Honduras : la démocratie tondu à ras

Publié le par Milton Dassier

Enfin, les choses sont claires. Le Honduras quitte l’OEA pour ne pas se voir infliger le camouflet d’en être exclu. Des élections y seront organisées. Le président élu mais chassé du pays Zelaya ne pourra pas y participer. Cela n'est pas sans rappeler l'éviction par la force du président d'Haïti: Jean-Bertrand Aristide.

 

Les choses sont claires car, ce coup d’état militaire au Honduras marque le retour de la politique Kissinger en Amérique latine.

 

Que le président Obama en soit le donneur d’ordre direct ou non, les USA ont tenu à préserver leurs intérêts là-bas et donné un avertissement à toute l’Amérique latine, à Hugo Chavez en particulier. Avertissement qui signifie : les USA feront tout pour garder le contrôle des pays à proximité du canal de Panama..

 

Le président vénézuelien bénéficie d’un grand courant de sympathie y compris de la part de certains dirigeants latino-américains et des Caraïbes a priori pas de son bord politique.

Chavez a multiplié les initiatives de coopération ; d’abord dans des accords bilatéraux puis au sein de groupes créés pour l’occasion : ALBA, Petrocaribe.

 

En ce qui concerne Petrocaribe qui permet d’acheter le pétrole avec une ristourne, il faut savoir que tous les pays de la Caraïbes en font partie hormis les îles non indépendantes comme la Guadeloupe et la Martinique.

 

Les USA ont donc perdu une bonne part de leur influence et se propose de la regagner en jouant à la fois sur le dialogue comme au sommet de Trinidad mais aussi sur la force avec ce coup d’état.

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mariethé 06/07/2009 11:09

j'ose et j'espère un formidable retour de bâton ,vois -tu Milton j'aime ses Présidents Sud Américain qui résistent a l'Ordre Mondial ,ils sont "couillus " on pourrai y pendre tous les "petits présidents" du monde

hormis Ahmadinejad qui lui aussi lutte

gros bisous Milton et merci pour tes infos ,ça va pas durer longtemps

Milton Dassier 07/07/2009 22:22


Tu aimes les hommes qui en ont on dirait. Plus sérieusement, c'est vrai qu'en Amérique latine, ils ont subi une situation coloniale assez dure puis post-coloniale avec la domination américaine et
une succession de dictateurs populistes favorisant les intérets des gros producteurs latifundistas et des multinationales principalement américaines. Ils n'en veulent plus.