En France, après la bouffe à l’américaine, les prisons à l’américaine ?

Publié le par Milton Dassier

La France est si bonne élève du modèle américain qu’elle perd son identité en adoptant progressivement la vision américaine de la société, sans s’en rendre compte. Mëme le procès DSK est l’occasion de se poser la question de la justice qui serait mieux rendue là-bas…

 

Identité qui se perd, cela n’a rien à voir avec les étrangers et les immigrés même si on cherche à le faire croire.

La langue française se perd dans ces mots issus du marketing et de l’industrie culturelle américaine, qui envahissent les petits écrans puis les conversations de tous les jours..

 

Vous savez que le monde bouge. A vitesse grand V !

 

Alors on fait la guerre à la Libye, et à l’américaine s’il vous plait ! On bombarde intensivement, on invoque un prétexte humanitaire, on diabolise le « dictateur » pour aider à la réussite d’un coup d’état qui mettra au pouvoir d’anciens sbires de Khadafi, des hommes compromis qui seront devenus des obligés vis-à-vis de l’occident. Le pétrole coulera à flot et le champagne aussi…

 

Comme dans « Rock the casbah » de The Clash

 

 

En France, on tente par tous les moyens de faire oublier certaines erreurs d’appréciation à l’origine de la grave crise de confiance des français vis-à-vis de leur gouvernement.

On cible l’électorat le plus à même de faire pencher la balance : les personnes de plus de 50 ans  vivant à proximité des zones défavorisées où la précarité, la pauvreté et la délinquance sont préoccupantes.

Surenchère médiatique pour offrir aux gens aigris, une sorte de revanche sociale.

Le retraité et le futur retraité ne veulent plus casquer pour ces jeunes qui détruisent tout, pour ces chômeurs qui n’en foutent pas une, pour ces basanés qui ne veulent pas jouer aux larbins reconnaissants.

 

Quand j’étais jeune, les vieux réacs disaient des jeunes insoumis qui fumaient leur joint en écoutant les Stones ou Clash: « Il leur faudrait une bonne guerre ! ». C’est un peu la même chose aujourd’hui, sauf que la guerre, c’est pour les pays pauvres, pas les gens pauvres des pays riches. Donc, question souffrance à vivre pour s’endurcir et prouver qu’on en a, la droite populaire  a décidé que les jeunes devraient en baver au travail. Sauf que du travail il n’y en a pas ou alors, si c’est trop pénible, les jeunes n’en veulent pas. L’idée de génie du retraité UMP sera le travail forcé, condition pour recevoir le RSA.

Franchement, je n’aimerais pas être un jeune aujourd’hui. Education en baisse, flicage, pression sociale ; travailler, se loger, élever ses enfants tout ça en consommant tout est devenu très difficile.

C’est peut-être pour ça, qu’on tolère de plus en plus de conduites addictives. A l’alcool, au tabac, aux neuroleptiques, aux drogues, à la boulimie, se sont ajoutés la télé, le poker, les nouvelles technologies et le sexe. La consommation effrénée conduit à l’addiction. Parfois, l’addiction conduit au crime ou un délit.

 

Prochainement, la surenchère de l’UMP devrait l’amener à proposer les travaux forcés pour les prisonniers au nom du dédommagement des victimes et de la soumission à l’autorité.

Des bagnes new look privatisés pourraient apparaître.

 

Délinquance violente, flics brutaux, fichage général, gangs, inégalités, précarité, ségrégation, sécurité sociale privatisée, on n’aura alors plus rien à envier aux Etats-Unis.

 

Il est peut-être temps d’empêcher tout ça en 2012 !

 

 

 

 

Publié dans opinions

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