Martinique : scandale politico-financier en vue ?

Publié le par Milton Dassier

Très instructive, la façon dont on rend compte d’une escroquerie sur la construction et l’entretien du réseau routier martiniquais. En effet, les télévisions et le journal France-Antilles en parlent ainsi :

 

Ce lundi, deux anciens dirigeants de la Colas ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Ils sont suspectés d'avoir fait surfacturer des tonnes d'enrobés aux collectivités pour des travaux de réfection de voirie entre 2006 et 2008. Le Département et la Région auraient ainsi payé des montants beaucoup plus élevés que la réalité des travaux. Pour les deux assemblées, le préjudice porterait sur plusieurs centaines de milliers d'euros.

Comment un tel système a pu exister pendant trois ans sans que personne ne s'en aperçoive ? Pour les travaux d'enrobés concernés, qui seraient essentiellement des marchés d'appel d'offres, les collectivités maîtres d'ouvrage sont censées contrôler les services faits. « Mais, dans la réalité, c'est très compliqué de tout vérifier. Il arrive régulièrement que la société fournisse elle- même ses vérifications. Et, dans ce cas-là, c'est très facile de frauder » , indique un bureau de contrôle.

Pour un autre expert, des complicités ne sont pas à exclure non plus dans ce dossier. Ce sont tous ces éléments que l'antenne de police judiciaire va désormais vérifier. Les bons de commande et les factures seront aussi épluchées afin de déterminer la nature du préjudice exact des deux collectivités. L'enquête se poursuit sous la direction d'un juge d'instruction.

 

Pour certains membres du milieu professionnel concerné, le BTP, le contrôle réalisé par les services du conseil régional et du conseil général a été fait à la légère. Volontairement ? En effet, s’il s’agit de surfacturation d’enrobés, il n’est pas difficile de calculer les volumes nécessaires et réellement utilisés. Avec le nombre d’experts et de bureaux de contrôle travaillant pour les administrations, cela n’est pas très difficile.

 

Ou alors, la réalité pourrait être que des factures pour des volumes d’enrobés nécessaires à des  travaux complémentaires fantômes ont pu être facturés mais les travaux pas réalisés.

 

On peut donc décemment se poser la question de la possibilité d’une affaire de fausses factures à grande échelle destinées à des organisations politiques…

 

 

Publié dans société

Commenter cet article

Boug 05/03/2010 22:29


Ce qui est dommage c'est que l'on ne connaissent pas la suite des affaires au pénal. Même s'il existe le secret professionnel, tout ça est vite oublié et l'on a l'impression que les voleurs ne
paient pas. Vous nous donnerez la suite? heein?...dans quelques années quand l'affaire sera jugée!:)


profane 04/06/2009 19:41

Lisez le tres documenté livre LES DEMONS DU CREDIT AGRICOLE 5 700 000 sociétaires floués(edition l argentier) ,samedi 30 mai 2 HUISSIERS en correctionnel...ils se justifie en expliquant leur toxicomanie a la cocaine...en 10 ans ca fait4 à 5 etudes d'accrochées...expert comptables idem : impossible de faire valoir de simple contrat, de toucher des assurances ou de saisir la justice normalement...point commun de tous ces tordus ? à 99 % l appartenance à la franc maçonnerie ,car rien ici ne se fait san elle...surtout pas l apparat de fonctionnement de L ETAT

Carotte 02/06/2009 16:22

Oh ! je t'adore toi ! Je comprends mieux ton point de vue maintenant, comme quoi le dialogue... Tu as parfaitement raison, en Guadeloupe malgré la situation économique très difficile, les consciences se sont réveillées depuis le conflit, doucement mais surement !

Re smouick !

Carotte

Milton Dassier 02/06/2009 17:04


Smouick, j'adore ce mot désormais...


Carotte 02/06/2009 15:19

Smouick...smouick... Bonne continuation Milton !

Milton Dassier 02/06/2009 16:00


Des bisous? Hmm!


Carotte 02/06/2009 14:51

Euh... Et renoncer à vivre avec son temps ? Désolé il y a des lois qui régissent la concurrences, elles ne sont pas respectées en Guadeloupe, par exemple.

A moins de rouler en charette à boeuf, de renoncer à la télé au téléphone portable(ce que j'ai déjà fait), ne plus manger de yaourt (les fabriquer soit même, et ça m'arrive !!), ne plus acheter de cadeau aux enfants (on peut sans doute en fabriquer avec des cocos secs ?). Manger uniquement des racines, des fruits à pain, et les fruits locaux et du poisson c'est possible. En fait il faut renoncer à l'égalité purement et simplement !!! Faudrait il calquer notre mode de vie à celui de Cuba ? Les Guadeloupéens sont Français au combien Français et doivent pouvoir vivre et manger comme tel sans avoir à renoncer au confort, et même s'ils consomment principalement des produits locaux ! De plus certains lolos abusent également sur les prix. Les Guadeloupéens devraient-ils également renoncer à Internet car les prix en Guadeloupe et en Martinique sont trop élevés !? N'oublions pas que la grande distribution crée des emplois, beaucoup !

Domota n'est pas un politicien,ok, pourtant de la politique il en fait ! "La gwadloup sé tan nou ! " oui elle est à tout les français ! 83% des guadeloupéens ne veulent pas de l'indépendance et je les comprends !

Bien sûr certaines personnes qui vivent dans l'hexagone se nourrissent de l'illusion de se mouvement qui en dehors d'un aspect symbolique n'a rien changer et j'en suis la première navrée !

Désolé Milton !

Carotte, Guadeloupe.

Milton Dassier 02/06/2009 15:59


Mais non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Simplement, on est gavé de pub toute aussi mensongère les unes que les autres avec des promos bidons, des crédits, des cartes fidélité, des offres
d'appel. Par contre, peu de moyens pour les associations de consommateurs. Faire jouer la concurrence, c'est s'informer du meilleur rapport qualité prix, c'est dénoncer publiquement dans la presse
les abus, c'est des procès pour les abus de position dominante, les ventes forcées. Aux Antilles, il manque toute une culture de contre-pouvoir de la société civile envers les puissances du
commerces. C'est bien pour ça que c'est le pouvoir syndical, très actif aux antilles, qui a pris ce dossier en main, malheureusement sans la compétence technique et juridique nécessaire.