Iran : La grand manip de l'indignation des occidentaux

Publié le par Milton Dassier

 On ne sait toujours pas s’il y a eu réellement fraude, on parle des manifestations de l'opposition que Sarkozy a qualifié avec beaucoup de profondeur, d'intéressante (sic). A ces opposants,  on apporte un soutien... moral. Et l’occident en rajoute, en rajoute, en rajoute sans vraiment savoir ce que cette opposition représente ni même quelle est précisément son orientation politique ou idéologique. Si, soyons sport, Obama a dit que Moussavi et Ahmanidejad, c'était presque pareil !


On est en train d’agir comme si l’Iran était une affreuse dictature façon Chili de Pinochet et les manifestations, les prémisses d’une révolution pour la liberté. Les médias adorent ce genre d’histoire… C’est beau, c’est émouvant comme un livre de Dominique Lapierre.

 

On en rajoute chaque jour. Sarkozy, Obama, même Fillon, même le PS, même Noël Mamère, et ils disent la même chose : ils sont préoccupés et ils suivent la situation avec attention. Juste l’adverbe qui change : extrêmement, profondément…

Biden, Kouchner sont convaincus qu’il s’est passé quelque chose.  Convaincus  mais pas sûrs…

 

Tout ça, c’est du cinéma. Une gesticulation, une théâtralisation d’un contentieux avec un Iran qu’on n’osera jamais affronter militairement. Un conflit, dont la démocratie et les droits de l’homme ne sont que la face présentable de desseins plus inavouables.

Ah ! Une bonne guerre pour libérer le peuple iranien qui souffre tant sous le joug d’une junte de dictateurs islamo-fascistes ! L’alibi idéal pour avoir l’opinion mondiale occidentale avec soi. On sent que les dirigeants du « monde libre » en rêvent. Tout ce pétrole pour leurs multinationales cette liberté retrouvée pour le peuple d’Iran.

 

Comme militairement, ils ne peuvent rien faire, les occidentaux aimeraient que s’y passe une révolution qui placerait un gouvernement qui leur serait favorable, ferait ami ami avec Israël même discrètement et laisserait les investisseurs occidentaux faire des profits. Le gâteau, ce sont les ressources énergétiques : pétrole, gaz. Les occidentaux contrôlent beaucoup déjà dans la région mais pas le pétrole iranien, pas le gaz russe…

 

Voilà pourquoi cela gesticule à ce point dans les conférences de presse des dirigeants d’occident. Et ils se contredisent. Dernier exemple : Rama Yade qui annonce que l’ambassade de France à Téhéran a été attaquée, presque un casus belli. Et puis, le ministère des affaires étrangères, son ministère de tutelle, dément ses propos. En fait, il y a eu des jets de pierres sur l’ambassade, des slogans hostiles, rien de plus.

 

Les occidentaux, surtout les européens, voudraient se voir tourner en dérision qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

 

Alors continuons dans la dérision…

 

Il parait qu’Ahmanidejad, parti tranquillement à Moscou, veut adopter un style très volontariste et envisage dés son retour,  des mesures draconiennes pour enrayer l’insécurité et lutter contre les bandes qui s’en prennent aux forces de l’ordre.

En outre, de nombreuses innovations sont à l’étude comme par exemple, l’islamicité positive, la défiscalisation des heures de prière ou l’alignement des régimes spéciaux de retraites des imams et des personnels des mosquées sur le régime général.

Mais surtout, il souhaite mettre fin à la délinquance urbaine qui embrase les quartiers chics de Téhéran. On parle de nettoyage au karcher, de déployer des CIS (compagnies islamiques de sécurité) pour qu’il n’y ait plus une seule zone de non droit dans les grandes agglomérations du pays. Des consignes leur seraient données pour contrôler tous les jours, les habitants de ces quartiers en fonction de la taille du voile des filles ou de l’absence de barbe pour les garçons.  

Pour paraître progressiste, le président iranien envisage le concept de discrimination positive pour les non musulmans chiites et un grand plan Marchall des banlieues contestataires dans les grandes villes. Il souhaite aussi poursuivre dans la nomination des présidents des chaines de télévision et des radios publiques.

 

L’opposition s'indignera et criera sûrement au loup antidémocratique contre ces atteintes aux libertés, elle se scandalisera des contrôles au faciès, et de cette politique sécuritaire. Mais qu’importe, le président a été élu, il a donc toute latitude pour mener la politique qu’il veut. Ses lieutenants le rappelleront sur TI1, sur Iran2 et Islam + tous les jours.

 

Leur message : Le président a été élu par les iraniens, il a la légitimité démocratique et si cela ne plait pas à l’opposition, elle n’avait qu’à gagner les élections.

