A Nice, Sarkozy voit l’avenir de l’Afrique dans la poche de ses amis

Publié le par Milton Dassier

Au moment où les commandos israéliens attaquaient les bateaux de la liberté pour Gaza, Sarkozy réunissait des chefs d’états africains à Nice afin de leur délivrer la bonne parole.

 

On se souvient tous que, pour le président français, « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » comme il l’avait claironné à Dakar en 2007. Eh bien chers amis africains, réjouissez-vous, l’histoire vous est enfin ouverte. Sarkozy a déclaré : « L’Afrique est notre avenir. »

 

Oui, réjouissez-vous amis africains, Sarkozy le français, l’européen a décidé que l’Afrique est l’avenir du monde.  Le monde occidental pour être plus précis.

 

« L’Afrique est notre avenir. »

 

Arrêtons-nous un instant sur le sens du mot « notre ». Si Sarkozy l’emploie, ce n’est pas dans le sens de l’avenir des africains car il est bien évident que pour un africain, l’avenir est en Afrique.

 

Il l’emploie dans le sens de nous tous, les « amis » de l’Afrique. Et comme il considère la France comme une amie de l’Afrique, l’Afrique est donc l’avenir de la France. Mais pas n’importe quelle France, en tous cas pas vous, pas moi !

 

Son argumentation se base sur :

  • Le « dynamisme démographique » de l’Afrique : la main d’œuvre jeune et corvéable
  • Les « ressources considérables » de l’Afrique : Et une mine d’uranium pour Areva, une ! Et un puit de pétrole pour Total, un ! Une forêt de bois tropical pour Bolloré, une !

 

L’Afrique est donc l’avenir des bonnes affaires que les grandes multinationales françaises pourront faire sur place. Les amis de l’Afrique sont donc forcément des hommes d’affaire.

 

Dans le discours, pas un mot sur les peuples, pas un mot sur l’éducation, la culture, la santé. Juste une invitation à coopérer pour réaliser de bonnes affaires.

 

Et en la matière, vous l'avez parfaitement compris:

 

Les investissements seront français ou européens.

Le savoir faire sera français ou européen.

La main d’œuvre sera africaine, docile et pas chère.

Les autorités politiques malléables et bienveillantes, garantes de la stabilité nécessaire et soutenues militairement s'il le faut..

 

Cela s’appelle le néocolonialisme.

Publié dans international

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Marie 01/06/2010 07:24


Franchement j'approuve a 100% votre article!!