Et si l’opération de piraterie était destinée à faire plier la Turquie ?

Publié le par Milton Dassier

Jusqu’où s’arrêtera l’imposture sioniste et occidentale ?

Les crimes s’ajoutent aux crimes. L’hypocrisie des bonnes raisons morales cherche tant à dissimuler l’injustice flagrante qu'elle en devient étouffante pour toute personne un tant soit peu raisonnable. Les mots perdent leur sens, le droit n'existe plus. La raison du plus fort triomphe. On en arrive à devoir gober un nouveau concept, une nouvelle idée:  l'attaque préventive par légitime défense. "Ils étaient peut-être armés alors on a tiré pour se protéger de tirs éventuels !" Et les médias rapportent de telles inepties sans vraiment moufter!

On apprend donc que tout était de la poudre aux yeux: les fameuses armes découvertes sur les militants humanitaires n'existaient pas, les photos produites provenant d'autres opérations militaires. Les caisses d'armes à destination du Hamas, il n'y en avait pas. C'était donc pour rien tout ce ramdam..

 

Ces dernières années, Israël nous gratifie d’une affaire « sensible » chaque trimestre.

Rappelez-vous, début 2010, l’assassinat d’un activiste palestinien aux Emirats Arabes Unis réalisé par des agents du MOSSAD qui utilisaient des faux passeports occidentaux.

 

J’essaye aujourd’hui d’aborder les choses sous l’angle de la logique. Pour cela, il faut se poser certaines questions. Notamment celles-ci : A qui aurait profité l’opération de piraterie si elle avait été un succès ? A qui aurait-elle profité au delà d'Israël? Quel aurait été ce profit ?

 

Cherchez bien.

 

La tuerie de dimanche dernier qui a eu lieu sur le cargo turc réunit tous les ingrédients d’une opération de police maritime qui visait à discréditer les militants propalestiniens mais aussi et surtout,  la Turquie avec le soutien discret de certains pays occidentaux membres de l’OTAN.

 

Depuis quelques mois, la Turquie a changé radicalement ses relations avec Israël et ne dissimule même plus une certaine hostilité à son égard. La Turquie s’est rapprochée de l’Iran et de la Syrie sous l’œil bienveillant de Moscou. Avec le Brésil, elle a aussi négocié avec l’Iran un échange d’uranium enrichi comme le demandait l’AIEA. L’accord obtenu devrait permettre à l’Iran d’échapper à des sanctions sévères de la part de l’ONU.

 

Pour Israël et ses alliés, il fallait donc punir la Turquie. On est en droit d’imaginer qu'arrêter des militants armés d'armes à feu et trouver des armes à destination du Hamas à bord d’un bateau turc aurait été une aubaine pour Israël afin de discréditer la Turquie.

 

Il est même possible que des assassinats aient été prévus sur le bateau arraisonné. On peut donc comprendre que l’assaut ait été lancé de tel façon qu’au cours de tirs de « légitime défense » en réponse à une résistance de terroristes militarisés, quelques cibles bien choisies soient exécutées puis présentées comme les victimes de balles perdues.

Une fois les bateaux turcs fouillés, Israël aurait proposé à la presse de fausses images montrant des caisses d’armes soi disant trouvées à bord pour faire oublier l’acte de piraterie en faisant porter les plus graves soupçons sur un pays pourtant membre de l’OTAN : La Turquie.

 

Les services secrets occidentaux étaient certainement dans la confidence car, il est certain que l’attitude actuelle de la Turquie les exaspère eux aussi. Une opération l’affaiblissant voire la déstabilisant était la bienvenue. Affaiblissement sur le plan de l’image internationale et déstabilisation interne en faisant monter la mayonnaise de la discorde entre le gouvernement, la rue et l’armée turque.

 

Malheureusement, l’échec a obligé Israël à adopter un profil bas et à sauver les meubles tant bien que mal du naufrage médiatique où il s’est embarqué.

 

Et si les pays occidentaux en veulent à Israël, ce n’est pas pour l’acte de piraterie mais pour avoir échoué dans ce qui apparaissait comme un bénéfice géopolitique cousu main.

 

On reviendra sur les enjeux idéologiques et géopolitiques plus tard.

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