 

D’après certaines indiscrétions, il s’apprête même à déclarer que la République islamique d’Iran, soit on l’aime, soit on la quitte.

Publié dans international

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Rocketman 19/06/2009 15:26

Ce lien donne accès à une liste de numéros téléphoniques pour des hommes politiques et des membres du gouvernement iranien http://tinyurl.com/mbu434 Appelez-les pour exprimer vos soucis, quoi qu’ils soient, concernant les elections présidentielles. NE PAS APPELER SI VOUS ETES EN IRAN !

Rocketman

Enezeneg 18/06/2009 22:48

Re-bonsoir...

La CIA rode...

Mais les Québecois sont levés...

Par Mehr Licht





La CIA et le laboratoire iranien
De Mossadegh à Ahmadinejad
vendredi 19 juin 2009 , par Mehr Licht






La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.


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par Thierry Meyssan*

Depuis Beyrouth (Liban)

En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].

À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.

L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].

L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte -moins dangereuse, mais plus aléatoire- de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique [4]. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.

Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.

Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [5]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [6].

Dans les pays qu’ils occupent -Irak, Afghanistan et Pakistan-, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».

C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [7].

À l’inverse, -hormis un central téléphonique touché par erreur-, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [8] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.

Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [9], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [10].

Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [11].

Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.

En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels -la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 64 % des suffrages exprimés- paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [12]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’est parue possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.

Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations -vraies ou fausses- sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [13]. Selon le New York Times, ces

Milton Dassier 18/06/2009 22:52


J'ai lu cet excellente analyse de Thieery Meyssan sur le Réseau Voltaire. Merci de l'indiquer surle blog. Je n'en avais pas parlé car AJM avait lui aussi repris.


Enezeneg 18/06/2009 22:37

Re-bonsoir,
Allez je suis vraiment enervé ce soir...
Du côté de Québec Ogres ce vendredi 19 juin par Ben Malek...

"Sarkozy n’oeuvre pas pour la France, il oeuvre pour le Sionisme. Et nous entendons par Sionisme, cette caste qui a planté son idéologie en Israël pour le plus grand malheur des Israéliens et des juifs diasporiques. Sarkozy croit sans doute qu’il oeuvre pour le bien des Israéliens en allant dans le sens des va-t-en-guerre qui rêvent de pilonner l’Iran. Lorsque Bush était au pouvoir, il suivait Bush. Maintenant, que c’est Obama, il continue de suivre Bush. On voit-là tendance, la déviance et la voie délétère de ce qui est au sommet de la France. Avons-nous besoin d’une telle politique ?

par Régis Soubrouillard

Alors que Barack Obama s’est montré d’une grande prudence dans ses réactions aux élections iraniennes, partisan d’un dialogue inéluctable avec l’Iran, la France a opté pour l’intransigeance, s’inscrivant dans les pas de Bush, au risque de braquer le pouvoir et la rue iranienne.

Bush parti, il fallait bien quelqu’un pour incarner l’intransigeance, sinon l’aveuglement diplomatique, propre à l’ancienne administration américaine. Obama aurait pu s’enfermer dans ce rôle là. Sur l’Iran, il s’en est fallu de peu. Mais finalement le président américain a préféré la politique de la main ferme mais tendue, faisant preuve d’une extrême prudence - d’ailleurs dénoncée par les républicains américains. Pour ne pas être accusé d’ingérence dans les affaires de la République islamique, il a souligné son respect de la «  souveraineté  » iranienne et s’est interdit de se prononcer sur l’existence d’une fraude généralisée.

C’est donc la France qui a tenu ce rôle-là. Sarkozy dénonçant, dans un premier temps, la fraude électorale et une réaction «  brutale  » et «  totalement disproportionnée  » du pouvoir iranien. Puis Kouchner, réaffirmant la position très critique de la France vis à vis du pouvoir iranien : « Oui nous pensons que l’ampleur de la réaction populaire (...) et de la répression contre ses manifestations est telle que quelque chose s’est passé, nous en sommes convaincus », a -t-il souligné sur RTL. D’après le ministre des Affaires étrangères, même « certains ayatollahs dénoncent les résultats et ne veulent pas [les] reconnaître. Nous voulons que le peuple iranien parle, il est en train de s’exprimer ».

La France expose ainsi clairement son refus de légitimer le régime iranien. Ce faisant, elle se prive de toute possibilité de dialogue futur : les autorités iraniennes ne manqueront pas de lui faire payer son arrogance en temps utiles. Déjà lundi, des manifestants pro-Ahmadinejad ont pu s’approcher du bâtiment de l’ambassade à Téhéran en criant des slogans hostiles à la France, sans être inquiétés par la police iranienne.

