Kouchner : De la figuration pour faire bonne figure

Publié le par Milton Dassier

Je l’ai vu la semaine dernière à l’émission de Canal+. Il n’en menait pas large le pauvre Bernard Kouchner. La journaliste Anne-Sophie Lapix osait laisser entendre qu’il ne servait pas à grand-chose. 

 

Quel rôle a vraiment Bernard Kouchner ?



 

Effacé derrière les conseillers de l’Elysée, qui peut croire encore que le ministre des affaires étrangères de la France n’est autre chose qu’un contremaître pour ambassadeurs relayant les messages de son patron sans surtout insuffler sa propre dynamique ?

 

L’inquiétude vient quand on a le sentiment ne plus briller. C’est le défaut des vaniteux. Sophie Lapix le poussa dans ses retranchements et provoqua une réaction, celle d’un homme faible acculé, pris dans les filets de ses propres contradictions. La médecine humanitaire, le combat pour les droits de l’homme, le droit d’ingérence pour sauver des vies, ce n’était que pour finir ministre caniche, sans aucune envergure, sans aucun ascendant ou influence ?


Le cri du détresse fut cette phrase :"Vous voulez me faire dire que je ne sers à rien!"
 

Kouchner ne sert pas à grand-chose sinon à se rendre ridicule et la France avec.

 

La preuve avec le refus du gouvernement israélien de permettre au ministre des affaires étrangères de la France de se rendre à Gaza. Un camouflet terrible pour un ministre ami d’Israël, atlantiste, le doigt sur la couture du pantalon, les lèvres pincées pour ne jamais adresser la moindre critique.

Pourtant, la bande de Gaza a deux accès : l’un au nord par Israël, l’autre au sud par l’Egypte.

Kouchner aurait pu passer outre et se rendre à Gaza par l’Egypte. Mais, ou bien il ne connaît pas la géographie de la région ou bien il s’est couché puisqu’il a renoncé à s’y rendre.

 

On a donc compris que la politique étrangère de la France n’est que tartufferie. Oui, une belle tartufferie ! Depuis l’élection de Sarkozy, la France s’est alignée sur la politique des Etats-Unis.. Le problème est que les Etats-Unis n’ont pas vraiment de politique étrangère à part, par simple souci d’image, se montrer tolérant et ouvert avec tout le monde.

 

Dans les faits, on garde les mêmes vieux réflexes : sauver ce qui reste d’influence en Amérique Latine y compris en ayant recours à la menace militaire avec les nouvelles bases militaires en Colombie et à des coups tordus comme au Honduras.

La perte de contrôle du Moyen-Orient après les échecs en Irak et en Afghanistan leur fait tellement peur qu’ils laisseront Israël gérer la situation palestinienne comme il l’entend à condition de prévoir une solution acceptable aux yeux de la communauté occidentale pour les palestiniens.  Acceptable pour les peuples occidentaux ne veut pas dire acceptable pour les palestiniens mais conforme aux bons sentiments chrétiens.

 

L’occident n’a donc pas de politique étrangère à part défendre ses intérêts dans l’accès aux ressources du monde. Alors la France fait le choix de laisser croire qu’elle a encore un rôle et quelque chose à dire en se basant sur le souvenir de son indépendance idéologique gaulliste passée et elle sert de soutien moral tout au plus.

 

« Les français pensent comme nous donc nous pensons vraiment bien" disent en cœur israéliens, anglais et américains. 

 

Et Kouchner donc ? Le pauvre ne fait que de la figuration. Une figuration pour faire bonne figure. Rien à voir avec les grands ministres des affaires étrangères précédents : les Villepin, Védrine, Dumas ou Cheysson.

Publié dans politique

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