Cadeau Bonux et identité nationale : Sarkozy lave plus blanc

Publié le par Milton Dassier

Ce n’est pas une blague, quand il avait 12 ans, Sarkozy a figuré en photo sur un paquet de lessive Bonux. Son père, Pal, était illustrateur pour la célèbre marque de lessive.

Quel destin tout de même ! Avoir été un fils de pub sur lessive avant de rencontrer Charles Pasqua et Jacques Chirac, tous deux en instance de jugement pour des affaires de corruption, de trafic d’influence ou de détournement de fonds.

 

Une telle histoire pourrait le rendre sympathique eh bien non !

 

Il y a comme un malaise persistant avec cet homme. La vérité est qu’on ne sait pas vraiment quelle France il incarne. En fait, il est devenu le président de la république des Hauts-de-Seine en serrant la louche à tous ceux qui pourraient l’aider à devenir phare de l'univers du monde français : patrons et personnalités du show-biz.

Comment connaître les français sans les fréquenter ?

 

Il en est même à demander à son ministre de l’immigration d’organiser un débat sur l’identité nationale destiné à définir qu’est-ce qu’être français.


Si l’identité c’est qu’est-ce qui fait que je suis moi et pas un autre...  alors, l
’identité nationale serait : qu’est-ce qui fait qu’un français se sent français et pas étranger ?


A part ce que dit la constitution, je ne vois pas quoi ajouter. La constitution parle d’acquisition de la nationalité française et de la langue française, langue de la république. Mais il paraît que ça n’est pas suffisant pour définir l’identité française.

 

Demandons au flic Michel Minskovki ce qu’il en pense quand il contrôle les gens au faciès pour attraper des étrangers en situation irrégulière et à Mr Paul Payet, jeune réunionnais à peau basanée, qui se fait contrôler six fois par semaine quand il va prendre le métro pour aller bosser. Sûr qu'ils vont trouver de quoi fraterniser !

 

Demandons à Mme Maria Pégosini ce qu’elle en pense quand elle refuse de louer le deux pièces qu’elle reçue en héritage à des non européens et à Ahmed Feraoun, qui peine à trouver un logement correct. Lui qui est pourtant médecin assistant au SAMU de Grenoble et dont le grand-père est resté en France après la guerre de 39-45 avant de se faire naturaliser. Un débat forcément consructif non ?

 

Pour alimenter le débat, je ne peux m’empêcher de vous livrer ce que Pierre Desproges et Coluche disaient des français du temps leur vivant.

 

Les français sont nuls. Pas tous. Pas mon crémier, qui veut voir la finale Le Pen,-  Marchais arbitrée par Polac à la salle Wagram, mais les français coincés chafouins qui s’indignent parce qu’on dit prout-prout-salope dans leur télé. Changez de chaînes connards, c’est fait pour ça, les boutons. Quand vous voyez trois loubards tabasser une vieille à Strasbourg-Saint-Denis, vous regardez ailleurs. Eh bien, faites pareil quand il se passe vraiment quelque chose dans votre téléviseur. Regardez ailleurs.

 

Pierre Desproges

 

Un sportif français qui gagne est un français. Un sportif français qui perd est un sportif ! Pour ne pas dire plus…

 

Evidemment, il y a une extrême-droite – A bon entendeur salaud !- mais enfin… dans l’ensemble, on fait encore la différence entre un émir et un arabe !

 

C’est vrai que la France a été envahie par les huns et par les autres? Donc, on est tous des étrangers, et il n’y a pas d’identité réelle au sens où on a l’air de vouloir l’entendre quand on la défend à travers le racisme…

 

 

Coluche

Publié dans racisme et xénophobie

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