Chute de l'UMP: Jusqu’ici tout va bien !

Publié le par Milton Dassier

La défaite aux cantonales fut cuisante. Le FN a bien tenu ses promesses de nuisance, le PS fut égal à lui-même, c'est-à-dire peu convaincant et avec tout ça, l’UMP se retrouve en slip.

Une abstention telle que le score de l’UMP représente 8% des électeurs inscrits.

Oui, huit français sur cent ont estimé nécessaire de réaffirmer leur confiance en l’UMP.

 

On se souvient pourtant de la fierté affichée d’être le premier parti de France, d’avoir phagocyté toutes les tendances de la droite au profit du chef suprême que le monde nous enviait : Nicolas Sarkozy.

 

Dans les petits bureaux de l’Elysée, dans les agences de communication politique, les petites mains s’agitent. Leurs patrons s’imaginent que la situation peut se retourner en faveur de leur champion. Ils élaborent des plans complexes pour museler un rival, cibler une partie de la population, développer une idée consensuelle.

 

Ils oublient que la machine UMP s’est bâtie et a prospéré sur les conflits d’intérêt, les inégalités et les injustices.

Pas facile d’être un technocrate sarkoziste de la communication quand on ne connaît plus le pays réel avec ses chômeurs, ses petits retraités, ses paysans, sa classe moyenne instruite paupérisée, ses ouvriers angoissés par les délocalisations.

Alors, ils réfléchissent, font des simulations, sondent à tire-larigot. Sur le papier, un plan de bataille sonne toujours juste avec ses fiers soldats de plomb mais, il ne suffira plus de distribuer des tracts sur les marchés en faisant de grands sourires. Il ne suffira plus de parader dans les meetings en appelant aux valeurs républicaines et à la générosité française juste après de lourds sous-entendus à destination des électeurs du FN. Les ficelles sont trop usées tant elles ont noué et nourri la propagande de l'UMP.

 

L’UMP n’a pas compris ou fait mine de le faire, qu’elle a perdu la bataille bien avant quand les scandales de conflits d’intérêt et de népotisme ont éclaté : Jean Sarkozy et l’EPAD, Eric Woerth, Liliane Bettencourt, Michèle Alliot-Marie se sont succédé sur la scène de ce théâtre d’ombres brusquement sous les projecteurs.

L’UMP n’a pas compris ou fait mine de le faire, qu’elle a perdu la bataille quand le gouvernement s’est montré sans souci de la vie des français lors de l’adoption de la réforme des retraites. Le gouvernement s’est servi des institutions et de sa majorité godillot pour faire passer son texte, il a balayé d’un revers de main les avertissements des syndicats.

 

Le dialogue social avait fait place à une démocratie arrogante qui dissimule mal sa peur de l'autre..

 

La preuve, par peur d'être soupçonné de bienveillance avec les noirs ou par peur de sombrer dans le ridicule, voilà l'UMP qui retire un clip vidéo plutôt pas mal, réalisé par ses jeunes pop martiniquais.

 

 

 

Ridicule, ça rime avec minuscule non?

 

 

Publié dans politique

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