Amitié franco-britannique : Sarkozy connaît-il l’histoire de France ?

Publié le par Milton Dassier

Ouf ! Le Prince Charles représentera la famille royale britannique. Aux cérémonies du débarquement en Normandie. L’affront fait à la reine d’Angleterre sera-t-il lavé pour autant ?

 

C’est étrange la façon dont le président français agite ses hochets de la résistance au nazisme (de Gaulle, Guy Moquet, Tom Morel), et se permet de snober la Grande-Bretagne quant à l’hommage qui lui est dû pour sa résistance à l’invasion allemande et au nazisme. Si on rend hommage à l’alliance qui a permis cette victoire, alors on doit rendre hommage à la reine d’Angleterre, princesse héritière à l’époque. Car, le débarquement en Normandie, ce n’est pas la victoire de la France, ni celle des USA, c’est d’abord celle de la Grande-Bretagne et du monde anglosaxon.

 

J’explique mon propos.

 

Le seul pays au monde qui a mené la guerre de bout en bout contre les nazis, c’est la Grande-Bretagne. La France a été laminée dés 1940 puis « s’est remise » dans le conflit en 1942 grâce aux troupes coloniales de la France Libre aux ordres du général de Gaulle considéré comme félon en France même. Une remise en selle encouragée par les anglais tout comme ils soutinrent la résistance sur le sol français. Les USA sont entrés en guerre en 1942, les russes en 1941.

En 1940, les anglais étaient déjà aux côtés des français sur le sol de France pour freiner l’expansion de l’armée allemande.

Songez que juste après la défaite militaire de 1940, Churchill avait même proposé aux français en 1940 de fusionner la France et la Grande-Bretagne temporairement en un seul pays pour mieux lutter contre l’armée allemande. On peut penser ce qu’on veut de cette proposition mais une chose est certaine, si cela s’était produit, la France n’aurait pas capitulé et il n’est pas sûr que l’extrême droite française aurait eu les coudées aussi franches pour collaborer avec les nazis.

 

Apparemment, Sarkozy a balayé d’un revers de main la dimension historique de l’amitié franco-britannique et la relation privilégiée de la Grande-Bretagne et des USA. Une amitié qui remonte au temps de Guillaume le Conquérant et des croisades avec ses guerres, ses rivalités, ses alliances, ses trahisons tout au long des siècles.  Au point que les fleurs de lys, symboles de l’ancien royaume de France firent partie des armoiries royales de la Grande-Bretagne.

Saviez-vous que la reine d’Angleterre parle un français parfait et qu’elle lit Hugo, Balzac et Flaubert en français depuis sa plus tendre jeunesse ? Il parait que Sarkozy vient seulement de découvrir Balzac, à 53 ans !

Sarkozy défend l’américanisation de la France sans se douter que les USA privilégient leur appartenance au monde anglosaxon dont la Grande Bretagne est la référence centrale.

 

Qu’est-ce que la France dans le monde anglosaxon ? C’est l’éternel et vaillant adversaire respecté pour son courage, son intelligence, admiré pour son art de vivre, estimé pour sa culture mais moqué voire détesté pour sa mésentente, son inconstance, sa vilennie et sa cuisine à l’ail.

La France, c’est Napoléon le dictateur à la conquête de l’Europe, c’est Marie de Guise qui envoya son neveu homosexuel Henri d’Anjou se marier à Elizabeth Ière pour qu’elle n’ait pas d’enfant, c’est le roi Baudoin le Lépreux qui vainquit Saladin bien avant Richard Cœur de Lion, et devint Roi de Jerusalem, c’est le Marquis de Montcalm dans « Le Dernier des Mohicans », c’est le traître en puissance des Aventuriers de l’Arche Perdue, c’est le navire français qui donne du fil à retordre à la marine britannique dans « Masters And Commanders ».

 

Sarkozy va-t-il ressusciter le cliché du français arrogant et retors en qui un anglosaxon ne peut surtout pas avoir confiance ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans sarkozy

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