Il faut sauver le bon client Khadafi

Publié le par Milton Dassier

L’opération « Il faut sauver le soldat Kahadafi » est en train de réussir.

Malgré une ferme détermination de la population libyenne, malgré son courage, malgré ses appels au secours, le terrible colonel va soumettre ces fiers rebelles et sans doute tout faire pour les éliminer.

 

Les démocraties européennes, les premières concernées, ont choisi la stabilité d’une dictature aux incertitudes d’une révolution démocratique.

Pendant des années, elles ont armé le dictateur contre son seul ennemi : ses opposants !

Car, franchement, ce n’est pas l’Egypte de Moubarak ni la Tunisie de Ben Ali, ni le Tchad ,  encore moins l’Algérie de Bouteflika qui allaient menacer la Libye d’une guerre.

Mais contre de beaux contrats d’armement, les européens, les américains, les russes, les chinois ont choisi de fermer les yeux. Sans doute pensaient-ils que Kahadafi n’utiliserait pas ses armes autrement que dans les défilés militaires à sa gloire.

 

Ces grandes puissances ont été les complices de Kahadafi.

 

De quoi être dégoûté !

 

Alors, les gesticulations diplomatiques pour savoir comment intervenir et aider le peuple libyen n’ont été que de la poudre aux yeux.

Rendez-vous compte, les puissances occidentales ont décidé que pour, simplement bombarder les bases aériennes de Khadafi ou empêcher ses aéronefs de décoller,  il fallait l’accord de la Ligue arabe, la participation de pays arabes, l’accord de l’ONU, l’accord de l’OTAN, l’accord de la Russie et l’accord de la Chine.

Et pourquoi pas aussi l’accord des religieux musulmans, du pape, de l’association des charcutiers du 16ème arrondissement de Paris et de la fédération internationale de pétanque ?

 

A partir du moment où les insurgés ont appelé à l’aide, il fallait agir sans attendre.

Tout ça ressemble étrangement à la guerre d’Espagne en 1936. Les démocraties européennes ont tergiversé, n’ont pas aidé les républicains espagnols. Les russes ont soutenu en armement les républicains communistes d’Espagne et le dictateur Franco soutenus par les nazis a fait plier les républicains.

A l’époque, certains en Europe avaient justifié l’inaction française et anglaise par la crainte de voir la Russie soviétique (URSS) prendre pied en Espagne mais dans le cas de la Libye, pas de risque de cette nature.

 

BHL a déclaré que désormais, les occidentaux ne feraient plus de pipes aux dictateurs ; pas de pipe certes, mais finalement, face à Khadafi, ils baissent leur slip …

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