Milton Dassier sur l'actu
Une chose est sûre, vu ce qui sort en ce moment, les prochaines années vont être très mouvementées.
Peu de journaux ont analysé l’état des finances de la France. Il faut dire que la com a été bien préparée. On est même allé jusqu’à comparer les difficultés financières françaises avec le bon et le mauvais cholestérol. L’annonce d’un emprunt d’état masque une situation de gabegie financière jamais égalée depuis la seconde guerre mondiale.
Avec un déficit de 125 milliards pour 2009, l’état français a besoin en plus, de trouver la somme faramineuse de 250 milliards d’Euros pour honorer ses obligations liées au remboursement de sa dette. Une dette qui représentait 50% du PIB en 2002 mais passée à 80% en 2008.
C’est comme si, une famille gagnait 30.000€ par an mais en dépensait 45.000 (déficit) avec une dette de 120.000€.
On pourrait augmenter les impôts et renoncer aux avantages accordés aux entreprises. Mais non. On supprimera 16.000 emplois de fonctionnaires et on diminuera certaines prestations sociales. Facile, avec une gauche et des syndicats aussi faibles. On vous le dit, de nos jours, il vaut encore mieux s’encarter à l’UMP et se syndiquer au MEDEF pour être un tant soit peu défendu.
Pourtant, avec un paquet fiscal aux particuliers fortunés de 15 milliards et 32 milliards d’ exonérations de charges patronales, les 42 milliards de niches fiscales et les 3 milliards d’une taxation des stocks options, l’état trouverait déjà facilement de quoi compenser 72% de son déficit budgétaire !
Au lieu de ça, on tergiverse et on place un écran de fumée pour faire croire qu’on a des idées.
L’épargne des français intéresse le gouvernement. On emprunte donc on crée une dette supplémentaire. Après avoir ruiné l’état, on souhaite donc ruiner les français. Evidemment, on compte sur le bas de laine des petits épargnants âgés réputé bien fourni comparativement à celui des pays voisins.
Il faut bien que l’argent continue à tourner, que le train de vie des dirigeants ne soit en rien altéré par les aléas conjoncturels et les dérives du capitalisme financier. Il faut bien que les juteux contrats trouvent de quoi alimenter en profits les comptes des marchands d’armes, de centrales nucléaires et d’industrie de pointe et les amis de leurs réseaux d’agents d’influence et de blanchiment.
Avec ce qui est en train de devenir le scandale le plus grave de la 5ème république (l’attentat de Karachi), on comprend ce qui est le plus intéressant dans une carrière politique de haut niveau à la tête de l’état.
Après s’être gavé des privilèges des mandats électifs à la tête des collectivités locales comme amuse-gueule, comme il est bon de profiter des avantages des très hauts fonctionnaires à la tête des ministères, puis d’être au plus près des flux financiers engendrés par la signature de gros contrats et ainsi de prélever sa dîme personnelle. Fromage et dessert ! Digestif et cigare ! Et des amis gastronomes partout ! Bref, le rêve, c’est un destin politique à la Chirac.
On apprend aujourd’hui que l’état de Californie est en cessation de paiement à cause d’une baisse de 20% de ses recettes. Il est vrai que, légalement, un état américain, n’a pas le droit d’avoir un budget en déficit. Il devra donc trouver des recettes supplémentaires ou réduire ses dépenses. Saluons au moins la transparence comptable californienne. La France, elle, a choisi l’opacité et la fuite en avant financière. Mais, dans tous les cas, ce sont toujours les populations qui payent les erreurs de leurs dirigeants.
Il faut que tu regardes à la page 31. la dette publique augmente régulièrement, chaque fois que la droite est arrivée au pouvoir (sauf la première cohabitation 1986-1988 ou elle a augmentée normallement) l'autre cohabitation de droite: (1993- 1995), elle a reellement augmentée. 1995 Présidence Chirac.
De 1997 à 2002 troisième cohabitation : Jospin elle stagne et baisse en 2000 et 2001, puis la droite revient au pouvoir en 2003 et la dette réaugmente, aujourd'hui elle est encore plus élevée...