Grippe A : A qui ça sert que Sarko se décarcasse?

Publié le par Milton Dassier

J’ai attrapé la grippe fin juillet. Sur le moment, j’ai fait comme d’habitude avec les moyens de ma pharmacie à domicile : gouttes pour le nez, aérosols pour la gorge, sirop pour la toux, paracétamol, vitamine C.

Mes symptômes ? Classiques : fièvre à 38-39°, écoulement nasal, glaires épais, toux sèche et douloureuse au niveau de la gorge avec quintes brutales intermittentes pour expulser des glaires dégueulasses, gêne respiratoire, quelques courbatures dans le dos et les cuisses.

Guérison : une semaine après.

 

Et si j’avais eu la fameuse grippe A H1N1 ?

Comme je n’ai pas jugé bon de consulter un médecin, je n’en sais rien. Et puis, je suis allé vérifié sur des sites médicaux. J’en ris encore…

 

Sur « Vulgaris Médical », je trouve une page « Quels sont les symptômes de la grippe A ? ».

 

Réponse : « Les patients souffrant de la grippe porcine ont exactement les mêmes symptômes que la grippe habituelle (saisonnière). » Suit une description assez proche de ce que je vous ai décrit à propos de moi.

Génial, et à part ça?


Enfin un mystère à la mesure de mon cerveau me dis-je.

Alors, tel Tintin en mission, je me grattai la tête et décidai d’en savoir plus…


Et je découvris que la spécificité de la grippe A, en plus de son virus H1N1, est qu’elle touche facilement des gens jeunes et forts alors que la grippe saisonnière non car elle touche surtout des gens vieux et faibles, stressés et parfois réacs ! Manquerait plus qu'une voix réac vote contre Sarko en 2012. Les 39 consultants en communication personnels du président n'en dorment déjà plus!

 

Donc, le problème de cette grippe est qu’elle augmente le nombre total de grippés d’au moins 15% et qu’elle touche des gens actifs, les rendant improductifs. Pire, pris d'un évident réflexe de survie, ces malades deviennent des  consommateurs frénétiques de consultations médicales à dépassement d’honoraires, et de médicaments remboursés en veux-tu en voilà, tout cela pendant au moins une semaine…

De quoi mettre le pays en faillite.. C'est dire si le pays va déjà mal sans cette grippe!

 

Une grippe antisociale (comme dirait Trust), anarchiste (comme dirait le comité invisible), nihiliste (comme dirait Glücksman), antinationale (comme dirait Le Pen) qui toucherait surtout  nos chers travailleurs français avec le risque de rendre le pays exsangue et voir la concorde sociale se fracturer car quand on tousse derrière un masque ridicule, on a envie de prendre tout le monde ...en grippe.

La solution: vaccination pour tout le monde et tant pis si vous préférez le suppositoire à la piquouze!
 

Il faut savoir que les travailleurs français travaillent déjà plus à s’en rendre malade pour gagner pareil et parfois moins, font des heures supplémentaires alternant avec des semaines de chomage technique, travaillent le dimanche pour ne penser qu’au boulot de la veille chaque lundi matin, craignant tous les jours de se faire licencier parce que leurs entreprises n’obtiennent plus ni commande, ni avance de trésorerie de la part des banques pourtant renflouées par leurs impôts.

Le travailleur français ne connaît pas sa chance d’avoir des dirigeants politiques si soucieux de sa santé.

Un drôle de jeu ces temps-ci que voir le travailleur qui s'agrippe à son entreprise, qui elle même s'agrippe à sa banque, qui s'agrippe à l'état, qui s'agrippe au contribuable, qui peste de toujours payer plus pour ceux qui s'agrippent à l'aide sociale dans l'espoir de devenir un jour de vrais travailleurs qui s'agrippent à leur vie de cheval de somme.

Les banquiers l'ont dit à Sarko: "Vous savez président, pour nos travailleurs traders, c'est très dur !"

Ce qui est drôle, c'est que les plus paniqués par les annonces de malheurs grippaux, ce sont les politiques, les dirigeants d'entreprise, et les spéculateurs en bourse.  

Publié dans politique

Commenter cet article

Francis 26/08/2009 05:20

Merci pour ce billet, grâce à vous je vais passer une très bonne journée au travail. Sincèrement j'étais mort de rire en lisant ce billet? j'ai failli m'étouffer avec le pain de mon petit-déjeuner. Méchant va ! MDR !

Milton Dassier 27/08/2009 16:11



Vous accompagner pendant votre petit déjeuner, c'est trop d'honneur.