paraît-il, leur liberté retrouvée.  Sauf que, quelques années après, le bienfaiteur se montre bien versatile...

 

Mustafa Abdel Jalil, reçu à plusieurs reprises par le président français est l'ancien ministre de la justice de Kadhafi mais avant cela, il était le juge de la cour suprême libyenne qui a condamné à mort par deux fois, les infirmières bulgares et le médecin palestinien, tous accusés d'avoir introduit le virus du sida en Libye. Vous savez les fameuses infirmières bulgares dont Sarkozy avait obtenu la libération dans des conditions cocasses bien qu'obscures.

 

On pourrait dire qu'un seul homme douteux ne doit pas jeter le doute sur tout le Conseil National de Transition (CNT) qui dirige l'insurrection. Malheureusement,  il y en a deux autres tout autant impliqués dans l'affaire des infirmières bulgares.

 

Abdel Fattah Younès, général de la rébellion, est un ancien ministre de l'intérieur de Khadafi qui a supervisé personnellement, l'extorsion des aveux des infirmières bulgares, par la torture...

 

 

Ce qui signifie sans ambiguïté que BHL a porté aux nues comme grands défenseurs du peuple libyen et de la démocratie, des hommes co-responsables d'un déni de justice inqualifiable, d'emprisonnements arbitraires et de tortures. Des hommes qui étaient parmi les piliers de la dictature libyenne, complices de graves atteintes aux droits de l'homme.

 

Ce qui signifie sans ambiguïté que Sarkozy a reçu en grande pompe ces hommes en les présentant à l'opinion publique française comme des démocrates et des progressistes tout en sachant la vérité sur leurs crimes passés. Il a engagé l'armée française dans une opération militaire en soutien à de tels hommes qui seraient accompagnés de mercenaires d'Al-Qaïda rendus libres de se vendre aux plus offrants depuis que Ben Laden a été éliminé.

 

Voici Abdel Fattah Younès (en treillis), le tortionnaire des infirmières bulgares, en compagnie de BHL.

 

Un troisème personnage du CNT a été reconnu par les infirmières.

 

Le coordinateur militaire des insurgés de Benghazi a joué, lui aussi, un rôle important pour mobiliser l'opinion publique libyenne contre les infirmières et pousser les parents d'enfants atteints du sida à se porter partie civile.

Bien entendu, les infirmières et le gouvernement bulgares ont bien du mal à comprendre l'attitude française.

 

Nous, on a compris..

 

 

Publié dans international

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Pamphile 04/06/2011 17:24


Oui ! j'avais su ça par la radio je crois. Inouï !
Le Trédisant de la République, après avoir passé la main dans le dos de Kadhafi, serre les paluches du juge et du tortionnaire des infirmières bulgares qu'il avait contribué à faire libérer !!
Sans commentaire...