Son vigile est victime de racisme : Carrefour lui réclame 100.000€

Publié le par Milton Dassier

En France, on avait vu avec l’affaire Pierre-Damien Kitenge, qu’en cas de litige pour savoir s’il y a eu injure raciste ou non, c’est la parole du haut-fonctionnaire blanc qui l’emporte sur celle du petit vigile noir.  Le grand blanc, ici, s’appelle Gauthier Béranger. Après avoir été sous-préfet de Chateaudun, il était responsable de la mission communication du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, c’est aussi un ancien de l’école des impôts de Clermont-Ferrand.

On peut imaginer qu’un ancien sous-préfet puisse être heurté parce qu’un vigile noir de Carrefour lui demande ses papiers pour un chèque supérieur à 500€.

 

Malgré sa bonne foi et sa confiance en la justice de son pays, Pierre-Damien Kitenge, avait vu sa plainte classée sans suite. Manque de preuve, pressions de l’entreprise Carrefour qui utilisait les services du vigile, pressions du ministère de l’immigration, tout aurait été fait pour étouffer la voix de la victime.

 

On avait donc bien compris. Je me rappelle ce texte très important signé par un auteur bien français, une référence de l’identité nationale d’ailleurs, la fable de La Fontaine, « Les animaux malades de la peste » qui affirme :

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

 

Mais là, ça part dans le tragicomique car la société Carrefour estime que Pierre-Damien Kitenge est allé trop loin en alertant la presse de ce qui lui arrivait : elle l’attaque en diffamation et réclame 100.000€ de dommages et intérêts.

 

Selon elle, Pierre-Damien Kitenge s’est trop répandu dans la presse et a fait état de pressions de ses cadres pour qu’aucun témoignage ne vienne étayer les faits.

 

On se retrouve dans la situation paradoxale où la victime devient l’agresseur, où la société censée protéger son vigile pour son travail de protection le lâche puis veut le détruire.

 

Comme dans la fable citée plus haut qui dit :

 

Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.

 

Et poursuit plus loin :

 

A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable. 

…/…

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

 

Qu’a à gagner Carrefour en s’attaquant à Pierre-Damien Kitenge et obtenir qu’il paye pour le préjudice supposé de la société Carrefour en terme d’image?

 

C’est sûr, avec cette histoire, Carrefour va encore améliorer son image de profiteur.

 

Si La Fontaine était de ce monde, il en ferait sûrement un texte sous la forme d’une fable dont les mots attaquent toujours avec élégance.

 

Une élégance qui fait particulièrement défaut à la société « Carrefour ». Pensez-y si vous y faites vos courses !

 

Faites passer partout !

Publié dans justice

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Samir 25/06/2009 13:40

Je vois pas trop le lien des précédents messages entre Carroufe et le sionisme... keep cool !!

Samir 25/06/2009 13:39

Ca me rpl indirectement l'histoire du fils sarko qui fonce avec son scooter dans la voiture d'un pauvre gars (d'origine maghébine si mes souvenirs sont bons , mais ca n'a rien à faire dans l'histoire)et fuit par la suite pour éviter le constat. La victime note la plaque et porte plainte... après jugement, sarko baby bien entendu innocenté, c'est finalement l'automobiliste plaignant qui a été condamné à verser quelque chose !!!

Robert 24/06/2009 23:39

Il faut boycotter Carrefour !!! Tout comme on boycotte Israël...

Pierre 24/06/2009 22:03

La demande de carrefour est le sionisme à l'état pur.