Le disque rayé d'Alain Finkielkraut

Publié le par Milton Dassier

Il y a des gens qui ne manquent pas d'air. Alain Finkielkraut en fait partie.

Le pseudo philosophe, devenu au fil du temps, parfois un procureur, parfois un prédicateur, nous a livré une fois de plus le fruit de ses réflexions sur la France, sa société, son vivre ensemble et.. la compétition victimaire.

 

Pour Finki, ce type sans âge, au coeur assurément vieux rempli d'un orgueil aigri qu'il peine de plus en plus à cacher, l'effondrement de la civilisation française menace le pays. La langue française n'est plus très bien parlée, l'histoire est dévoyée par des combats mémoriels qui tendent à vider de sa substance l'impact de la shoah sur les européens. Non, Finkielkraut n'a pas vu le train de la mondialisation passer.Il n'a pas reçu les mises à jour pour son logiciel central.

 

Le voici dans l'émission "Semaine Critique" le 5 novembre 2010.

 

 

 

 

 

Alors, il nous offre une fois de plus, son personnage réac qui martèle ses certitudes bien construites se résumant à une sorte de "c'était mieux avant"; à croire que Finkielkraut a savamment étudié son public pour mieux le séduire. Ainsi, il nous apprend que tout va mal et que c'est la faute à la mondialisation.

 

Pas la mondialisation économique et financière, il n'a aucune connaissance dans ces domaines, mais la mondialisation des esprits qui conduit au choc des civilisations. Et tant pis si Marcel Gauchet affirme avec force raison, que l'occidentalisation du monde provoque des frictions de la part de personnes issues de civilisations très anciennes qui ne comprennent pas que la consommation de biens marchands conçus par les occidentaux devrait s'accompagner d'une remise en cause de leur règles de vie.

 

Une évidence pour ceux qui voyagent ailleurs que dans les clubs et hôtels all inclusive. Je me rappelle ainsi, d'une discussion au Maroc avec quelqu'un que j'avais rencontré qui me disait en gros: "oui à la technologie occidentale, oui aux progrès de la démocratie mais pourquoi défendez-vous en occident l'émancipation des femmes tout en laissant l'industrie pornographique montrer des perversions particilièrement avilissantes pour les femmes? "

 

 

Alain Finkielkraut s'étonne et regrette la façon dont certains groupes essayent de faire valoir leur droit à la mémoire et les accuse de vouloir nuire à la mémoire du génocide juif.

Il choisit d'ailleurs ses cibles de manière ambiguë puisqu'il cita les noirs et leur désir de mémoire sur les traites négrières et les maghrébins et leur désir qu'on parle plus des méfaits de la colonisation. Il ne dit rien par contre sur les arméniens pourtant très attachés à ce qu'on reconnaisse leur génocide par les turcs.

 

En fait, Alain Finkielkraut a la haine du peuple, jugé trop vulgaire, trop profane, incapable de comprendre ce que lui, a compris depuis longtemps. Dans la vidéo plus haut, à 10 mn 30, il donne sa définition du populisme: "la haine du peuple pour ses élites". Un peu court, non?

Avant cela, il a remarqué combien "les bouffons" (les humoristes) ont une influence sur la vie publique et l'opinion aux côtés des animateurs et des journalistes. Il ne cite pas de nom mais on reconnait qu'il vise tous ceux qui se montrent critique avec l'ordre établi et les conservatismes, tous ceux qui se gaussent de cette élite enfermée dans sa toute-puissance, dans sa condescendance: Guillon, les Guignols, Groland, et... Dieudonné auquel il voue une haine obsessionnelle puisqu'il l'accusera avec indignation d'avoir appelé, le temps d'un sketch, à la libération de Fofana. Pas visible sur la vidéo qui a été coupée avant..



Si Finkielkraut n'a pas compris que Dieudonné provoque volontairement pour faire mal à ceux qui lui ont fait du mal, c'est qu'il n'a pas compris grand chose ou alors il est très maso!

 

Ce qui est terrible, c'est de voir qu'en sept ans, rien n'a changé dans la pensée tortueuse d'Alain Finkielkraut, rien non plus dans celle de Dieudonné d'ailleurs. Ils ont un point commun: leur orgueil revanchard et leur tendance au sado-masochisme cérébral!.

 

Alain Finkielkraut c'est un orgueil démesuré en somme, dans un esprit vaniteux mais tordu par la culpabilisation. Envers lui-même sans aucun doute, et au point de vouloir à tout prix culpabiliser " l'autre " évidemment vécu comme dangereux pour sa santé mentale donc pour le monde.

 

Un de ces types qui ne conçoit pas un débat sans une sorte de victoire et tant pis pour la qualité des idées.

 

Il ponctue ses dires de citations, c'est dire comment il prépare ses interventions scolairement. Il est de cette élite qui méprise les gens, les confinant dans le rôle d'électeurs, de consommateurs de menaces et de peurs, bref de suiveurs apeurés.

 

Peut-être est-il tout simplement dans une sorte d'auto-thérapie et que sans cela....

 

Et quand, Alain Finkielkraut se voit critiqué voire conspué par des sans grade, il les accuse de ne pas savoir regarder vers quoi il montre du doigt et de s'en prendre à sa qualité de surhomme de la pensée rationnelle. Il ne se rend pas compte qu'il n'est qu'une sorte de beau parleur de salon de thé, d'anthropologue de brasserie.



Car, là est bien le problème, on a affaire à un psychorigide qui ne laisse jamais parler son coeur. Sa rhétorique est froide, préparée, calculée. Le ton est sec presque cassant au service d'un discours préenregistré, prémaché, ruminé même et, malgré tout, trahissant des affects de mépris difficiles à contenir.

Les droits de l'homme, il y tient mais comme concept pour sa si prodigue réflexion, pas en tant que réalité concrète de ceux qui en vivent les transgressions au quotidien, là où les élites, comme lui, se pincent le nez.

 

Quand je vois Finkielkraut, je pense à un mauvais Robespierre, celui de la Terreur pas celui de l'an II de la république. Un Robespierre en plus lâche, car Finkielkraut, quand il dérape, dit que ça n'était pas lui mais un autre "lui".  Toujours la problématique du rapport avec l'autre...

 

Dans la même émission, Alain Finkielkraut a failli manger son chapeau quand Nicolas Bedos se mit à ironiser sur les accusations d'antisémitisme facilement distillées à l'encontre des critiques d'Israël puis se moqua de Dieudonné et de son antisionisme ambigu. Nicolas Bedos apparaît comme le fils spirituel de son père Guy et de Pierre Desproges.

 

Un bouffon talentueux vaut tous les philosophes de salon...

 

Publié dans presse et médias

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bilou 07/11/2010 00:30


Finkielkraut à un gros problème avec les musulmans , il a peur pour son Israel adoré et le controle des institutions dans ce pays par ses copains comme beaucoup de sionards dans son genre en France
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