Et dire qu’ils voulaient moraliser le capitalisme

Publié le par Milton Dassier

Rien ne va plus dans l’Euroland. Sarkozy et les chefs d’états européens nous avaient assurés que l’Europe avait su trouver le moyen que la crise financière soit jugulée et qu’ainsi, l’économie allait repartir. C’était sous la présidence française de l’Europe, rappelez-vous. Il paraît que c’est une des grandes réussites de Sarkozy…

 

Les bourses européennes sont en train de plonger en eau trouble montrant ainsi le désarroi financier des états qui se sont endettés pour faire face à leurs obligations de sauver le système bancaire. D’autant qu’ils l’ont fait sans aucune vraie contrepartie. Pourtant, ils criaient victoire à l’époque. Sarkozy avait même reçu en septembre 2008, le prix de l’homme d’état de l’année de la part de l’élite financière  américaine qui avait salué son rôle. On comprend mieux pourquoi !

 

 

 

Aujourd’hui, le système bancaire international joue les états les uns contre les autres en spéculant sur leur dette.

 

Vous connaissez sûrement la fable du scorpion et de la grenouille.

 

Un rappel alors ?

 

Un scorpion voulait traverser une rivière et, ne sachant pas nager, se trouvait fort dépourvu.

Il accosta une grenouille qui s’apprêtait à plonger, en ces termes :

 

« Grenouille serait tu prête à m’aider pour me rendre sur l’autre rive ?

Il te suffirait de me porter sur ton dos, la force de tes pattes te le permettrait sans problème. »

 

Méfiante, la grenouille hésitait. Elle répondit :

-         Scorpion, j’ai compris ta détresse et je compatis mais, je crains qu’en chemin, tu ne me donnes un coup de ton dard venimeux. Cela me tuerait.

-         Sois rassurée, Grenouille, il est hors de question que je te pique après un tel service qui me sauve. Ce ne serait pas moral. En plus, sache que si tu mourrais à cause de mon dard, je coulerais avec toi et ne sachant pas nager je mourrais à mon tour.

 

Convaincue par tant de bon sens, la grenouille accepta et laissa le scorpion monter sur son dos puis s’engagea dans les eaux de la rivière.

Une fois arrivée à quelques centimètres de la rive, la grenouille souffla pour récupérer de l’effort accompli, mais le scorpion piqua la grenouille, lui injectant ainsi son venin mortel.

- Mais pourquoi ? réussit-elle à articuler dans un soubresaut.

- Je suis scorpion, piquer est dans ma nature et je n’ai jamais pu lutter contre ma nature.

 

Le système bancaire a sa nature, celle de spéculer et de faire du profit. Pour cela, il adore ceux qui s’endettent. Il les a ainsi sous son contrôle. Et si le débiteur se fait aider par des pairs endettés comme lui, c’est encore mieux.

 

Pour motiver les grenouilles, les scorpions peuvent même leur remettre des prix !  Notre président a reçu celui de grenouille d’état de l’année en 2008, ce qui n’empêchera pas les scorpions de spéculer sur son dos euh sa dette prochainement…

 

La mort ne les effraie pas. Un scorpion meurt, un autre prend sa place..

 

 

Publié dans économie

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Cyrille 05/05/2010 05:21


Une grenouille, si vous la jetez dans l'eau bouillante, survivra parce qu'elle s'en échappera en sautant, par reflexe. Si vous la mettez dans de l'eau froide que vous faites ensuite chauffer à feu
doux, elle mourra surement, parce que l'eau bouillira tres lentement et elle ne s'en rendra pas compte... Jusqu'ici tout va bien...


Cyrille 05/05/2010 05:17


Juillet 2007 :
http://www.ecotheurgie.com/article-11162781.html
A quoi sert la dette selon Attali...