Le gouvernement de plus en plus « autiste » en matière d’éducation

Publié le par Milton Dassier

14231278-m.jpgBientôt, ce sera la journée internationale de l’autisme.

Une maladie, un handicap qui touche environ 500.000 personnes en France.

500.000 personnes qui n’ont pu bénéficier la plupart du temps d’une scolarisation adéquate.

L’autisme à des degrés divers, touche un enfant sur 150.

 

Bref, appelons les enfant autistes des absentéistes scolaires légaux puisque certains ne sont pas du tout scolarisés et beaucoup ne le sont que quelques heures.

 

L’autisme n’a été reconnu comme handicap mental qu’en 1996.

Avant cette date, on considérait que c’était un trouble psychologique grave dont on pouvait guérir grâce des psychothérapies et des actions éducatives spécialisées en instituts médico psychologiques.

 

Beaucoup de parents, conscients que l’état faisait bien peu pour leurs enfants essayaient de scolariser leurs enfants autistes en Belgique ou en Suisse, pays plus bienveillants avec les enfants autistes.

 

Les associations de parents d’enfants autistes n’ont pas hésité à soutenir des actions judiciaires contre l’état pour manquements graves à sa mission d’offrir les moyens d’une éducation adaptée à ces enfants.

 

On les comprend, cela se passait au moment où dans certains pays d’Europe, aux Etats-Unis, au Canada, on expérimentait à grande échelle, avec un succès indéniable, des méthodes de travail avec ces enfants comme l’ABA ou le programme TEACH.

 

On a un gouvernement qui préfère envisager, en urgence, des mesures de rétorsion financière envers les parents pour lutter contre « l’école buissonnière » que d’offrir aux enfants autistes et aux autres enfants handicapés mentaux une palette de solutions médicales et éducatives réellement adaptée à leur déficit.

 

Je ne minimise pas le problème de l’absentéisme scolaire au collège et au lycée, générateur d’échec scolaire et de tentations de petite délinquance pour certains. Je m’étonne du soupçon de délinquance implicite pour tous ceux qui sèchent les cours notamment dans certains milieux défavorisés. Le gouvernement et l’UMP ont beaucoup réfléchi communiqué là-dessus, histoire de redorer leur blason et satisfaire tous ceux qui disent « point barre » à la fin de chaque phrase.

 

On dit que certaines expériences intéressantes avaient été menées et certaines mesures prises, il y a quelques années pour enrayer l’absentéisme scolaire. Elles n’auraient pas eu les moyens d’y parvenir, dit-on. Elles n’auraient même pas été évaluées dans leurs résultats, dit-on aussi.

 

C’est sûr qu’à la une du Figaro, dire qu’on supprime les allocs, c’est assurer le spectacle et se faire mousser à coût réduit.

 

Les handicapés, c’est moins bankable…

Publié dans société

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Cyrille 05/05/2010 05:12


Autre problème causant de l'echec scolaire : L' IUFM qui n'a plus de formation adéquate pour les jeunes profs en devenir... qui choisissent cette voie pour les avantages du fonctionnariat. Et les
directives de l'Education Nationale qui consistent à ne surtout rien apprendre aux enfants... cela est réèl, dénoncé par pas mal de profs consciencieux auxquels il est mis des batons dans les roues
lors d'inspections académiques foireuses. Voila un vrai facteur mesurable d'echec scolaire et d'absentéisme. Mais ignoré.