Moussavi : véritable alterntative ou simple écran de fumée ? Après 30 ans de fiasco diplomatique, Obama préfère rebattre les cartes dans la région. Conscient qu’à trop diaboliser Ahmadinejad, les risques sont grands et multiples : conforter son pouvoir, froisser Téhéran, et se mettre la une partie de la diaspora iranienne à dos : « Bien qu’un ferment étonnant se mette en place en Iran, il est important de comprendre que la différence, en termes de politique réelle, entre Ahmadinejad et Moussavi pourrait ne pas être aussi grande que ce qui a été dit », a déclaré le président américain à la chaîne CNBC refusant de s’interdire de « traiter avec un régime historiquement hostile aux Etats-Unis », quelqu’en soit son président.

Une différence de positionnement stratégique avec les européens résumée par le géographe et spécialiste de l’Iran, Bernard Hourcade, interrogé par le JDD.fr, : « Les Etats-Unis ont compris que l’Iran existait et qu’il fallait faire avec. Il s’agit d’une différence fondamentale avec les pays européens - et la France notamment - qui considèrent que le dialogue avec l’Iran passe par un changement de régime ». Audacieux, très audacieux.

Source : Le Point

Milton Dassier 18/06/2009 22:51


D'accord à 100% avec ce décryptage.


Enezeneg 18/06/2009 20:49

Bonsoir Milton...

Info de LBS...

Source : MOSCOU, 17 juin - RIA Novosti.

mercredi 17 juin 2009, par Comité Valmy

MOSCOU, 17 juin - RIA Novosti.

La présidentielle du 12 juin dernier en Iran remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a été absolument démocratique, a estimé mercredi lors d’une conférence de presse à RIA Novosti Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika (Russie).

" A titre d’observateur, j’ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n’ai vu nulle part d’élections aussi démocratiques qu’en Iran", a dit l’expert qui a suivi parmi les observateurs russes la dernière élection présidentielle en Iran.

Et d’expliquer qu’au cours de la campagne électorale en Iran, les journaux d’opposition se vendaient librement, alors que la télévision locale transmettait les meetings de contestataires du régime en place.

Selon M.Zarifoulline, l’ampleur des heurts éclatés dans la capitale iranienne à l’annonce samedi dernier de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été excessivement "exagérée" par les médias occidentaux.

"Les troubles étaient plutôt localisés et n’avaient principalement lieu que dans deux quartiers de Téhéran, alors que le reste de la capitale continuait à vivre tranquillement", a-t-il dit.

Le calme régnait aussi dans les provinces iraniennes, ce qui s’explique, selon l’expert, par le fait que toute la province soutient Mahmoud Ahmadinejad, et c’est seulement dans la capitale que son principal rival Mir Hossein Moussavi a des positions solides.

"Dans les régions du pays, on ne voyait que des portraits de Mahmoud Ahmadinejad, alors que ceux de Mir Hossein Moussavi étaient arrachés à peine accrochés", a indiqué M.Zarifoulline.

Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté l’élection présidentielle avec 62,63% des voix au 1er tour. Son principal rival Mir Hossein Moussavi a clamé sa victoire même avant l’annonce officielle des résultats du scrutin et a crié à la fraude.

Les sympathisants de Mir Hossein Moussavi ont contesté la victoire du président sortant et sont descendus dans la rue. Des milliers de manifestants ont participé à des accrochages avec la police, en saccageant des magasins et en se livrant à d’autres excès.

Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a qualifié la réélection de M.Ahmadinejad de "grande fête", a concédé ensuite qu’un recomptage partiel des résultats sujets à caution pourrait être nécessaire.

http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article302

Milton Dassier 18/06/2009 22:10


On néglige souvent la presse russe dans ce genre d'affaire. Merci de l'info.


ario 17/06/2009 18:32

tres bon papier, surtout la chute bravo Milton!

Milton Dassier 17/06/2009 18:40


Il est bon de rétablir quelques vérités quand on parle de liberté et de droits de l'homme. Un exemple: L'Iran, le Vénezuela, Cuba nourrissent, éduquent, garantissent un minimum de couverture
sanitaire et sociale à leurs habitants mais ils sont "diabolisés" parce qu'on n'y serait pas aussi libres qu'en Jamaïque, qu'en Haïti, qu'au Gabon, qu'au Nigéria, qu'en Angola, qu'au Tchad: des
pays dépendant non ...amis de l'occident, des pays qui ont des ressources eux aussi mais ne profitant qu'aux occidentaux pas aux peuples de ces pays.