La France: une société sarkonyme à liberté limitée?

Publié le par Milton Dassier

14231278-m.jpgCe week-end pascal, je l’ai passé hors de France. Sans journaux, sans télé, sans internet. Une véritable cure qui vous ramène au plus près des gens simples, qui vivent au jour le jour tant ils sont occupés à gagner leur vie même un week-end de Pâques. Seulement, eux, n’oublient pas de vivre…

 

Des instants délicieux, où tout est simple. Prendre le large quelques jours et s’apercevoir qu’il est des pays où la loi punit et sanctionne des coupables comme partout. Constater que, dans certains états dont La France, comme cela ne suffit pas à satisfaire les gens, on estime que chacun est un suspect, donc un futur coupable.

 

Donc, on contrôle, on censure, on place en garde à vue, on fiche, on menace avant de relâcher.

Si vous êtes un peu à la marge ou hors des sentiers battus, si vous êtes un original ou un excentrique, vous risquez d’être au nombre de ces suspects.

 

Ce qui est souhaité par le pouvoir, c’est l’obéissance et l’étouffement de toute initiative citoyenne visant à améliorer, réformer, changer la donne dans la cité.

Avec la loi sur les bandes, les invitations à dénoncer, le fichage systématique, on entre dans une société d’assistés, d’assignés où des limites mentales, sociologiques sont définies. Gare à celui qui les franchira. L’ordre public serait devenu un trésor à protéger vaille que vaille.

 

Le progrès et le bonheur de tous ne sont plus les objectifs de la politique en France.

Seules comptent la défense des privilèges du pays par rapport aux autres états et la défense des privilèges de l’élite française par rapport au reste de la population. En fait, cela a toujours été ainsi sous la cinquième république avec la différence qu’avant Sarkozy, des contre-pouvoirs populaires pouvaient faire entendre leur voix et avoir de l’influence sur le cours des choses.

 

La défense des privilèges implique que le pays doit être performant et attirer la confiance et les capitaux de l’étranger.

Rien ne doit les décourager; ni le climat social, ni les polémiques non voulues ou incontrôlées, ni la moindre remise en cause du système.

La démocratie impose juste que les électeurs élisent ceux qui les administrent. Alors, une bonne partie de l’action politique sera de les séduire, tout comme un PDG cherche à séduire ses actionnaires. Séduction envers les petits actionnaires et cadeaux en tous genre aux gros contributeurs.

 

La preuve en actu ? Regardez aujourd’hui.

 

Séduction des petits actionnaires 

 

Sarkozy a rendu visite aux agriculteurs pour tenter de les rassurer avant l’assemblée générale des actionnaires de mai 2012. Il devra trouver de quoi les convaincre de renouveler son mandat.

 

Cadeaux aux gros contributeurs

 

L’assemblée nationale vient de libéraliser les jeux et les paris en ligne en cassant une partie du monopole de « La Française des Jeux ». Un cadeau très juteux à tous ceux, français et étrangers, qui se lanceront dans cette nouvelle arnaque industrie.

 

 

C’est cela le style Sarkozy! Si la politique de La France se réduit à un management d’entreprise, pas étonnant qu’il y ait de sérieuses menaces sur les libertés et les acquis sociaux.

 

Connaissez-vous un PDG qui se soucie de liberté, de progrès social et du bonheur de ses employés ?

Publié dans opinions

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pach 09/04/2010 12:23


Appel pour une marche le samedi 10 avril à 15 heures, place République afin que toute la lumière soit faite sur la mort de Said Bourarach, agressée par 6 individus et retrouvé noyé dans les eaux du
canal de l’Ourq à Bobigny.

VENEZ NOMBREUX !!!!