Comment une caïd des beaux quartiers commandait à des ministres apeurés

Publié le par Milton Dassier

Eric Woerth dans la tourmente : Nouvelles révélations !

 

A 20h, tout à l’heure, le site de Mediapart était pratiquement saturé. Le journal publie une nouvelle série d’enregistrements sur Liliane Bettencourt. Le buzz assuré! Et c’est tant mieux !

                 

En plus, sur d'autres médias, on apprend que la femme d’Eric Woerth, Florence, avait d’autres épines à son pied que son travail de gestion de la fortune de Liliane Bettencourt.

D’abord, le site « Les Indiscrets » parle de fréquences radio complaisamment accordée à Radio-Parenthèse dont elle était actionnaire et Noël Mamère rapporte sa participation très opportune à une écurie de courses juste au moment où était envisagée la légalisation des paris en ligne.

 

La famille Woerth: toujours au fait des bonnes affaires, un p'tit million tombé du camion par ci, un deal de pèze dans les caves de l'UMP par là, ils sont très forts, tout le monde vous le dira dans la cité!

 

 Mais revenons à l’affaire principale, celle qui concerne Liliane Bettencourt et les nouveaux enregistrements de Mediapart.

François-Marie Banier, le photographe ami de Liliane Bettencourt avait été entendu par la police en septembre 2008 pour se justifier à propos du soupçon d’abus de confiance qui pesait sur lui. Il avait déclaré aux policiers sur PV : «Mes rapports avec Liliane Bettencourt sont d'une franchise absolue. M. Sarkozy, M. Woerth et M. Breton peuvent en témoigner.»

 

Parler comme ça aux schmidts: l'ami de la caïd en avait dans le slip!

 

 

Ceci met à mal la défense d’Eric Woerth qui a ordonné une enquête sur François-Marie Banier puisqu’il se trouvait sur une liste de deux cents évadés fiscaux français au Liechtentein, mais n’a rien ordonné sur Liliane Bettencourt malgré ce qui la reliait de façon évidente à François-Marie Banier dont la fortune est essentiellement liée à son amitié pour Liliane Bettencourt.

 

Eric Woerth applique une omerta bien connue dans l'économie souterraine des cités. Il dit qu'il ne savait pas. Normal quand on possède 22 milliards d'Euros, la vieille a les moyens de se faire respecter. Tous les caïds le savent bien!

 

On apprend que la fameuse île des Seychelles, a été offerte par la milliardaire à son pote le photographe, dans un montage financier obscur impliquant un paradis fiscal : le Liechtenstein.

 

Il y a aussi les étranges résultats financiers de la société qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt et dont l’épouse d’Eric Woerth faisait partie.

Une société chargée de faire fructifier la fortune de Liliane Bettencourt par des placements financiers. Curieusement, la société en question annonce des déficits plusieurs années de suite tout en augmentant les salaires de ses dirigeants de façon très importante.. De là, à penser que les déficits cachent quelque chose, il n’y a qu’un pas !

 

Vite, une opération coup de poing à six heures du matin avec défonçage de portes au bêlier et perquisition complète!

 

Nicolas Sarkozy, le caïd qui emploie le mari de Florence Woerth,  a bien compris qu’Eric Woerth ne s’en remettra pas et que cette affaire pourrait le toucher en tant que président des caïds. Certains pourraient contester son territoire au delà du club-house. La bande de la cité des 4000 € par jour guette le moindre faux-pas! 

Alors, pour éviter la honte d’une démission de son ministre, il devrait sûrement procéder à un remaniement ministériel au lendemain du 14 juillet avec l’espoir de vacances au calme.

 

En attendant, la France des caïds des beaux quartiers commandant à des ministres apeurés a encore de beaux jours devant elle..

Publié dans politique

Commenter cet article

goc 29/06/2010 12:20


le problème avec le nabot et sa politique megalo, c'est qu'a force de vouloir tout diriger, il s'est exclu tout "fusible", donc si Woerth tombe, il risque fort de tomber aussi, ou du moins il
risque de voir les collabos de la dernière heure,tel les mouches, "changer d'âne" et de l'abandonner a ses derniers errements. il suffit de voir comment certains commencent deja à retourner leur
veste