OSS118 : Tempête des cerveaux en Sarkozie

Publié le par Milton Dassier

OSS118 est de retour. Pendant plusieurs mois, il avait disparu de la circulation. Le meilleur agent de la Sarkozie était en formation intensive dans une série de stages sur les sciences sarkoziques.

Il faut dire qu'après ses dernières missions pour le président, il s’en est passé des choses. Le divorce avec Cécilia, le mariage avec Carla, la répudiation de Rachida, la crise économique et financière, l’élection d’Obama.

 

Le président avait donc décidé que ses ministres et sa garde rapprochée suivraient une session de stages. Une nouvelle vision politique à construire à l’aune des évènements récents qui avaient secoué le pays. La place de la France dans le monde en dépendait !

 

OSS118 était donc de ce voyage au pays des idées… Voici son récit en exclusivité.

 

J'ai suivi un premier stage avec Bernard Kouchner et Eric Besson intitulé « Les droits de l’homme ne sont pas  un concept de gauche »

Au programme, un cycle de conférences de Bernard-Henry Lévy où le philosophe défendit l’idée d’ingérence dans les affaires de chaque individu au nom de la défense du peuple mondial. J’ai gardé quelques notes entre deux endormissements remplis de cauchemars.

 

Par exemple celle-ci : « Il faut absolument se convaincre, nonobstant la gravité des situations, que l’antisémitisme est le seul dogme capable de rassembler les obscurantistes de tous bords. En gommant nos différences, nous pouvons constituer un front international et éradiquer les

laboratoires infâmes où sont produites les idées réactionnaires et fondamentalistes. C’était le vœu du commandant Massoud, c’était le souhait de Daniel Pearl ».

 

Bernard Kouchner ajouta : « Depuis la chute de Saddam Hussein, les dictateurs tremblent à l’idée de connaître son sort funeste, mais chaque citoyen est un dictateur potentiel. Le monde doit donc s’ingérer au plus profond de l’individu et ce, jusqu’à la nausée qui précède l’expulsion libératrice des pulsions criminelles et despotiques.  »

 

Eric Besson approfondit la notion de droits de l’enfant. Sont-ils distincts de ceux de leurs parents ? Belle question qu’il développa avec humour et talent. Les droits de l’enfant sont certes sinueux car moins droits que ceux de leurs parents, mais, par souci d’humanité, l’enfant a un droit inaliénable : suivre ses parents où qu’ils soient ! En centre de rétention ou lors de la reconduite à la frontière.

 

Un deuxième stage avec pour formateurs Alain Minc et Jean-Marie Meyssier : « Education à l’usage du trampoline pour rebondir sur les marchés financiers ».

 

L’idée maîtresse est que le marché n’est pas un tapis vert pour y miser l'argent des autres ou un tatami destiné à régler ses comptes à ses concurrents mais, un trampoline où le trader se sert de ses chutes pour rebondir et ainsi grimper encore plus haut. Tout n’est qu’affaire de psychologie en fait et de confiance dans le trampoline. C’est exactement ce qu’a compris notre président quand il a donné l’argent de l’état pour amortir la chute des banques et leur permettre d’atteindre des sommets. L’effet rebond, tout le secret est là.

J’ai osé une question : « Que se passe-t-il si le trader rate le trampoline ? » Leur réponse sonna comme une évidence : « On le laisse se planter puis on met un trampoline un peu plus large ! Le seul devoir régulateur de l’état est de toujours fournir des trampolines adaptés à l’ambition des marchés et surtout, de bonne qualité. »

 

Un troisième stage avec Frédérique Lefèbvre, Serge Dassault et Laurence Parisot intitulé : « Le travail de nuit peut-il sauver l’économie ? »

Serge Dassault rappela avec son ton direct que si l’économie chinoise bouffe peu à peu toutes les autres, c’est parce que les travailleurs chinois ne pantouflent pas dans leurs entreprises. Comme ils travaillent de nuit, ils n'ont plus besoin de pantoufles. Il suggéra donc d’instituer le travail de nuit pour tous avec pour incitation, une défiscalisation des heures travaillées de nuit...
 Un avantage qui non seulement relancerait la production mais stimulerait les exportations. Ben oui, on pourrait exporter à toute heure, finis les problèmes de décalage horaire.

Laurence Parisot insista sur les nombreuses créations d’entreprises qu’une telle mesure susciterait. Après tout, il faudra les transporter, les nourrir, leur fournir des services, les distraire aussi la nuit, ces travailleurs méritants.
Emballé par cette idée, Frédéric Lefèbvre conseilla à notre président de ne permettre aux gens malades de se soigner et de se reposer que la nuit. Après tout, pendant le ramadan, les musulmans ne mangent-ils pas qu’après le coucher du soleil ?

Les représentants du Nouveau Centre obtinrent à l'arraché que les enfants soient exemptés du travail de nuit à condition de présenter un certificat médical.

Christine Boutin posa le problème de la fréquentation des églises qui se videraient encore plus. Notre président proposa que chaque entreprise mette à disposition une salle aux fins d'y célébrer des messes enregistrées en vidéo pendant les quarts d'heure de pause

 

Max Gallo avait en charge le stage sur « le devoir d’histoire ».

 

En finir avec le devoir de mémoire, en finir avec la tentation de la repentance. C’était une question de survie nationale. La révolution de 1789 et l’avènement de Napoléon avaient donné à la France une nation et un état fort, déculpabilisé car débarrassé de toute dette morale envers une aristocratie et un roi de droit divin. La grande avancée était que le peuple pensait s’être divinisé au point de pouvoir proposer la charge de le diriger en élisant les meilleurs de ses membres. Malgré sa petite taille, Napoléon l’avait parfaitement compris en s’instituant non pas « Empereur de France » mais « Empereur des Français ». Pour diriger avec l’enthousiasme du peuple, il fallait donc se donner de la hauteur tout en faisant populaire.

 

L’audace de celui qui ose à la façon d’un homme du peuple compensait les erreurs, les intentions étaient mises en avant pour masquer l’absence d’action et les élections étaient voulues comme une bataille contre des ennemis nombreux mais assurément moins forts. Il ne resterait plus qu’à créer de belles histoires pour remplir les livres d’histoires…

 

A l’issue de ces journée, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie animèrent une table ronde : « Enfance et citoyenneté »

Une vision novatrice car très visionnaire fut émise par notre président, ce guide incomparable de la pensée.

 

« Tout citoyen est comme un enfant. Les enfants trépignent, cassent leurs jouets, hurlent dés qu’on les touche, font des caprices et remettent en cause la justesse des actes de leurs parents.

Or un enfant, on le protège de lui-même et des autres en le corrigeant s’il franchit les limites. Et si ça n’est pas suffisant, on le montre du doigt à la télé dés qu’il fait un faux-pas. Ce n’est qu’une fois éduqué et conscient de ses turpitudes passées qu’il se rendra compte du sacrifice de ceux qui en ont la charge. Les citoyens finalement, sont pareils.

Et il ajouta: "pour un faux pas, ça sera un "faut pas", voilà ce que nous devons dire aux citoyens avec la plus grande détermination! Et qu'on ne nous dise pas qu'il y a des problèmes de compréhension entre la police et les citoyens!"

La police a donc un rôle éducatif et pédagogique que nous allons souligner en créant un haut-commisariat à l’éducation sécuritaire et morale, Manuel Valls serait parfait à ce poste et ainsi nous prendrions la gauche à contre-pied, cette gauche archaïque qui nous accuse de brimades. »

 

Vous le voyez, la France est de nouveau sur les rails.. La faute à notre bien-aimé président.

Publié dans Missions d'OSS118

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