Front National: bientot la nuit des petits canifs?

Publié le par Milton Dassier

Avec ces élections cantonales, les français ont mis tout le monde d’accord.

Ils ont confirmé le rejet d’une UMP totalement à côté de la plaque, ne sachant plus à quel sein se vouer.

Comment se dessine l’échiquier politique français désormais ?

Populaire, le Front National devient le parti chouchou d’une droite qui rejette le libre échange et l’euro tout en prônant l’ordre, l’identité nationale et le rejet des immigrés pauvres.

On peut s’interroger sur la sincérité du FN en matière sociale. Le discours est proche de celui de l’UMP : on stigmatise les fonctionnaires, on vante la méritocratie, la valeur du travail bien fait en fermant sa gueule, bref des thèmes chers à Nicolas Sarkozy.

La seule chose qui rend le FN différent de l’UMP, c’est sa volonté de sortir de l’Euro et d’adopter une posture protectionniste sur le plan économique.

Mais à part ça, l’UMP et le FN ont la même vision sécuritaire et ethnicisante de la société. Dans l’absolu, ils voudraient nous faire chanter La Marseillaise tous les jours et assister au garde-à-vous, au lever du drapeau chaque matin.

 

Voilà pourquoi UMP et FN pourraient faire alliance au niveau local par exemple, histoire de faire ami ami, sans se fâcher sur le protectionnisme, l’Union Européenne et l’Euro.

 

Certains parlent d’UMPS et reprennent l’expression de Marine Le Pen. Normal, qu’elle dise ça, elle a tant besoin de se démarquer de l’UMP !

UMP et PS ont des choses en commun : en plus de leur atlantisme réaffirmé, leurs orientations économiques les conduisent à accepter la mondialisation et l’Union Européenne telle qu’elle est aujourd’hui.

L’UMP privilégie plutôt le libéralisme à l’anglosaxonne, le PS le capitalisme d’entrepreneurs à l’allemande avec dialogue social et intervention régulatrice de l’état pour les services publics et la redistribution par l’impôt.

 

Pas folichon comme perspective. Par dépît, on pourrait se tourner vers le Front de Gauche mais sont-ils en mesure d’aller jusqu’au bout de leur projet sans qu’on assiste à encore plus de  délocalisations et d’évasions fiscales jusqu’à paupériser un état en grande difficulté financière ?

 

Les beaux principes s’accordent toujours mal avec les réalités.

 

Dans ces conditions, à l’approche de l’élection présidentielle, la politique va faire encore plus

dans le spectacle vaudeville : placards ouverts puis fermés, portes qui claquent, paroles embarrassées pour masquer l’évidence et les classiques de l’infidélité : « Ciel mon mari ! », « Que faites-vous dans la chambre de ma femme, Monsieur ? ».

 

Il faudra des trésors d’imagination aux think tanks et aux conseillers en communication pour dissimuler les grosses ficelles de la récup’, les vieilles recettes de la manip’ et les plats réchauffés sur la fierté d’être français, le dynamisme, l’abaissement des élites, le dialogue social, le multiculturalisme, la laïcité.

Ils voudront tellement nous faire oublier leurs échecs qu’ils les déguiseront, les maquilleront en victoires. Ils invoqueront la pluie, le vent, un terrain trop gras et les abus d’un arbitre incapable. On connaît, on connaît la chanson.

 

Marine promettra le grand soir qui précède la nuit des longs couteaux petits canifs.

Le canif a ceci d’intéressant, il se dissimule et se range facilement. D’un objet dangereux coupant et pointu, il devient, par la grâce de sa lame pliable, un objet anodin censé servir à couper le fromage, se curer les ongles ou décapsuler une bouteille. Il faudra bien éliminer les derniers anzillons et vieux antisémites qui ont trouvé refuge chez les Le Pen pour les remplacer par des notables transfuges de l'UMP!

 

Le PS n’a pas besoin de canif, lui. La rose lui suffit. Jolie et délicate de loin, parfumée de près, si vous la prenez à pleine main, vous vous piquez. En fait, le PS s’apprécie du bout des doigts. Ils tenteront de vous faire croire qu’on peut la tenir entre les dents, ne les croyez surtout pas ! Certains l’ont fait pour voir, ils n’osent plus sourire.

 

Et la gauche de la gauche ? Voter Besancenot, c’est encore un moindre mal, surtout si vous ne possédez pas grand-chose. Ce serait vraiment bien que le NPA fasse 15% aux élections au premier tour, ça équilibrerait les choses, la France prendrait des accents de guerre civile juste pour la galerie et Sarkozy choisirait l’exil pour les Etats-Unis.

 

On peut rêver non ?

Publié dans politique

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matthieu 28/03/2011 23:05


Du FN au PS,tous les partis sont sionistes et pour l'Empire.
Rien ne changera en France.