Comment Obama a court-circuité Sarkozy en Tunisie

Publié le par Milton Dassier

Nicolas Sarkozy et tout son gouvernement ont vraiment du souci à se faire.

 

Sur le plan économique ça ne va pas fort du tout, la pauvreté gagne du terrain, la délinquance est toujours préoccupante et le gouvernement n'a pas fait le lien entre les deux.

Il paraît que penser qu'être pauvre, ça augmente le risque de plonger dans la délinquance, c'est être angélique! Les c....!

 

Ces derniers temps, la déconvenue est totale en politique étrangère. Echec de la libération de deux jeunes otages français finalement tués.

 

Echec en Tunisie.

 

Le gouvernement français et les spécialistes de l'Elysée n'avaient rien vu venir. Les pauvres étaient tellement habitués aux cadeaux du dictateur, aux contrats mirobolants réservés aux amis français, qu'ils n'ont pas compris que le peuple se soulevait. Le peuple? Quel horreur!

 

La démocratie c'est le pouvoir du peuple d'en haut, les autres ne sont bons qu'à bosser!

Non seulement ils n'ont pas compris très vite mais, en plus, quand la lumière a filtré dans leurs cerveaux embrumés de certitudes néoconservatrices, Ben Ali était déjà en train d'organiser son départ. Subitement!

 

On dit aujourd'hui que le départ de Ben Ali a été précipité par le refus de l'armée de tirer et réprimer les manifestants.

Il se dit que le chef d'état major avait été limogé pour ce refus et q'il a reçu un coup de fil l'invitant à tenir le choc et garder l'armée en dehors de tout ça.

 

Et vous savez qui aurait donné ce coup de fil?

 

Hillary Clinton en personne.

 

Donc, au moment où Alliot-Marie paradait à l'Assemblée nationale avec ses airs martiaux et proposait l'aide technique et policière à la police de Ben Ali, Hillary Clinton témoignait du soutien des Etats-Unis à l'armée tunisienne pour qu'elle ne participe pas au massacre.

 

Une ministre des affaires étrangères peut en cacher une autre....

 

Les Etats-Unis de Barak Obama ont en réalité court-circuité, le stratagème prévu par Ben Ali pour reprendre la main et court-circuité par la même occasion le gouvernement français.

 

Explications

 

Ben Ali avait décidé de quitter le pays pour mieux y revenir. Il espérait que l'armée s'impliquerait dans le maintien de l'ordre et sa femme avait chargé certains de ses partisans d'organiser le chaos au sein de milices armées, histoire de jouer le retour de l'homme providentiel qui va sauver la Tunisie de "la guerre civile". Les milices se sont mises à tout casser, la population s'est organisée mais en l'absence d'un retour de Ben Ali, elles se sont retrouvées piégées.

 

Des sources tunisiennes affirment que les Etats-Unis ont fait pression sur Malte puis sur le gouvernement français pour qu'ils n'accueillent pas Ben Ali. Déjà une partie de la famille du tyran venait d'arriver à Paris, des rumeurs annonçaient son arrivée dans la foulée.

 

Malte était très proche de la Tunisie et pouvait servir de base arrière pour rassembler les partisans du clan Ben Ali et organiser le retour du tyran. A Paris, Ben Ali comptait mobiliser les médias internationaux avec l'aide de ses soutiens en France au sein de l'élite française.

Il est possible que ce plan ait trouvé une approbation tacite de l'Elysée. Ainsi, cela expliquerait le difficile virage de l'attitude française et la réaction froide à l'annonce que la révolution tunisienne avait vaincu le despote. Le gouvernement français prenait acte (sic) des changements... En réalité, Obama lui avait forcé la main...

 

Après avoir convaincu les français, les Etats-Unis se sont arrangés pour que Ben Ali trouve refuge en Arabie Séoudite, foutant par terre son plan de reconquête. Les Etats-Unis ont exigé la neutralité de l'armée et des ministres de Ben Ali sans quoi, ils auraient envisagé des sanctions (gel des avoirs, fin de la coopération..etc).

 

Le ministre des affaires étrangères et le chef d'état-major des armées ont donc approuvé l'idée de Ben Ali de partir, l'ont invité  le faire sans attendre et, une fois assurés par les américains que Ben Ali ne reviendrait pas,les responsables tunisiens se sont empressés d'annoncer qu'il renonçait au pouvoir...

 

Le but des Etats-Unis: que l'ordre revienne au plus vite dans une démocratie apaisée n'ayant que très peu goûté à la violence révolutionnaire et restant favorable à l'occident.

 

Sarkozy doit en être malade...

 

 

 

Publié dans international

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H-Yves 24/01/2011 18:41


Toutes personnes qui se présentent à des élections ont des alliés ou des influences. Croire que Ouattara est une marionnette des Occidentaux , c'est un raccourci un peu nihiliste.Il est certain
qu'il ne déplait pas à tous les Occidentaux.Il n'existera jamais aucun candidat (dans n'importe quel pays) sorti ex nihilo.Quand on envoie un courrier , on est obligé de passer par La Poste (dans
certains pays , il y a une petite concurrence...), il en est de même pour la démocratie.A moins d'inventer un système radicalement différent, les candidats seront forcément rattachés ,au pire, à
une puissance étrangère, au mieux à un modèle socio-économique existant.
Obama n'a évidemment rien inventé, mais , il a fait ce que Sarko n'a pas su faire : mettre en pratique des principes qui écartent un peu plus les Occidentaux de l'hypocrisie héritée du
colonialisme.


dread 22/01/2011 09:12


et les marmottes, elles, emballent le chocolat !

pignouf arrêtes de prendre les gens pour des cons, Obama et toutes sa clique de merde dont la France de sarkosy essayent d'installer leur nouvel ordre mondial et ça marche pas comme ils l'avaient
prévu; 2 otages français tués, élection truqués en Cote d'Ivoire en faveur de Ouattara échoué, le peuple tunisien qui se libère...


Milton Dassier 23/01/2011 13:32



T'es un grands naïf toi!


Justement, en Tunisie, Obama a repris de l'influence sur un terrain qui était bien français, c'est la presse algérienne et tunisienne qui en ont relaté les faits sur place. Si tu n'as pas
encore compris que France et USA sont à la fois alliés et rivaux en Afrique, informe-toi. Ouatarran, cest l'homme des occidentaux: un gentil manipulable. Quant à Gbagbo, il dit en gros: je
suis le plus fort et je me vend au plus offrant, c'est un Ben Ali ivoirien. Ouatarra/Gbagbo: un choix entre la peste et le choléra...



H-Yves 22/01/2011 01:24


Mince , alors !
Sarko , le sauveur de la Georgie,celui qui a fait reculé la Russie se serait fait balader par Obama ?
Obama , c'est celui qui vient de mettre la pression sur les Droits de l'Homme en Chine alors que la marine française faisait , il y a peu,des manoeuvres avec son homologue chinois au grand désarroi
de ses partenaires européens?

La Françafrique commence vraiment à partir en miette...cette fois-ci, les conséquences de la défaite de 1940 ne pourront plus être masquées. Ca aura pris du temps, mais la parenthèse de la
décolonisation vient de se rouvrir :la décolonisation version 2.0...à moins que Ben Ali se cache,en fait, en Côte d'Ivoire.